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LIONS METAL FESTIVAL 2026 : un évènement incontournable à Montagny !


Montagny (69) – 23/24 mai, 2026


Après une première édition en 2017, le LIONS METAL FESTIVAL s’est progressivement ancré dans le paysage metal hexagonal et souffle déjà sa huitième bougie qui aurait pu être la dixième sans l’épisode merdique de 2020-2021 pour les raisons que l’on sait ! les affiches successives ont gagné en épaisseur et la formule choisie et reconduite depuis quelques années fait ses preuves ; une part belle est faite à la scène française avec cette année pas moins de 12 groupes hexagonaux de calibre différent.


Des douze groupes français, certains sont émergeants et vont fouler pour la première fois un fest de ce niveau, d’autres ont une plus grande expérience et foulent la scène du trait d’union pour la seconde fois là où les plus anciens auront des souvenirs plein la tête en voyant un groupe légendaire clôturer la première journée.

Pour les groupes étrangers, Mick Caesare, le boss, a le don de dégoter des formations de qualité dont quelques-unes assureront leur toute première date dans l’hexagone ! Le taux de remplissage avoisine les 90%, et l’on retrouve d’une année sur l’autre nombre de visages connus ! Faut dire qu’entre les programmations aux petits oignons et l’esprit familial qui règne à Montagny, ce festival a clairement gagné ses galons et provoqué un goût de reviens-y parmi les troupes ! Les tentes occupent l’espace camping, le merchandising est en place, les premières balances se font entendre, l’armée des bénévoles est à son poste,


… Les portes s’ouvrent et laissent entrer les premiers festivaliers, la huitième édition peut commencer !

 

Une scène française mise à l’honneur et qui a fait honneur !

Sur les 21 groupes à l’affiche, plus de la moitié sont made in France, de renommée différente tout comme leur style, Black, Death old school, technique, brutal ou mélodique d’inspiration scandinave, thrash… Bref, ça balaie large et il y en aura pour tous les goûts ! Parmi les formations récentes, Shrimpaler et Sledgehammer qui alignent un thrash sans concession, plutôt crossover pour les premiers et à tendance punk pour les seconds, ont respectivement ouvert les deux journées sans montrer des signes de fébrilité ! Les chevaux ont d’emblée été lâchés et ils ont joué sans peur au ventre même si l’on se doute qu’intérieurement, une certaine appréhension devait les habiter !

Dans les deux cas, et bien qu’ils ont entamé leur set dès midi, la fosse affichait une affluence correcte pour un début de journée et ceux présents ont été scotchés par la prestation scénique bourrée d’énergie des deux formations lyonnaises ! Zéro complexe, poignée à fond, Shrimpaler et Sledgehammer ont manifestement marqué les esprits ! Thrash ‘till death les jeunes !


Le black hexagonal était plutôt bien représenté ; Les Grenoblois de Malepeste ont fait valoir leurs arguments dans un décor forcément sombre, à l’image de leur musique qui ne l’est pas moins et qui, avec une atmosphère flirtant entre le rituel de circonstance et un côté hypnotique a plongé la salle du trait d’union dans des profondeurs ténébreuses !

Les Isérois d’Hellixxir œuvrent dans un registre black auquel ils ajoutent des touches thrash à travers des riffs incisifs qui booste un registre parfois glacial ; si tous maitrisent leur sujet, beaucoup ont ressenti un manque d’ensemble du groupe, chacun étant plus dans son propre registre qu’évoluant pour le collectif.

Himinbjorg, groupe de pagan black metal de renommée, a effectué une prestation remarquée qui montre que le nombre des années ne semble pas avoir d’emprise sur eux, leur détermination demeurant intacte ! C’est un set à la fois solide et immersif mêlant des atmosphères tantôt guerrières, tantôt épiques au gré des riffs et des mélodies distillées. En les voyant évoluer, on se dit que ces lascars sont dans leur registre, tant cela transpire l’authenticité et la conviction ... Well done !

Quant à Seth, leur set, si je puis dire, s’apparente à une cérémonie ou un rituel de par sa mise en scène ! Face painting et cape de sortie, déambulation calculée sur scène, et épisode avec la mariée tout droit sortie d’outre-tombe viennent conforter ce constat. Show intense qui subjugue l’assemblée, même si celle-ci semble marquée par la chaleur ambiante ! Le groupe est tout en maitrise, distillant sa puissance à bon escient et sachant faire planer une ambiance pesante quand il le souhaite ! Le black à la sauce bordelaise a plus que convaincu ce soir !

 

Côté death, la programmation n’a pas lésiné ... Warside a fait du Warside ! Dépoussiérage des cages à miel, des planches et des murs de la salle du trait d’union à grand coup de death brutal envoyé sans détour dans nos faces jamais vraiment prêtes à subir pareil traitement ! Il est probablement moins douloureux de prendre en pleine face un 38 tonnes lancé à pleine allure ! Les neufs titres de leur setlist ont été envoyés sans ménagement et ont produit un effet dévastateur dans le pit, wall of death inclus… Et pour ceux que cela ne suffisait pas à rassasier, Diego (Deadfuck) est venu en rajouter une couche en cours de set !

Dans le registre hexagonal brutal, Exocrine n’a pas fait défaut, assénant un death technique et massif qui a été reçu à sa juste valeur par un parterre de festivaliers prêts à en découdre ! Riffs rapides, breaks lourds oppressant les cages thoraciques, agressivité, bref, le combo gagnant pour secouer la fosse !


Les parisiens Putrefaction of Rotting Corpes (P.O.R.C) n’ont pas fait dans la dentelle non plus ! Le trio infernal a livré un set d’une brutalité sans nom, du death brut de fonderie envoyé avec rage et teinté d’une bonne dose de grind aux entournures, façon cerise sur le gâteau ! De quoi ravir les adeptes du genre et sidérer les autres !

Death français toujours, Hrotghar, les Scandinaves d’Auvergne-Rhône-Alpes, ont croisé le fer dimanche à l’heure du goûter dans une salle surchauffée aux allures de fournaise, les dieux du ciel ayant noyé Montagny sous un excès de chaleur ! Qu’à cela ne tienne, après avoir débarqué de leur drakkar boucliers en avant, les vikings locaux ont livré un set solide et rodé et à forte inspiration Amon Amarth ! Quentin (chant) n’a cessé d’haranguer la foule pour l’associer au combat et même la mettre à contribution pour faire avancer les embarcations sur « Warriors of the Sea » avec une coordination perfectible de mon point de vue. La fumée des combats dissipée a laissée apparaitre une fosse comblée par cette prestation !


Côté death mélodique de nos contrées, on peut se targuer d’avoir des formations de qualité dont Aesmah fait immanquablement partie. Le combo lyonnais nous a gratifié d’un set aux petits oignons, alternant mélodies envoutantes sur les lesquelles la voix murmurée de Lisa se calque à merveille et rythmiques plus intenses couplées aux growls de circonstances ! Le plus a été de nous faire découvrir en avant-première des morceaux de leur prochain opus… Malheureusement, cela a fait sortir de leur setlist la masterpiece que constitue « Deceptive Haven » que je trouve, à titre personnel, comme étant un chef d’œuvre incontournable ! Mais c’est ainsi, et sur un set trop court, il y a des choix à faire ! Set comme toujours très immersif exécutés par des musiciens à la fois appliqués et inspirés !


Pour finir avec le death français sur cette édition, que dire de la prestation monumentale de Massacra Legacy qui a clôturé la première journée en marquant les esprits de la fosse remplie en nombre pour l’occasion ! Pour avoir eu la chance d’avoir connu Massacra sur scène dans les années 90, j’appréhendais de revoir et d’entendre le groupe sous la forme Massacra Legacy dont seul Chris Palengat (batterie) figurait aux origines de l’aventure ! Autant dire que les doutes se sont dissipés avant même la fin du premier de la douzaine de titres ! La magie a d’emblée opéré, et le set fut un massacre en fosse en bonne et due forme devant l’énergie intacte des 5 vieux briscards bien décidés à faire parler la poudre ! Titres majeurs de leur discographie à faire dresser les poils sur les avant-bras, prestation scénique à la hauteur avec en prime un hommage poignant à Fred « Death », qui a dû apprécier comme il se doit la performance de ce soir depuis là-haut… Bref, de quoi replonger dans un tourbillon de death de derrière les fagots, avec un brin de nostalgie heureuse en bandoulière ... Enjoy the Violence !

 

Des têtes d’affiche au rendez-vous et des valeurs sûres qui assurent !


Primordial et Equilibrium sont les deux groupes qui tenaient le haut du pavé de cette 8ème édition du Lions Metal Festival ! Les Allemands d’Equilibrium se sont produits le samedi entre Hate et Massacra Legacy. S’appuyant sur un folk metal épique en y ajoutant des touches plus modernes parfois quasi metalcore, ils ont livré un set qui a comblé un public qui visiblement les attendait de pied ferme ! Il faut dire que Fabian (chant) a assuré son rôle de frontman avec une belle efficacité, sachant faire participer le pit et communicant facilement avec ! Show rondement mené qui a répondu aux attentes des fans !


Alors que la salle s’était passablement vidée lors du set de Darkane, elle s’est remplie rapidement lorsque Primordial s’est emparé de la scène pour clore le festival ! Les Irlandais ont assuré une prestation de tout premier ordre tant musicalement que scéniquement ! Leur black à la sauce celtique a d’emblée fait mouche ! Alan Averill (chant) a été fidèle à sa réputation, il est un spectacle à lui tout seul, captivant l’attention du public à chacun de ses gestes, de ses déplacements, de ses harangues, pendant que le « reste » du groupe tient la baraque de main de maitre ! Malgré deux jours de chaleur intense qui ont émoussé les festivaliers, Primordial a su, durant un set époustouflant d’une heure, faire oublier la fatigue tout en nous collant une belle mandale avec élan, chapeau !


Les Polonais de Hate n’ont pas non plus failli à leur réputation assurant un set solide et très pro ! Comparaison n’est pas raison mais dans l’esprit, il y a du Behemoth dans la manière d’opérer ! Un décorum chiadé en phase avec le registre proposé, des face painting présentant des visages froids dénués de sentiments, des vasques enflammées, des cranes à tout va, un blackened death glacial et implacable exécuté au cordeau, bref, pas de place pour l’à peu près, tout est millimétré et d’une grande efficacité ! Dans une ambiance des plus sombres, un peu trop à mon goût du fait de lights de façades inexistantes qui ne nous ont pas permis de profiter pleinement du décor et des faciès du quatuor polonais, Hate a régalé un parterre en osmose lors de cette célébration obscure ! La Pologne, ça bastonne !

Dans un registre différent, les gréco-scandinaves de Nightrage ont ravi le public avec une belle leçon de death melo ! Qualité musicale et énergie positive sur scène ont produit leur effet ! Les guitares régalent entre soli impactant et mélodies entrainantes là où Konstantinos (chant) montre l’étendue de son talent y compris en qualité de frontman ! Show plébiscité par le public !

En revanche, les Suédois de Darkane, présents lors de la première édition en 2017, ont, de mon point de vue, quelque peu déçu ! A leur décharge, ils passaient en soirée le dimanche en avant dernière position et vous l’avez déjà lu, la chaleur écrasante avait déjà bien entamé le potentiel des festivaliers qui se sont réservés pour le final irlandais ! La fosse s’était donc clairsemée ce qui a peut-être joué sur l’envie du groupe ! Par ailleurs, leur thrash plutôt technique et moderne, parfaitement envoyé cependant, ne semble pas avoir eu un impact suffisant en fosse !

 

De belles premières en France et des coups de cœur !

Combo de thrash venu d’Autriche, Darkfall foulait pour la première fois les planches d’une scène française et ont envoyé un set explosif et sans concession qui a été apprécié par l’ensemble de la fosse, cette dernière ayant bruyamment manifesté son approbation en fin de show ! Le groupe met les bouchées double et semble motivé comme jamais déployant une énergie qui fait plaisir à voir ! Thomas (chant) ne s’économise pas et harangue la foule entre les morceaux en étant encore essoufflé de la prestation précédente ; ça a transpiré à grosses gouttes sur la scène comme dans le pit où les nuques se sont mises rapidement en activité… Mais les Autrichiens se sont houblonneusement bien réhydratés en marge du show ! 😊 Une belle claque pour cette première, Vielen Dank !

Bien que vieux briscards de la scène death old school s’étant forgés une belle réputation, les Danois de Maceration n’avaient jusqu’à présent pas encore trainé leurs guêtres dans l’hexagone et pour une première, on peut dire qu’ils ont marqué de leur empreinte cette 8ème édition au fer rouge ! Quelle déculottée mes aïeux ! Quarante minutes d’un death dans tout ce qu’il a de plus raw, envoyé avec force et conviction, de celui qui sort directement des veines et qui transpire l’authenticité, ni plus, ni moins ! Un rouleau compresseur en mode automatique qui aplatit tout sur son passage, ne laissant que poussière et désolation dans le pit qui transpire et limite macère… Oui je sais… Maceration rules !


A un degré moindre me concernant, les Tchèques de Cutterred Flesh étaient dans la même veine, en répandant leur brutal death sur Montagny avec une hargne et une détermination impressionnante ! Le côté extrême est renforcé par des blasts monumentaux qui compressent les cages thoraciques et ajoutent, s’il en fallait, quelques marches sur l’échelle de la violence musicale déjà bien haute ! Performance remarquable et remarquée, signe que les Tchèques n’étaient pas venus pour enfiler des perles !

Mention spéciale pour Deperir, combo de black québécois, déjà parce que ce sont nos cousins d’Outre-Atlantique mais surtout parce qu’ils ont assuré un set à la fois solide, inspiré et inspirant, apprécié à sa juste valeur par un public content de participer à l’allégresse générale à grand renfort de « Tabarnak » ! Les mangeurs de caribous ont expédié un black rugueux et froid avec un brin de déconnade dans la communication avec le public ce qui leur a indéniablement conféré un capital sympathie ! Ceci dit, c’est bien la qualité musicale et leur très bonne prestation scénique qui ont séduit avant tout ! Eh puis, quand on voit ce que l’on voit côté scène québécoise avec des formations lunaires telles qu’Angine de Poitrine, on ne peut que se satisfaire d’avoir des gars de la trempe de Deperir pour remettre l’église au milieu du village !

 

Le rideau est donc tombé en milieu de nuit sur la huitième édition du Lions Metal Festival laissant les équipes au démontage, au rangement et aux comptes ! Enormément de positif avec des constantes qui jalonnent les différentes éditions et qui font que cet évènement est appréciée par les festivaliers : une programmation audacieuse faisant la part belle au metal hexagonal et local avec quelques beaux trophées en têtes d’affiches et des groupes n’ayant jamais joués en France, des prestations de haut niveau pour l’ensemble des groupes présents, un son très propre qui nous a permis de profiter pleinement des live, une équipe de bénévoles aux petits oignons, toujours avec le sourire et la bienveillance pour nous rendre le festival agréable, une organisation propre et maitrisée avec un timing serré mais maintenu, la simplicité et l’authenticité de ce festival monté par des passionnés pour des passionnés, un espace dédié pour les photographes et les médias pour rester synthétique !

Qu’est-ce qui a été relevé sur les aspects négatifs ou perfectibles ? La chaleur écrasante qui a transformé la salle du trait d’union en fournaise et a eu comme impact de clairsemer parfois les pits et de les « ramollir » dans la durée, là où certains ne sont arrivés que pour les groupes plus connus en soirée… Tributaire des installations existantes et des dieux du ciel, pas simple de faire autrement en pareils lieux ! Ceci dit, tout le monde a survécu et je n’ai pas eu connaissance de problématiques sanitaires nécessitant des interventions dans ce registre !


Contrairement aux dernières éditions dont certaines journées étaient sold out, la jauge maximale de festivaliers n’a pas été atteinte. Cela peut s’expliquer de différentes manières : positionnement sur un week-end de trois jours (même si de mon point de vue, cela est un atout car récupération ou déplacement le lundi d’après festival au lieu de reprendre le taf dans la foulée ou de poser un jour), le contexte économique actuel qui représente un coût notamment pour ceux venant de loin et obligeant des choix, peut-être que la programmation ne convenait pas à certains mais en relisant l’affiche et en me remémorant les concerts, franchement, il n’y a rien à redire… Bref, on peut analyser cela de diverses manières !

L'instant photographe !

Pour la partie photographie, je dirais que sur certains shows, un peu de light de façade tranchant avec celles du fond de scène auraient peut-être permis de profiter davantage des décorums et des groupes. De l’avis de nombreux photographes présents (une quinzaine), il y avait trop de monochromes bleus et rouges ! Les photographes sont des éternels insatisfaits !


Passé cela, toujours est-il qu’au final, sur le plan financier, la boucle n’est malheureusement pas bouclée cette année pour la première année depuis 2017 ! Voici le lien permettant d’accéder au post officiel du festival sur leurs réseaux sociaux à ce propos http://www.facebook.com/lionsmetalfestival

 

L’équipe à la tête du festival n’étant pas du genre à jeter l’éponge au premier écueil, nul doute qu’elle trouvera les ressorts nécessaires pour retrouver un équilibre et poursuivre l’aventure, c’est là tout le mal que nous leur souhaitons !

Longue vie au Lions !


Freddy GHEORGE

pour BGP MUSIC LIVE

 

Portfolio

Jour 1 - LMF 2026


Jour 2 - LMF 2026

Liens festival

 

JOUR 1 / Samedi 23 mai 2026

 

Shrimpaler

 

Hellixxir

 

Aesmah

Warside

 

Darkfall

 

Exocrine

 

Maceration

 

Nightrage

 

Hate

 

Equilibrium

 

Massacra Legacy

 

JOUR 2 – Dimanche 24 mai 2026

 

Sledgehammer

Putrefaction of rotting corpses

 

Deperir

 

Malepeste

Hrothgar

 

Himinbjorg

 

Cutturred Flesh

 

Seth

 

Darkane

 

Primordial

 

 
 
 

1 commentaire

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Thierry69
02 juin
Noté 5 étoiles sur 5.

Topissime comme report, lu de A à Z, bel photos, et photographe sympathique que ne se la pète pas ! Merci Freddy

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