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EMPREINTE se dévoile : l'entretien exclusif signé Marion - BGP Music Live


Si Vertigo était un lieu plutôt qu’un EP, à quoi ressemblerait-il ?

Un endroit réel ou imaginaire : une pièce, une ville, un paysage... Quel décor

représenterait le mieux l’état d’esprit dans lequel on plonge en écoutant ces

morceaux ?

On a imaginé Vertigo comme un endroit que l'on porte tous en nous, quelque chose

d'onirique et d'inconscient. Ce sont des univers qui varient selon les titres, et c'est

précisément ce que nous avons voulu illustrer dans chacun de nos clips.


Vos titres abordent la folie, les addictions ou les parts sombres de l’humain.

Est-ce que ces thèmes viennent d’observations du monde qui vous entoure,

d’expériences personnelles, ou d’une envie de mettre en musique des émotions

difficiles à exprimer autrement ?

C’est un mélange de tout cela, mais avec une grande part de vécu. La musique reste pour

nous un exutoire ; elle nous permet d'exprimer des choses que nous ne dirions pas

autrement.


Le mot “Vertigo” évoque la perte d’équilibre.

Dans votre parcours de groupe, qu’est-ce qui vous a déjà donné cette sensation de

vertige : un moment de doute, une prise de risque artistique, ou au contraire un

instant où tout s’est accéléré ?

Vertigo, c'est le mot parfait pour illustrer l'EP. Il décrit ce sentiment de perdition que l'on a

voulu insuffler dans nos morceaux. C'est aussi à ce moment-là qu'on a décidé d'affirmer

notre son avec de nouvelles influences. On a vu cet EP comme un saut dans le vide, sans

certitude mais avec l'envie d'oser.


Si chaque morceau de l’EP représentait une émotion brute, laquelle serait la plus

difficile à regarder en face pour vous ?

Et pourquoi était-il important de lui donner une place dans votre musique ?

Ce serait sans aucun doute THE SURFACE. Elle est si sombre et mélancolique. Les paroles

évoquent une tristesse profonde qui, malheureusement, ne se guérit pas. Et malgré les quelques touches d'espoir dans le texte, on laisse planer un doute : ces moments d’espoir

sont-ils vraiment sincères ?


Votre univers semble aussi visuel que musical, notamment à travers les clips.

Quand vous composez un morceau, voyez-vous déjà des images, des couleurs ou

des scènes dans votre tête, ou est-ce quelque chose qui naît seulement après la

musique ?

Carrément ! Pour certains morceaux, l'image arrive en même temps que le son. Le

storyboard de Madness, par exemple, est né pendant la composition. On cherche vraiment à

lier chaque track à un univers visuel fort. En général, on sait tout de suite quelle direction

prendre, juste après avoir fini le morceau.


Imaginons quelqu’un qui n’a jamais écouté Empreinte.

Plutôt que de lui décrire votre style musical, quelle sensation aimeriez-vous qu’il

ressente en quittant l’écoute de Vertigo pour la première fois ?

Nous essayons de transmettre quelque chose d’assez pur et de sincère lorsque nous

abordons un sujet, afin que chacun puisse s'identifier aux différents thèmes. Tant que les

gens sont touchés par nos paroles et notre musique, le pari est gagné. D’autres groupes

nous ont touchés au plus profond de nos cœurs ; si nous parvenons à faire de même avec

une seule personne, nous aurons tout gagné


Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accordé. A bientôt !


Marion

pour BGP MUSIC LIVE



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