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ROCK YOUR BRAIN - 24 & 25 juillet 2022 - Les Tanzmatten, Sélestat (67)


ROCK YOUR BRAIN

24 & 25 juillet 2022

Les Tanzmatten, Sélestat (67)

Orga : Association Zone 51


2 jours. 3 verres de soft. 4 verres de Gewurztraminer. 6 pintes. 8 bretzels. 12 concerts vus. 27 groupes à l’affiche. 34°C au compteur. Des verres d’eau à foison. Des dizaines de pogos dégoulinant de sueur. Des dizaines et des dizaines de slameurs au-dessus de nos têtes. Des centaines de sourires jusqu’aux oreilles. Des centaines et des centaines de « doigts de metal » en l’air. Des milliers d’étoiles dans les yeux.


Voilà le festival que j’ai vécu. Un festival metal à taille humaine, généreux, où le partage et la transmission intergénérationnelle d’une même passion pour la musique extrême chère à nos cœurs, ont fait loi pendant 2 jours.

Vous n’imaginez pas combien j’ai été ravie de pouvoir retrouver à nouveau la ville qui m’a vu naître ! L’endroit idéal pour écouter ce qui me fait vibrer et m’accompagne chaque jour.


Mais avant de vous en dire un peu plus, il faut que je vous parle des organisateurs ;-)

Un petit tour d’horizon sur l’asso Zone 51

Depuis 1998, Zone 51 travaille avec acharnement à défendre une offre culturelle riche, accessible à tous, au travers de formations, filages, conférences, résidences, sensibilisation sur les risques auditifs, etc…


L’asso cherche à dynamiser des lieux, en Alsace, pour apporter échanges et partages autour des pratiques musicales de divers horizons : c’est ainsi qu’elle organise plusieurs événements tout au long de l’année, avec des esthétiques éclectiques pour rassembler le plus grand nombre. En diffusant du rock, métal, musiques électroniques, reggae, hip-hop, musiques du monde, elle favorise l’accès à la culture à tous, en allant jusqu’à délocaliser certains de ces spectacles en zone rurale.

Depuis quelques années, Zone 51 a développé 3 rdv incontournables : le Summer Vibration Festival qui fait la part belle aux esthétiques reggae, dub, chansons, musiques du monde et folk ; le Rock Your Brain (Summer & Automn Edition) qui met à l’honneur les musiques alternatives (rock, metal, punk,…) ; et l’Epidemic Experience, véritable instantané de la scène électronique locale, nationale et internationale regroupant des DJs prestigieux, phénomènes musicaux du moment et jeunes talents.

Des expériences immersives qui se veulent à chaque fois uniques et originales.

Mais au-delà de tout ça, ce sont les valeurs que portent l’asso qui méritent d’être mises en lumière. Un seul leitmotiv : être écoresponsable & s’engager pour construire un avenir avec les générations futures.


Mon festival…

Ce petit tour d’horizon est important pour vous expliquer ce que j’ai vécu sur ce festival. Des bénévoles proches et souriant, qui prennent le temps d’échanger, de faire du site un endroit ultra clean quel que soit le moment de la journée, de t’accompagner, de te guider.

Des techniciens qui mettent tous leurs talents pour t’offrir un son propre, à la hauteur de la qualité de l’affiche.

Un lieu, en extérieur, et en plein cœur de la ville (à deux pas du centre-ville), qui offre un espace de liberté hallucinant, aménagé comme à la maison, pour que tu te sentes comme chez toi.

Car Zone 51 a bien retenu les leçons des différentes canicules, en proposant des espaces protégés, à l’ombre ; un mur d’eau pour ressentir un peu de fraîcheur ; des points d’eau pour rester hydraté jusqu’au bout de la nuit.

Le metalleux n’est pas fou ;-) Le metalleux sait comment faire durer la fête jusqu’au bout de la nuit ! Un savant mélange de bière(s) et de H2O. Et ça les organisateurs l’ont bien compris… poussant jusqu’à proposer un stand de thé (version hot et version cold).

Dès que tu entres, tu découvres un espace immense, comme une invitation à la liberté. Toute en sécurité.

Je vous ai parlé de la picole, mais qu’en est-il de la restauration ? Entre classicisme (pâtes, burgers, etc…) et originalité (cuisine libanaise), la restauration propose du choix… pourtant limité. A part une tarte flambée mangée avec bonheur le premier jour, il m’a manqué un peu de ces produits de producteurs locaux qui font de l’Alsace une terre riche gastronomiquement parlant.


Et niveau zic ?

Le Rock Your Brain commence là où se termine le Summer Vibration, qui a fait la part belle aux musiques reggae les 3 jours d’avant. Les bénévoles sont déjà présents depuis plusieurs jours… et changent littéralement de décors avec un public bien différent. Au-delà du metalleux aux cheveux longs, au t-shirt noir et rangos, ce sont des familles qui sont venus (re)découvrir des artistes bourrés de talents.

Car pour cette Summer édition, Le Rock Your Brain a décidé de placer la barre très haut. Pour preuve, ce running order de fou, qui fait monter graduellement notre plaisir de metalleux jusqu’à l’apothéose.




Ce sont les Strasbourgeois de Dust In Mind qui ouvrent le bal et mettent déjà une ambiance de fou, malgré la chaleur qui règne.

Le public rentre au fur et à mesure, et la fosse grossit petit à petit.

J’ai profité de ce début de festival pour découvrir le site, discuter avec les bénévoles,… les concerts en fond… jusqu’à ce que du son Hardcore vienne titiller mes oreilles. Mais ça, je vous en parlerai un peu plus longuement tout à l’heure.


Les suisses de Cellar Darling (avec des ex-membres de Eluveitie) viennent nous faire voyager dans des contrées mystérieuses… Les australiens de Deez Nuts assènent leur « make the fucking…. » à chaque fin de morceau (oui, oui, je sais, je ne vous mets pas la phrase jusqu’au bout… A vous de deviner)… Les ukrainiens de Jinjer nous offrent un show efficace, teinté d’émotions… Puis arrivent les anglais de The Sisters of Mercy… vieux groupe des années 1980 avec leur Doctor Avalanche… Bon, perso, j’avoue que leur zic goth n’est pas mon kiffe du tout. L’avantage d’un festival, c’est que tu peux te balader et partir à la découverte d’autres bons sons… ou vins ;-)


Mais le public n’était pas là pour tout ça.

Le groupe phare de cette soirée, c’était Powerwolf ! Le Power Metal des allemands n’a rien pour me séduire. Mais curieuse de nature, j’avais besoin de savoir pourquoi j’ai passé la journée à voir des t-shirts à l’effigie du groupe. Même si musicalement, ce n’est pas du tout mon trip, très loin des univers post metal qui bercent mes journées, il y a quelque chose qui se dégage d’eux sur scène. Un show travaillé juste ce qu’il faut pour laisser la place à l’improvisation et à la communion avec un public complètement acquis à leur cause. Cette « Bête du Gévaudan » restera gravée à jamais dans ma tête… Le public est à fond, répond, participe et rend le concert plus fort émotionnellemment.. Spécial Big Up à eux pour leur maîtrise quasi parfaite du français.

La première journée se termine avec Wardruna. Une partie du public quitte les lieux et nous laisse voyager sur des contrées nordiques… L’ambiance n’est plus la même. Une vague de calme s’est abattue sur Sélestat pour clôturer ce premier jour en douceur.


Vous ai-je dit que le site s’est transformé au fur et à mesure de la journée ?

Avec la nuit qui tombe au fur et à mesure, les lumières s’allument, offrant à nos yeux un nouveau spectacle, celui des Tanzmatten qui brillent de mille feux. Un dépaysement sans avoir quitté les lieux que seule la magie alsacienne peut nous donner.

Dimanche se termine pour faire naître un lundi brûlant.

Car oui, déjà 34°C quand nous arrivons sur le site le lendemain. Autre jour, et autre ambiance. Autre public aussi.




Si la veille était plus familiale et éclectique… ce lundi est placé sous

le signe du Punk !

Petite ou grande scène, Le Rock Your Brain a décidé de nous faire voyager dans le temps avec des groupes qui nous ont fait grandir depuis plus de 20 ans.

Les Sheriff, Tagada Jones, The Toy Dolls… Ils nous ont fait vibrer, pogoter, suer encore plus fort. Mention spécial à Tagada qui a réussi à faire slamer le public comme jamais ! C’est toujours un bonheur de les voir sur scène pour cette ambiance folle qu’ils arrivent à mettre sur chacune de leurs dates.

Changement de registre avec les 3 groupes qui suivent. Danko Jones et son Hard Rock. Alestorm et son folk metal qui sent le rhum et la bière. Dropkick Murphys et leur punk irlandais. Cette fin de festival est placé sous la bannière du festif. Quoi de plus beau que de voir plus de 5 000 personnes s’amuser, danser, headbanger, pogoter, slamer, hurler leurs joies. Car oui, la fin du Rock Your Brain se fut ça. Une communion intergénérationnelle où seul la musique et la bonne humeur font loi.


Et la scène émergeante dans tout ça ?

La Tiki Area est là. Sous cette tente, ce sont les futures têtes d’affiches de festival qui viennent se mettre en lumière. Et il y a foison de talents, croyez-moi ! Il n’y a qu’à jeter un œil au running order ;-)


Le Rock Your Brain a du nez. De belles découvertes ont été faites pendant ces deux jours. Mais pour moi, il y a un nom qui restera… Celui de Piedbouche.

Piedbouche, c’est un groupe de Hardcore strasbourgeois (quand on vous dit qu’il n’y a que du bon en Alsace) qui va t’en mettre plein la face.

Vous vous souvenez, tout à l’heure je vous ai parlé d’un son qui est venu titiller nos oreilles…. Et bien c’est celui de Piedbouche.

Pas de chichi, ils ne sont pas là pour faire du tricot. Ils sont là pour faire monter la température. Pourquoi autant d’enthousiasme ? Parce que pour moi, ce fût LA claque du festival ! Celle qui te surprend, te faire sortir de ton petit confort du « je connais déjà le show », invite « les fils de pit » à pogoter à chaque titre. Le whisky a remplacé l’eau, les « p***tain » et « enc***é » ont remplacé les « Bonsoir Sélestat ! », et franchement ça fait un flutin de fuck***g bien. Bien sûr, on pourrait dire que Piedbouche ne révolutionne pas grand-chose au Hardcore… mais le plaisir n’est pas là. Le plaisir est de les vivre en live, car le groupe est là pour transcender leur passion AVEC leur public. Toujours. A chaque instant. Le public est au centre de leur show, et rien que pour ça, je n’ai qu’une chose à leur dire : MERCI.


Un petit mot pour la fin ?

Une chose est certaine, Zone 51 a mis la barre haute avec cette édition estivale. Grâce à leur volonté forte de proposer un festival à taille humaine qui réunit chaque metalleux autour de valeurs qui voient toujours plus loin, l’association a réussi le pari de me faire vibrer pendant deux jours. L’Alsace, nouvelle Terre de metal ? Oui, je le crois.


Pour BGP MUSIC LIVE


Report rédigé : Marion Boesch Crédit photos : Ludo


Crédit : Thierry GOETZ

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