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Meshuggah – Chronik Album « Immutable »



Sortie : 1er Avril 2022


Hello les jeunes Siths !


Bon, cette fois-ci, on s’attaque à du très lourd ! Si je vous dis groupe Suédois, avec des cheveux longs, des rythmes entrainants et entêtants, de l’originalité… Vous me répondez… Mais oui bien-sûr, c’est… ABBA !!!

Comment ça ABBA !!! Bah non, pas ABBA !!! Vous allez finir comme les padawans de l’épisode 3 si vous continuez!!!

Bon, je reprends… si je vous dis UMEA, polyrythmie (Attention, ce n’est pas une maladie cardiaque)… ça y est, vous l’avez ? Meshuggah, évidemment, punaise, ce n’est pas compliqué pourtant ;)


Sans vouloir faire mon vieux con (si un peu en fait !), ça ne rajeunit pas ça… depuis 1995 que je les suis, depuis ce « Destroy Erase Improve » sorti de nulle part, ressemblant à rien d’autre à l’époque et puisant des sonorités complètement nouvelles, usant et abusant des contre-temps… bref… une vraie claque à l’époque avec un « Futur Breed Machine » qui, direct, calmait le jeu…

Bon après, comme disait Yoda, le guitariste-chanteur du fameux groupe de heavy « Jedi’s priest » : « Meshuggah, on aime ou on n’aime pas, il n’y a pas d’essai ».

Et c’est vrai, je me souviens comment ce groupe avait divisé à l’époque ! Il y en a eu des débats autour de « Destroy Erase Improve », du pur génie pour les uns, du laxatif auditif pour d’autres… mémorable…



Bref, je ne suis pas là pour parler de ma tendre jeunesse de metalleux au style vestimentaire monochrome mais bel et bien du nouveau méfait de Meshuggah (9ème album), qui paraît ce vendredi 1er avril ! Et je peux vous garantir que ce n’est pas un poisson d’avril, ni un poison… car cet album, franchement, il est top et bien immersif à souhait!


Bon après, il faut l’avouer quand même, l’album n’est pas complétement dans la veine du morceau « d’appel » qu’est « The Abysmal Eye » qui tourne sur toutes vos plateformes de son et d’images préférées depuis quelques temps maintenant ;) c’est-à-dire qu’il ne faut pas s’attendre à du violent et fracassant tout le long de l’album. Comme dit plus haut, on est sur de l’immersif et du bon destructuré des familles, je vous aurais prévenu !


Rassurez-vous tout de même, la lourdeur et la patte du groupe est bien présente malgré tout, à l’image du premier morceau « Broken Cog » qui commence par du riff bien martelant, limite militaire… récurrent tout le long du morceau, même si l’atmosphère est au final plus éthérée sur le reste des 5 minutes 46 du morceau. Vous verrez, on alterne entre une voix rauque et un chant plus détachée… tel un murmure qui nous fait sombrer dans la folie… une belle entrée en matière !


Vient ensuite le fracassant « The Abysmal Eye » (clip video dispo : https://www.youtube.com/watch?v=-EpE8hTCyWM) … punaise, il dépote ce morceau… tout est bon… ok, j’ai zéro objectivité… on est sur du pur Meshuggah, du contre temps, de la basse bien lourde appuyée par une batterie aussi douce qu’une charge de rhinocéros, le tout saupoudré des riffs incisifs de Fredrik Thordendal, pour un ensemble bien torturé à souhait ! Sans oublier ce clip vidéo hyper dérangeant qui colle parfaitement au morceau… pour moi, ici, c’est un sans-faute !


« Light The Shortening Fuse » est un peu moins percutant que « The Asbysmal Eye », moins violent sur le rythme, plus structuré. Toutefois, il n’en est pas plus calme pour autant car ici, c’est la voix de Jens Kidman qui prend le dessus et apporte toute la richesse du morceau, et la violence.


Zou, on repasse sur du déstructuré et du contre temps bien massif pour « Phantoms », entre la batterie qui part dans tous les sens et les gammes répétées encore et encore… perso, j’adore, mais âmes sensibles s’abstenir ! Et surtout, ne pas écouter en lendemain de cuite, gerbouille assurée sinon ;) (L’alcool c’est mal !)

Même schéma pour les deux morceaux suivants « Ligature Marks » et « God He Sees In Mirrors », encore une fois, du pure Meshuggah, de l’extrême chaotique comme certains aiment appeler ce que produit Meshuggah, avec des rythmes aussi lourds qu’entêtants… faut aimer et je comprends tout à fait les arguments des anti-M ;) Preuve sur ces morceaux que Meshuggah n’est pas à la portée de toutes les oreilles.

Vient ensuite un morceau de presque 10 minutes… sur un album qui fait déjà 13 morceaux, fallait oser et perso, je m’attends toujours au pire quand je vois des pistes aussi longues, surtout sur un style musical très marqué comme celui des Suédois… mais en fait, ce « They Move Below » passe très bien… on a le droit à plus de deux minutes très douces (ça en est limite planant après la lobotomisation qu’on s’est prise jusque-là !) Pour autant, ce n’est pas mou tout le long du morceau, hein… on repasse très rapidement sur du riff bien lourd… mais « accessible »… car oui, il n’y a pas de chant, c’est une instru qui marque une pause ma foi bien méritée ;)


S’enchaine ensuite « Kaleidoscope » qui est également un bon morceau, mais qui au final ne se démarque pas vraiment contrairement à « I Am That Thirst », autre morceau dévoilé il y a peu. Je trouve ce morceau assez dérangeant dans sa construction (enfin, plus que d’habitude, vous l’aurez compris !), mais dans le bon sens du terme… je vous laisse découvrir.


En revanche, difficile d’en dire autant de l’instru qui s’est glissée entre les deux titres évoqués précédemment, c’est-à-dire « Black Cathedral », perso, je n’ai pas pigé le concept, on dirait les premiers riffs que tout guitariste de Black Metal joue à ses débuts… bref, c’est sans inspiration et plat. Deux minutes de pur ennui, ni plus, ni moins…

Pour les 3 derniers morceaux, j’ai bien été marqué par « Armies Of The Preposterous », bien violent à souhait, avec une voix toujours plus rauque et puissante… il y a des chances que ce morceau passe en live, et ça va faire des dégâts !

Pour conclure, vous l’aurez compris, cet album est un retour aux sources du « chaotique extreme math metal » (rien que ça ! ne cherchez pas, je viens de l’inventer) dont seul Meshuggah a le secret. Après, évidemment, il faut aimer ; ce style tranche. Meshuggah divise et je comprends tout à fait qu’on ne puisse ne pas apprécier cet album… mais pour moi, qui adore ce style et ce groupe, c’est un très bon album de Meshuggah, et surtout, c’est encore une démonstration technique et une preuve d’originalité de la part des Suédois.

D’ailleurs, d’un point de vue visuel, la pochette de l’album est très réussie, idem les visages des membres du groupe, façon brasier incandescent… il n’y a pas à dire, Meshuggah a fait du travail soigné sur ce point également… ça fait plaisir…

Sur ce, je vous laisse, bonne écoute et à bientôt pour une nouvelle chronique.


Que la force soit avec vous !


David "Poussin" Slave of Paint

Pour BGP MUSIC LIVE


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