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Live Report - BockSons Festi’Val 2024 Valentigney (25) - Nous y sommes retournés !

Dernière mise à jour : 25 juin

Jour 1 :

 

C’est dans l’après-midi du 7 juin qu’on part en direction de Valentigney en Franche-Comté pour rejoindre le BockSons Festi’Val ! Situé à quelques pas des rives du Doubs, le festival existe depuis 2018 et joue sa 3ème édition sous sa forme associative.

Tout juste après le FIMU de Belfort et avant les Eurockéennes, le BockSons a réussi en très peu de temps, à se faire une belle place dans les festivals incontournables de la région. 

Après avoir accueilli les alsaciens Knuckles Head, Ludwig von 88 ou encore Gérard Baste en 2023 (On y était !), cette année, on est allé voir les Tagada Jones, Black Bomb A, les Fatals Picards, Celkilt ou encore Lofofora.

Le festival accueille 15 groupes au total, qui se partagent deux scènes reparties sur deux belles journées, avec le vendredi dans l’esprit punk-métal et le samedi plus orienté rock mainstream.

Malgré la météo peu clémente, la fréquentation était nettement à la hausse avec plus de 6 500 festivaliers (4 500 en 2022 et 4 300 en 2023).


Cette fois-ci, j’ai fait les deux jours et je suis venu avec des copains ! On a même dormi au camping.

Allez, je vous raconte tout ça !


Arrivé dans l’après-midi, on s’installe correctement : grande tente familiale, matelas gonflable, chaises longues, une tonnelle pour faire de l’ombre et une glacière pleine de bières bien fraîche ! Ouais, on ne plaisante pas, hein ! On est là pour s’amuser, MAIS… avec un minimum de confort quand même !

Avec une bière et les balances de Lofo en fond sonore, on fait connaissance avec nos voisins campeurs ! C’est là qu’on réalise qu’on va s’amuser et que c’est enfin le week-end !

Moi je trouve que ça commence plutôt pas mal, pour notre premier festoch outdoor de l’année !

Wouaaah ! Il est presque 18 h, il est temps de rejoindre les concerts pour aller voir Each qui ouvre le bal sur la petite scène. On les avait déjà vus en décembre dernier, en première partie de Mass Hysteria au Moloco juste à côté d’ici.

Et encore une fois, c’était trop bien !

On se dirige ensuite vers la grande scène pour aller s’échauffer avec Lofofora.

Après 2 ans d’absence, Lofo revient sur les routes avec sa première date ici à Valentigney !


L’ambiance est vraiment très bonne et le public en forme, s’est mis sur son 31 : Battle jacket et magnifiques coiffures punk ! On le savait en arrivant, aujourd’hui ça va pogoter jusqu’après minuit.

Après l’effort, le réconfort ! Une belle occasion pour aller chercher une petite mousse et tester les food-trucks. Car oui, si on vient au BockSons, c’est aussi pour la qualité de la bouffe et de ses brasseurs tous locaux et artisanaux.



Le choix des bières est impressionnant (12 brasseurs au total) et elles sont toutes fantastiques ! On est aux petits soins.

Mais pas le temps de traîner, le concert des Mulhousiens Kamarad a déjà commencé sur la petite scène.

Soutenu par le Noumatrouff de Mulhouse, le groupe de punk-rock fait de plus en plus de bruit dans la région et je n’avais pas envie de rater ça !

 






Il est presque 20h45, j’ai tout juste le temps de bien me placer devant le crash pour accueillir la première tête d'affiche de la soirée, Tagada Jones. Encore plus que jamais en cette période de crise politique, Tagada Jones est venu dénoncer la montée de l’extrême droite et défendre les inégalités sociales en invitant les festivaliers à aller voter aux prochaines élections. C’était la deuxième fois que je voyais le groupe et bien sûr, c’était le boxon comme la première fois ! Inoubliable ! Merci Tagada pour ce joyeux bordel !

Après cette bataille et tout juste avant d’entamer le second round de la soirée, je me dirige vers la petite scène pour écouter du post-punk noise avec W!zard ! Ils ne sont pourtant que trois mais, c’est à réveiller les morts ! Bravo !

22h45, tout le monde se dirige vers la grande scène pour le concert tant attendu :

Black Bomb A !


Sans aucune surprise, le BockSons s’est transformé en un immense champ de bataille dès les premiers accords

Et cela jusqu’à la fin du set qui s’est terminé en apothéose sur la chanson Mary ! Impossible de rester de marbre devant un bon concert de Crossover qui tape dans le dur.

avant d’aller dormir, on va aller se faire plaisir avec Orion, qui est un tribute de Metallica. Et pour les malheureux comme moi, qui n’a de sésame pour aller au Hellfest cette année, ça fait toujours du bien de chanter en chœur, devant un bon petit Enter Sandman ! Quel bonheur !


 

Jour 2 :

Après une nuit plutôt courte, ou ça gueulait « APEROOO ! » toute la nuit (Ouais, en même temps, on n’est pas venu pour dormir), on va prendre des forces avec un copieux et excellent p’tit déj proposé par l’organisation. Oui, on est encore une fois aux petits soins au BockSons.

La deuxième journée s’annonce plus compliquée que la veille, manque de sommeil et arrivée de la pluie, on risque de déguster un peu ! On n’a plus 20 ans, hein !

Mais ce n’est pas le moment de flancher, on sort le K-Way, on attrape les réflex et on y va !


En plus, la prog est aussi super cool aujourd’hui, il y a les Fatals Picards et les Celkilt !

Après quelques heures à l’abri au camping et une petite balade au centre de Valentigney, c’est déjà l’heure de retourner au festival. Et la soirée ne commence finalement pas si mal avec une météo plus clémente que prévue initialement.

On va se mettre en jambe avec Perkarash (groupe de jeunes venus tout droit du Conservatoire du Pays de Montbéliard) et du hard rock avec Squallhard sur la petite scène. On poursuit ensuite avec Two Tone Club, groupe de ska rocksteady qui ouvre le premier concert de la grande scène.

Mais malgré toutes mes bonnes volontés pour faire bonne figure, le coup de barre tant redouté arrive sans se faire attendre. Il est temps pour moi de faire une pause et d’aller essayer les canapés et goûter au buffet du VIP. Franchement, c’est pas mal aussi là-bas, petits fours, verrines et mini burgers à la sauce bourguignonne, rien de mieux pour reprendre des forces !

 

Et en parlant de forces, c’est le moment d’aller voir ce qui se passe du côté de la petite scène. Il se joue là-bas, une sympathique petite fête avec Les forces de l'orge ! Sans aucun doute mon coup de cœur du week-end ! Un subtil mélange de punk, de hip-hop, d’électro, de rigolade et de bonne humeur. Et tout ça, arrosé avec de la bonne bière ! Le groupe déborde d’une énergie contagieuse et la scénographie a le mérite d’être originale. Comptoir de bar, batterie entourée de fûts de bière et képi sur le crâne, que demander de plus pour recharger les batteries ?

Arrive enfin selon moi le clou de la soirée et sans doute le groupe que j’attends de voir depuis des mois, je veux bien entendu parler des Fatals Picards.

C’est un groupe que l’on ne présente plus : les chansons comme, la sécurité de l’emploi, les Playmobils complotistes, ou encore sucer des cailloux,… et même L’Eurovision en 2007 ! On le sait, si on est là, c’est pour danser, chanter à tue-tête, mais surtout pour se fendre la poire pendant 1h20 !

Seule contrainte imposée aux photographes, les trois premières chansons et la dernière depuis le crash barrière. Mais bon, je sais que ça va être énorme, on s’en fout un peu, on est avant tout là pour s’amuser !

Comme c’était prévisible, les trois premiers titres passent trop vite et nous quittons le crash comme c’était prévu. A ce moment-là, le leader Paul Léger nous interpelle et nous demande : « Mais pourquoi vous partez les photographes ? Vous ne nous aimez pas ? ».

Nous lui rappelons les règles, mais qu'à cela ne tienne, Paul nous invite à rester et nous fait même des grimaces car « ça va faire de belles photos » ! Quel bonheur !

Une fois ces contraintes levées, c’est à ce moment que le concert commence vraiment pour moi ! Un concert inoubliable !

 

Difficile de redescendre après ça, mais la soirée continue du côté de la petite scène et on va aller voir du Redneck’N Roll avec le groupe Mine Floor Cowboys. Cigarette, chemise à carreaux et cabane en bois, le groupe venu de Franche-Comté, propose du super blues folk tout droit venu d’outre-Atlantique.

Mais après l’Amérique, retour à la Bretagne avec les Celkilt ! C’est aussi l’arrivée de la pluie qui a finalement fait son apparition et cela quasi non-stop pendant tout le concert. Mais vu qu’on est parti en Bretagne, ce n’est pas grave, ça fait partie du folklore ! Après deux jours de concerts, la fatigue commence à se faire sentir ! Mais les Celkilt mettent le feu et transforment Valentigney en une immense fête celtique à la sauce rock’n’roll ! Incroyable !

Avant de plier bagage, je vais encore aller faire quelques photos du côté de la petite scène pour le dernier concert du festival, avec de l’électrorock et le duo Vyryl. D’un côté, Madame à la batterie et de l’autre, Monsieur au synthé et au chant, ça dépote !

Bilan de ce week-end, aucune fausse note encore une fois ! Je dirais même que c’était mieux que l’année dernière. Festival musclé mais à taille humaine ! Excellente programmation, site confortable, restauration de qualité, ambiance de malade et camping TRES calme (c’est une blague !).

On peut même venir en famille sans aucun problème. Je recommande !

Hâte de découvrir la nouvelle édition en 2025 avec la ferme intention de revenir !

 

C’était Brice Kieffer

pour BGP Music Live.




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