WE Metal Fest 2026 – deux jours, deux ambiances !
- Poussin "Slaveofpaint"

- 25 avr.
- 6 min de lecture

Les corps tirent un peu, les nuques grincent déjà (en tout cas pour les quarantenaires - et plus - comme moi), mais le public est plus motivé que jamais. Ceux qui sont là savent très bien pourquoi ils sont revenus : reprendre une dose et profiter à fond du Sold-out et de son affiche de qualité.
Question groupes pourtant, moins de « curiosités » que la veille pour plus de certitudes.
Un peu moins de « CORE » mais pas moins de tension pour autant. L’ambiance est là, j’observe depuis l’entrée du pit photo. J’avoue avoir un petit sentiment jubilatoire de voir la majeure partie du public n’ayant aucune idée de la claque qu’elle va prendre avec Septaria. Devant la scène, ça ne traîne pas, le public est déjà dense. Les discussions sont courtes, les regards happés par la fin des balances. Hâte enfin que ça démarre !

Septaria
Franchement, s’il fallait un groupe pour lancer la machine, c’était bien eux. Alors certes, je ne suis pas objectif, je les adore et les suis de très près depuis leur victoire au Metal Kombat III en 2025 (c’est d’ailleurs grâce au MK III qu’ils ont été accueillis au WMF 2026). Mon petit doigt me dit que ça va matcher avec le public.
Septaria arrive avec cette énergie brute qui les caractérise et qui te met directement dans le bain. Pas de montée progressive, pas de chauffe tranquille : ça balance dès les premières notes. Le public réagit vite, très vite. Les premiers headbangs partent et le public se rapprochent davantage de la scène.
Sur scène, c’est carré, mais surtout habité. Il y a ce côté sincère, pas calculé, qui fonctionne immédiatement. Tu sens qu’ils ne sont pas là pour “jouer leur set”, mais pour marquer les esprits. Les garçons ont énormément progressé et ça se voit, le jeu scénique est plus affirmé, ils tiennent le rythme et Hugo, le batteur, tape plus fort que jamais.
La salle est bien chaude… mission accomplie !

Përl
Changement d’ambiance, mais la pression ne retombe pas pour autant.
J’arrive à me faufiler en fond de salle pour tenter de trouver un spot correct pour les photos. Seul petit bémol du WMF, les photographes font la queue avec le public, le club est une toute petite salle (200 personnes tout de même !) sans crash barrière, donc ça peut devenir une mission pour prendre des beaux clichés… et j’en ferai les frais ultérieurement sur Furies.
Përl installe quelque chose de plus lourd, plus prenant. Là où Septaria frappait frontalement, le groupe joue davantage sur les textures, les atmosphères. Le son enveloppe, oppresse presque par moments, tout en restant très poétique.
Je tiens à féliciter Aline au chant qui malgré des soucis de vocalises a réussi à assurer tout le long du show. Le public est un peu moins dans l’explosion, certes, mais clairement dans la réception. Du fond du club, plein à craquer, je pouvais voir le public volontairement se laisser embarquer et ça faisait plaisir.
Un set qui ne cherche pas forcément à tout casser, mais qui imprime une vraie identité, identité d’ailleurs soutenue par la présence de quelques guest venus épauler le groupe et partager davantage avec le public.

Locomuerte
Alors là… changement de dimension. Je ne compte même plus les fois où je les ai vu…
Locomuerte, c’est l’énergie à l’état pur. Le genre de groupe qui transforme un public déjà chaud en véritable lave en fusion. Les Loco, ce sont des camions entiers de goodvibes, de circle pits et de crocos gonflables. Dès les premières secondes, ça part en vrille devant la scène… mais pas que.
Sourires, pogos, cris : tout y passe.
Sur scène, ça ne tient pas en place une seconde. Ça saute, ça harangue, ça provoque. Et forcément, le public est très réceptif. Impossible de rester spectateur.
Clairement un des moments les plus chaotiques – et jouissifs – de la journée. Ce genre de sets qui te fait sentir à quel point tu es vivant.

Kill The Princess
Les quatres musiciennes arrivent avec une autre approche, plus moderne, plus structurée, mais tout aussi efficace. Je ne connaissais pas du tout, je dois l’avouer, j’avais entendu parler du groupe, de son engagement, mais je n’avais jamais eu l’occasion de poser mes oreilles sur leur son et encore moins de les voir en live.
Idem que pour Përl, je me faufile et me cale comme je peux en fond de salle après avoir pris quelques clichés puis j’écoute…
Les mauvaises langues diront que je suis un mec et que je ne peux pas faire deux choses en même temps (prendre des photos et écouter de la musique) mais j’avais surtout envie de bien m’imprégner des mélodies, des chansons et de l’intention. Bon, c’est vrai que je n’arrive pas à faire deux trucs en même temps en fait ! :-)
Le set est maîtrisé, précis, avec une vraie attention portée à l’impact, ce n’est pas lourd en soi, musicalement parlant, mais j’ai senti une sacrée force dans ce set. Chaque passage semble pensé pour frapper là où il faut (tant sur les sonorités que sur les paroles). Le public répond bien, surtout sur les passages les plus accrocheurs, je pense qu’une fan base était présente car j’ai ressenti une belle complicité entre le public et le groupe.
C’est peut-être moins “psycho” que Locomuerte, mais ça fait mouche autrement.
Un groupe qui confirme qu’il a toute sa place sur ce genre d’affiche.

Shaârghot
Ambiance dystopique enclenchée.
Shaârghot ne fait pas juste un concert, le groupe propose une véritable expérience. Visuellement, musicalement, tout est pensé pour plonger le public dans leur univers sombre et cyberpunk avec ce rythme martial qui redonne à ton petit corps de festivalier les forces nécessaires pour bouger ta carcasse sur leur rythme endiablé.
Sur scène, c’est un vrai show. Ça bouge, ça joue avec les codes, ça capte l’attention en permanence. Quand on connait le groupe, il est impressionnant de voir à quel point la personnalité des membres est diamétralement opposée, dès lors qu’ils sont sur scène,
Lumières froides, ambiance dystopique, présence scénique qui dépasse le simple cadre musical. Tu regardes autant que tu écoutes et que tu ressens.
Le public adhère complètement, beaucoup de regards rivés sur la scène et une foule qui s’active de plus en plus dans le moshpit.
Clairement un moment à part dans la journée… et pour moi aussi !
Furies
Bon, je parlais de petites difficultés précédemment avec la salle du club… m’y étant pris un peu tard pour faire la queue… je n’ai même pas pu entrer dans la salle. Donc, pas de photos mais pour autant, j’ai pu écouter le set de loin à défaut d’avoir été au plus près.
Si tu ne connais pas Furies, pour faire simple, c'est un retour à quelque chose de plus frontal, de plus direct.
Furies balance un heavy metal efficace, sans détour, et j’ai envie de dire à l’ancienne avec un chant organique qui apporte beaucoup d’intensité aux compositions. Ça joue vite, ça joue fort, et ça ne cherche pas à en faire trop. L’énergie est communicative entre les membres du groupe, et le public suit sans problème.
On sent une vraie cohésion sur scène, et surtout une envie de faire plaisir. J’avais ressenti la même chose quand je les avais vu au hellfest l’année dernière.
En clair, ce fut un set solide, qui fait le taf et qui a remis une bonne couche d’intensité à la journée.

Lofofora
Au tour de Lofofora. Pas besoin d’en faire des tonnes. Dès les premières secondes, tu sens le poids de l’expérience. Un son est massif et maîtrisé. La présence scénique est indiscutable. Le public connaît, et ça change tout.
Ça chante, ça vit chaque morceau comme un truc déjà inscrit quelque part.
Il y a une vraie connexion avec le public et elle n’est pas forcée, ni fabriquée ; elle semble juste naturelle.
Le set est (at)tendu, engagé, sans temps mort. Une fin de journée qui ne cherche pas à impressionner — mais à marquer. Et ça marche.
Je tiens à remercier chaleureusement Sonia pour le cliché qui sert à illustrer Lofo car comme un con, je n’avais pas rechargé toutes mes batteries… au AutFest la veille, je n’avais pas pensé à tout recharger pensant être large en énergie… et bah non ! mille merci à elle pour son travail de qualité et son talent (https://www.instagram.com/sonia.scd05/)
Ce deuxième jour du WE Metal Fest aura été intense du début à la fin. Une affiche variée, des ambiances différentes, mais une constante : l'énergie omniprésente, aussi bien sur scène que dans le public.
Des univers différents avec des performances solides, dans un chaos maîtrisé, difficile de ne pas ressortir marqué d'un tel week-end !
Clairement… c'est avec ce genre de journées que ça nous rappelle pourquoi on aime autant la musique live. J’ai adoré ce fest, le lieu, les stands, les copines et les copains, tout est parfait.
Petit bémol inhérent au photographe, l’absence de file dédiée pour accéder dans les meilleures conditions aux salles (surtout le club), eu égard aux temps limités des sets… Honnêtement, c’est un détail technique de photographe totalement inexistant si tu es festivalier ;-)
Merci mille fois à Sonia pour le dépannage des photos de LOFO ;-)
Cœurs noirs sur vous.
David L’InK




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