T.A.N.K ... pour tout dégommer !

Mis à jour : mars 29



Salut T.A.N.K, merci de nous accorder un peu de votre temps précieux pour nous parler de vous et de votre dernier né !

BGP : « Ideals Will Remain », que signifie pour vous ce titre engageant de votre 4ème opus bientôt dans les bacs ?

Il s'agit de notre premier concept album. C'est une dystopie, entre pop culture et science-fiction post apocalyptique qui se déroule dans un univers ou le système s'est effondré. Les gouvernements corrompus, les multinationales, les extrémistes, unis sous la bannière de l'Entropy ont su instaurer un véritable climat de terreur où toute forme d'expression artistique ou de culture contestataire est systématiquement annihilée. Ce sont les Putrids, personnages que l'on peut voir dans le comic book, le livret de l'album ou bien dans le clip de The Pledge. Face à eux, un groupe de rebelles, baptisé l'Essence, tente de se révolter contre cette folie, en réunissant les âmes perdues prêtent à se battre pour défendre leurs idéaux. Nous, Think of A New Kind sommes les portes paroles de l'Essence. Nous essayons d'entretenir l'espoir et d'organiser la résistance. L'une des idées cachées derrière tout ça , c'est de dire que l'on ne peut combattre totalement des idées avec des armes. La mort peut frapper, mais les idéaux demeurent. C'est un message pour inciter les gens à se battre pour ce qui leur semble juste, même si le combat parait difficile. Il ne faut pas sous-estimer la puissance des idées.

Premier single « The Pledge » avec un clip marquant et fort tant sur le plan musical que sur sa signification.

Comment avez-vous imaginé le scénario de ce clip (qui ressemble à un court métrage) ?

En tant que premier single du nouvel album, ce clip avait la lourde tâche de présenter notre nouvel univers. On a donc travaillé avec Julien Metternich pour la réalisation, qui a apporté beaucoup de bonnes idées. On avait la volonté de mettre en image cet affrontement entre les armes et les idées et de présenter les principaux antagonistes, les Putrids, qui prennent vie grâce au travail de la make up artiste Camille André. Il fallait aussi introduire l'Essence, d'où la présence des fans qui se sont filmés en train de chanter une phrase du morceau. C'était une super expérience et on est très fiers du résultat. On à hâte d'en dévoiler un peu plus sur toute cette histoire !

D’où est tirée l’introduction « Chaos and it’s shades, they can try to defeat us A vision will not die under a rain of fire (…) we know death may come but ideals will remain » ?

La phrase qui introduit le clip est tirée d'un serment que font les membres de l'Essence lorsqu'ils sont intégrés. On retrouve sa version complète dans le livret de l'album mais également dans le comic book que nous publions sur notre page Facebook. La dernière phrase de ce serment donne son nom à l'album.

« Notre metal est plus fort que le leur », quel est le message de cette phrase résonnante sur la fin du morceau ? et pourquoi le choix du français ?

Dans cet univers, il existe un artefact légendaire, L'EVE, qui contiendrait peut-être la solution pour mettre fin une fois pour toute à l'Entropy. Cette base de données aurait été constituée au fil du temps, réunissant toutes les connaissances acquises depuis des décennies. Elle aurait été rédigée en français, la langue de la révolution, pour mieux brouiller les pistes. Aujourd'hui perdue, l'Essence met tout en œuvre pour la retrouver. C'est pourquoi on retrouve quelques phrases en français disséminées dans les paroles de l'album. Celle-ci n'est autre qu'une métaphore qui dit que l'art - la musique en l'occurrence - est plus fort que les armes. Pour la petite histoire, c’est une phrase que nous avions publié sur notre Facebook au lendemain des attentats du Bataclan. Ce fut un peu le point de départ du concept.

Le morceau 6 intitulé « EVE » est en instrumental, pourquoi ce choix ?

C’est un peu une tradition pour nous de proposer un titre instrumental ou tout du moins des interludes. Outre le fait de pouvoir composer un peu différemment, cela permet de diviser l’album en 2 parties. La première, qui relate les événements qui ont amené cette situation, est la plus sombre. Cet interlude marque l'entrée dans la deuxième partie, plus lumineuse, qui parle des actions concrètes de l'Essence. C'est un thème qui apporte son lot d'espoir.

Un des morceaux qui nous a beaucoup plu est « Dead End s Night, » pouvez-vous nous en parler ?

Merci ! C'est aussi l'un de mes morceaux préférés. Je pense qu'il se démarque des autres titres par son aspect plus « feelgood ». Et j'adore le groov du riff sur le refrain. Je trouve que c'est un morceau qui donne envie de faire la teuf ! C'est pourquoi ça parle d'un bar clandestin dans lequel les membres de l'Essence peuvent venir pour se changer les idées et oublier un temps le combat qui fait rage dehors.

L’album se finit par les mêmes notes qu’il a commencé, la boucle est bouclée ?

En partant sur un concept album, notre volonté était de pouvoir fonctionner un peu comme une BO de film. Dans Star Wars, chaque personnage principal (dont la Force !) a son thème... De la même manière, le thème que l'on entend dans Anima est celui de l'Essence. C'est pourquoi il était légitime de le remettre sur le morceau qui en porte le titre ! Et le fait de commencer et terminer l'album par ce thème n'est pas anodin, c'est une façon de mettre l'Essence en avant. Il y a d'autres thèmes, qui se croisent sur The Essence ; par exemple, les chœurs sur le refrain sont directement tirés de l'interlude EVE. Maintenant la boucle est-elle bouclée ? Nous avons encore bien des choses à raconter et nous avons plus que pris goût à tout cet univers.

Est-ce que tous vos morceaux sont composés en les imaginant en live ?

Ça n'a pas toujours été le cas sur notre discographie. On a toujours naturellement composé des morceaux qui seraient plus axés sur le live et d’autres où on pouvait un peu plus se lâcher sur les ambiances, les couches de voix ou de guitares. Mais pour IDEALS WILL REMAIN, nous avions vraiment une vision live de l’ensemble de l’album. Cela nous tenait à cœur de jouer beaucoup de titres de ce nouvel opus sur scène, afin de marquer l'entrée du groupe dans ce nouvel univers. C'est aussi dans cet optique que nous utilisons aujourd'hui notre nom complet, afin d'affirmer un peu plus notre identité et de bien débuter cette nouvelle aire qui commence.

Comment avez-vous participé tous les cinq dans l’élaboration de cet album ?

Musicalement, c'est un exercice compliqué car nous avons des goûts assez différents ! Il faut savoir contenter des fans de Powerwolf ou Symphony X avec des fans de Decapitated ou Thy Art is Murder ! (rires) On essaie donc de mixer ces influences qui forgent notre identité depuis tout gamin. C’est notre guitariste Nils Courbaron qui est à l’origine de la majorité des chansons de l’album. Les changements de line-up que nous avons connu lui ont octroyé une liberté nouvelle, tant dans la composition que les soli de guitare qu’il affectionne tant. Mais que ce soit Thomas (qui nous a rejoint en 2016), Clément, Olivier ou moi-même, nous avons tous apporté comme d’habitude notre lot de chansons, riffs ou mélodies. Nous avons un process très démocratique… et donc très prise de tête ! (rires)

Le concept est quant à lui le fruit d’une discussion où chacun a été invité à dire ce qu'il voulait exprimer sur l'album. Il est en ressorti quelques grandes idées, comme le fait de ne pas rester les bras croisés face à notre monde qui se casse la gueule ou d'assumer notre origine française à travers notre histoire révolutionnaire... Le tout dans un univers de fiction ! Le concept s'est enrichi au fil du temps, notamment grâce aux premiers visuels sur lesquels nous avons travaillé avec notre graphiste Ludovic Cordelières (Rusalkadesign).

Que signifie le logo de la cover ?

C'est déjà le 3ème album de Think of A New Kind dont s’occupe Ludovic Cordelières, autant dire qu’il est un membre à part entière de l’équipe ! En plus des magnifiques visuels présents dans le livret du digipack, il a pu imaginer ce logo que l'on voulait fédérateur, car il représente rien de moins que l'Essence. C’est un tag que l'on pourrait voir dans une ruelle sombre : simple mais efficace, c’est un emblème apporteur d’espoir.

Comment envisagez-vous la sortie de cet album ?

La signature avec Verycords nous permet d'aborder la sortie avec une grande détermination. Nous avions de grandes ambitions pour cet album dont nous sommes très fiers. Avoir l'aide d'un tel label va nous aider à donner vie à cet univers que ce soit sur scène, en vidéo ou même en comic book ! C'est à Mehdi, le boss de Verycords, que l'on doit cette idée originale de BD pour la présentation de l'album. Il nous a dit « vous me parlez de comics depuis 1h, pourquoi ne pas en réaliser un ? ». C’est typiquement le genre d’accompagnement et de structure dont nous avions besoin pour aller plus loin.

Quels sont vos projets qui vont suivre la sortie de l’album ? une tournée, des festivals cet été ?

Dans l'immédiat d'autres projets de clips sont sur le feu pour continuer l'histoire initiée dans le clip de The Pledge. Nous aimerions par ailleurs pouvoir continuer le comic book, mais c’est évidemment un projet très coûteux. Nous avons déjà quelques dates annoncées : nous serons le 29 Février à Bordeaux, le 7 Mars à Nantes, le 9 Mai au Metal Culture à Guéret, le 28 Juin au Game of Tournay en Belgique et le 4 Juillet en PACA.

Nous attendons la bonne opportunité de tournée européenne et mettons tout en œuvre pour jouer partout en France !

Merci les gars pour cet interview, et surtout "Votre métal est plus fort que le leur" !

Lyndia pour BGP Music Live