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  • Photo du rédacteurKlo

Festival : Live Report du "We Metal Fest" @Le Plan (Ris-Orangis) 6&7/04/2024

Dernière mise à jour : il y a 4 jours


Ce mois d’avril 2024 est né un nouveau festival en région parisienne. Partenariat entre Le Plan de Ris-Orangis (91) et l’Empreinte (77), le We Metal Fest a pour vocation de mettre en avant la scène metal française. Pas de grosse tête d’affiche – même si Resolve, Smash Hit Combo et Novelists ont fait le déplacement. À la place, nous avons eu droit à un florilège de groupes bien sympas. La régularité de la qualité des prestations est d’ailleurs l’un des gros points forts du fest.


Pour une première édition, le public était au rendez-vous. Il faut dire que l’on a tous hâte de retrouver la saison des festivals. 


Les concerts alternent entre les deux scènes du Plan : la Grande Salle et le Club. Que ce soit sur l’une ou l’autre scène, la qualité sonore et la lumière sont impeccables. Seul petit bémol, les jauges des deux salles diffèrent beaucoup. Résultat des courses : la Grande Salle semble un peu vide tandis que le Club est blindé pour chaque slot du samedi. Malheureusement, départ en vacances oblige, le dimanche voit sa fosse perdre en densité.

Voici un petit récapitulatif des shows marquants du week-end.


Samedi : Go pour la première journée !

Monnekyn – Club

Cela me fait plaisir de retrouver Monnekyn. Le groupe a la lourde charge d’ouvrir les hostilités sur la scène du Club. La scène contient difficilement les 7 musiciens du groupe, surtout qu’ils ne sont pas du genre à faire du surplace.

Cela a beau être le premier set du festival, la fosse était déjà bondée, j’ai eu beaucoup de mal à apercevoir quoi que ce soit. Rien d’étonnant, leur fusion hip-hop/metal est d’une efficacité redoutable, si l’on ajoute à ça l’énergie qu’ils libèrent en live, cela donne la recette idéale pour attirer tous les nostalgiques de la période nu metal.

La Nébuleuse d’Hima – Grande Salle

On reste dans le metal/hip-hop mais avec un concept plus barré, à la limite de l’onirique. À mi-chemin entre concert et performance, une danseuse avec un costume et un maquillage incroyables occupe la scène, tandis que la chanteuse balance une ligne presque rappée qui contraste avec l’univers visuel fantastique. Le maître mot pour décrire La Nébuleuse d’Hima est la fusion. En plus du hip-hop et du métal, on y trouve des influences de la musique du monde, du rap, de la chanson française… Ce mélange complètement insolite lui confère un aspect déjanté qui me plaît bien.

Wild Mighty Freaks – Club

Encore une bonne surprise de ce festival : je découvre le groupe en me frayant un chemin dans la fosse du Club. Ici, pas de concept alambiqué mais des basses lourdes, des rythmiques trap et un phrasé qui n’est pas sans rappeler le rap français.

Scéniquement, WMF sait marquer les esprits en adoptant des looks décalés (bob, sac à dos nounours, claquettes-chaussettes…) mais surtout en ne s’épargnant aucun effort. Le moins que l’on puisse dire c’est que le groupe gigote. Niveau chant, la voix est au rendez-vous, et ce, malgré la grosse fièvre que subissait le frontman la veille.

Horksh – Grande Salle

On change de style avec l’arrivée d’Horksh sur la scène principale. Avant même le début du show, le trio nous fait voyager… en Écosse. Le brouillard est si épais que l’on distingue à peine le frontman. Ce ne doit pas être suffisant puisqu’il rebalance une dose de fumée toutes les deux chansons.


Ce petit détail mis à part, j’aime beaucoup l’ambiance indus minimaliste. En parfaite adéquation avec la musique, la scénographie et le lightshow épurés couplés au brouillard apportent une dose de mystère. C’est un concert dont je me souviendrai.




Violence – Club

On en arrive à mon coup de cœur du samedi. Violence porte diablement bien son nom. C’est le mélange parfait entre hardcore et dubstep. Le quatuor composé d’un chanteur, d’un guitariste, d’un batteur et d’un DJ tabasse comme jamais. À cela s’ajoute un lightshow de qualité. Violence fait désormais partie de ma playlist et je pense que la fosse bondée et suintante est du même avis.

Locomuerte – Club

On ne présente plus Locomuerte, le groupe de punk metal chicanos est partout. Mais il faut rendre à César ce qui est à César, ces lascars savent faire un show.


Tout Paris le sait, la queue devant le Club une demi-heure avant le début en est une preuve irréfutable. Un concert de Locomuerte, c’est l’assurance de pouvoir faire sortir son fauve intérieur, le tout dans une ambiance bon enfant. Ce set ne déroge pas à la règle.




 

Portfolio RESOLVE


Portfolio NOVELISTS


 


Dimanche : 2e et dernière journée !


PØGØ – Club

PØGØ est peut-être le groupe que j’attends le plus. J’ai adoré Chimera, son premier album sorti à la fin de l’année dernière, et je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir sur scène. Le duo – mené au chant par Baptiste, également chanteur de Horksh – met du metal et de la trap dans un shaker et secoue bien fort.

Visuellement, PØGØ affiche également cette contradiction : si le chanteur est tout de noir vêtu, le musicien derrière les platines a adopté un magnifique ensemble rose fluo. J’ai enfin pu entendre Trap Dead en live et ça valait le coup d’attendre ! Si j’accroche un peu moins à la partie DJ set, je passe néanmoins un super moment.



Smash Hit Combo – Grande Salle

Les geeks de Smash Hit Combo sont la principale tête d’affiche de ce dimanche. Une première chose saute aux yeux : le décor. Une nuée d’écrans de télévision habille le fond de scène. Leur rap metal/crossover est une ode à la pop culture, ils débutent d’ailleurs le set avec le jingle Sony Computer. Ce concert est régressif à souhait, plein de bonne humeur. Il fait l’apologie d’une époque insouciante. Ça fait du bien.


Karras – Grande Salle

Karras clôture ce festival en grande pompe. Son style tranche assez avec les artistes précédents, ce qui est loin d’être un mal.



Karras est un retour aux sources, du death old school avec un soupçon de grind. C’est brut, ça ne s’embarrasse d’aucune fioriture, mais c’est techniquement impeccable. 




Je suis contente d’avoir pu assister à un tel évènement au beau milieu du 91. Je ne suis pas la seule puisque j’y ai croisé une bonne partie de la sphère metal francilienne. Si aucun groupe présent n’a de réelle portée internationale, ce festival fait l’apologie de la scène française qui mériterait davantage d’attention. J’espère sincèrement que le projet sera reconduit.


Chloé : Report

Matthieu : Photos




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