Chronik : Black Label Society – Engines of Demolition (2026)
- Marco

- il y a 6 heures
- 2 min de lecture

Sortie 27 mars 2026
label Spinefarm
Avec Engines of Demolition, Black Label Society signe en 2026 son douzième album studio et confirme une chose essentielle : le groupe mené par Zakk Wylde reste une machine de guerre du heavy metal américain. Cinq ans après Doom Crew Inc., ce nouvel opus s’inscrit dans la continuité de l’identité BLS, tout en laissant transparaître une dimension plus personnelle et émotionnelle.
Dès les premières secondes, l’album impose son ADN. Les riffs sont massifs, accordés
bas, lourds et groovy, avec cette patte reconnaissable entre mille que Zakk Wylde façonne
depuis des décennies. Name In Blood, morceau d’ouverture, donne immédiatement le ton
: un heavy metal direct, puissant, taillé pour la scène, où se mêlent groove sudiste et
héritage sabbathien. Cette approche se retrouve sur plusieurs titres comme Gatherer of
Souls, The Gallows ou encore Lord Humungus, véritables rouleaux compresseurs portés
par une section rythmique solide et efficace.
Mais Engines of Demolition ne se résume pas à une succession de riffs écrasants. Comme
souvent chez Black Label Society, l’album sait aussi ralentir le tempo et offrir des moments
plus introspectifs. Better Days & Wiser Times et Back To Me dévoilent un visage plus
mélodique et sensible du groupe, ancré dans le rock américain et les influences blues
chères à Zakk Wylde. Ces respirations apportent un équilibre bienvenu à l’ensemble et
évitent toute sensation de monotonie.
Le point culminant émotionnel de l’album reste sans doute Ozzy’s Song, morceau de
clôture particulièrement touchant. Véritable hommage à Ozzy Osbourne, mentor et ami de
longue date de Zakk Wylde, ce titre se distingue par sa sincérité et sa sobriété. Loin de
toute démonstration technique, il met en avant l’émotion pure et referme l’album sur une
note intense et personnelle.
Sur le plan musical, Black Label Society ne cherche pas à réinventer son style, et c’est précisément ce qui fait la force de Engines of Demolition.
La production est massive, le son de guitare toujours aussi identifiable, et l’ensemble respire l’authenticité. L’album évoque
l’image d’un heavy metal brut, enraciné, fait pour être ressenti autant que pour être écouté.
En définitive, Engines of Demolition s’impose comme un album solide, puissant et sincère.
Il est une suite logique de la discographie du groupe et il en est une extension cohérente et
maîtrisée, confirmant Black Label Society comme l’un des piliers du heavy metal moderne.
Un disque qui parlera autant aux fans de la première heure qu’à ceux qui recherchent un
metal lourd, groovy et sans concession.
Marco POD
pour BGP MUSIC LIVE




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