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VIO-LENCE / Opus I - ChroniK by Pogota


Sortie mai 2021


Amateurs de jazz, de flûte traversière ou de Christophe Maé, vous vous êtes trompés de lien. Ici on va parler double pédale, riffs bourins et brutalité avec VIO-LENCE ! VIO-LENCE est un groupe de thrash métal américain qui renaît de ses cendres après une longue période d’absence.

Initialement formé en 1985, ils se séparent en 1993 puis reviennent en 2001 pour une courte période car en 2003, le groupe split à nouveau. C’est en janvier 2019 que le groupe renaît encore une fois et le 4 mars 2022, ils sortent un nouvel EP intitulé Let The World Burn. Une pochette et un nom qui annonce la couleur. Quand la première chose qu'on voit d'un EP c'est des restes d'humains empalés, on s'attend à ressortir du mosh pit avec quelques courbatures, et ce n'est pas pour nous déplaire !

La mise en bouche est plus que convaincante avec un premier morceau à la fois rapide et technique. On y trouve des riffs thrash qui ne sont pas sans rappeler les albums old school de certains grands noms comme Exodus ou encore Slayer, des changements de tonalité au cours du solo qui nous régalent, mais le tout très bien enregistré et produit à la sauce 2022 ! Ce qu’on peut dire de cet EP c’est qu’il ne vous laissera pas respirer tant vous serez entraîné par les riffs des guitares, une basse qui claque, et cette batterie... Oooh putain oui cette batterie !


Les seuls temps morts présents ne sont là que pour vous donner le temps de prendre votre élan et sauter pieds joints dans un mosh pit qui sent la sueur et la poussière. VIO-LENCE, malgré un nom de groupe qui annonce la couleur, les mecs ne sont pas des barbares finis, entre deux pogos ils nous font bouger la tête sur leur troisième morceau Upon Their Cross. Violent à sa manière, ce morceau au tempo plus lent est la pause parfaite au milieu de l'EP pour aller se chercher quelque chose de houblonné et de frais à boire pour en savourer encore plus le solo qui est très intéressant avec une guitare lead qui joue avec la rythmique et qui lèche nos oreilles.

Un abonnement à la salle de sport vous dîtes ?! Non merci, nous on va en festival ! On termine cet EP sur un morceau qui va nous faire perdre quelques litres d'eau et accessoirement quelques chicos. Ces symptômes sont la conséquence d'un retour assez sauvage de vitesse et de violence qui assurera d’être "pris dans un mosh” (+10 points à ceux qui auront la référence). Dans ce dernier morceau, le pont savamment placé suggère subtilement aux amateurs de gros son de préparer un wall of death, qui éclatera au moment où le solo retentira sur le retour du main riff !

Croyez-nous, vous n’aurez aucun problème à trouver de la place dans le métro en écoutant cet EP car à peine lancé, vous vous mettrez instantanément à jouer des coudes (sans vraiment demander le consentement de vos voisins). Cependant bison futé déconseille fortement son écoute au volant. Il semblerait que le risque de perte de points soit drastiquement accru.


En tout cas ici à POGOTA, on lui attribuera la note de 10 jours d'arrêt de travail post pogo.


 

Merci à POGOTA d'avoir joué le jeu de la chronique d'un autre groupe (pas connu des chroniqueurs !)



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