EMPREINTE se dévoile : l'entretien exclusif signé Marion - BGP Music Live
- Marion C.

- il y a 2 heures
- 2 min de lecture

Si Vertigo était un lieu plutôt qu’un EP, à quoi ressemblerait-il ?
Un endroit réel ou imaginaire : une pièce, une ville, un paysage... Quel décor
représenterait le mieux l’état d’esprit dans lequel on plonge en écoutant ces
morceaux ?
On a imaginé Vertigo comme un endroit que l'on porte tous en nous, quelque chose
d'onirique et d'inconscient. Ce sont des univers qui varient selon les titres, et c'est
précisément ce que nous avons voulu illustrer dans chacun de nos clips.
Vos titres abordent la folie, les addictions ou les parts sombres de l’humain.
Est-ce que ces thèmes viennent d’observations du monde qui vous entoure,
d’expériences personnelles, ou d’une envie de mettre en musique des émotions
difficiles à exprimer autrement ?
C’est un mélange de tout cela, mais avec une grande part de vécu. La musique reste pour
nous un exutoire ; elle nous permet d'exprimer des choses que nous ne dirions pas
autrement.
Le mot “Vertigo” évoque la perte d’équilibre.
Dans votre parcours de groupe, qu’est-ce qui vous a déjà donné cette sensation de
vertige : un moment de doute, une prise de risque artistique, ou au contraire un
instant où tout s’est accéléré ?
Vertigo, c'est le mot parfait pour illustrer l'EP. Il décrit ce sentiment de perdition que l'on a
voulu insuffler dans nos morceaux. C'est aussi à ce moment-là qu'on a décidé d'affirmer
notre son avec de nouvelles influences. On a vu cet EP comme un saut dans le vide, sans
certitude mais avec l'envie d'oser.

Si chaque morceau de l’EP représentait une émotion brute, laquelle serait la plus
difficile à regarder en face pour vous ?
Et pourquoi était-il important de lui donner une place dans votre musique ?
Ce serait sans aucun doute THE SURFACE. Elle est si sombre et mélancolique. Les paroles
évoquent une tristesse profonde qui, malheureusement, ne se guérit pas. Et malgré les quelques touches d'espoir dans le texte, on laisse planer un doute : ces moments d’espoir
sont-ils vraiment sincères ?
Votre univers semble aussi visuel que musical, notamment à travers les clips.
Quand vous composez un morceau, voyez-vous déjà des images, des couleurs ou
des scènes dans votre tête, ou est-ce quelque chose qui naît seulement après la
musique ?
Carrément ! Pour certains morceaux, l'image arrive en même temps que le son. Le
storyboard de Madness, par exemple, est né pendant la composition. On cherche vraiment à
lier chaque track à un univers visuel fort. En général, on sait tout de suite quelle direction
prendre, juste après avoir fini le morceau.
Imaginons quelqu’un qui n’a jamais écouté Empreinte.
Plutôt que de lui décrire votre style musical, quelle sensation aimeriez-vous qu’il
ressente en quittant l’écoute de Vertigo pour la première fois ?
Nous essayons de transmettre quelque chose d’assez pur et de sincère lorsque nous
abordons un sujet, afin que chacun puisse s'identifier aux différents thèmes. Tant que les
gens sont touchés par nos paroles et notre musique, le pari est gagné. D’autres groupes
nous ont touchés au plus profond de nos cœurs ; si nous parvenons à faire de même avec
une seule personne, nous aurons tout gagné
Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accordé. A bientôt !
Marion
pour BGP MUSIC LIVE




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