BALLS OUT – Chronik "Volume 1 : Get Dirty" - 2021



Bah voilà, fallait bien que j’y passe à un moment ou à un autre… mon dépucelage de chronique… et en tant que « bébéKro » (c’est-à-dire « chroniqueur noob élevé à la kro dans le biberon »… et oui, ça ne rigole pas chez BGP), on ne m’a pas mis n’importe quoi entre les mains… on ne m’a pas du tout ménagé non plus d’ailleurs… direct dans le dur, dans le sale, dans les vapeurs d’alcool et les odeurs de sueur de fin de soirée… Bim ! zéro préliminaires… et pourtant je suis habitué au gros deathmetal et au blackmetal qui tâchent en temps normal…


Déjà le nom du groupe… Balls out… au départ, le gentil metalleux un peu fleur bleue que je suis c’est dit qu’il s’agissait d’un groupe fan de pétanque puisque littéralement, ils parlent de sortir les boules… mais non… pas question ici de virées sur le boulodrome… mais plutôt de virées dans les bars… crasseux de préférence…


Soyons clairs, les 4 acolytes de Nice ne font pas dans la dentelle…


Pour me mettre dans l’ambiance, le premier contact aura été le clip de « Back to real »… oui, tant qu’à faire, autant avoir aussi du visuel !


Au début, j’avoue m’être demandé où j’étais tombé… un jeu d’acteur discutable, un scénario… discutable aussi… aucuns effets spéciaux… que des effets normaux d’ailleurs (RIP l’assiette)… puis là, la révélation… le chanteur porte un chapeau de cowboy… « hum ! » me dis-je, « ces gars c’est du sérieux en fait, je vais être plus attentif » ! (chacun ses critères hein, on ne juge pas les gens qui aiment les chapeaux de cowboy, merci !)

Je tends donc l’oreille, ça sonne très old school, « mais ça semble être du AC/DC réchauffé quand même… » maiiiiiiiis pas du tout au final…



Certes, il y a un paquet d’influences, du AC/DC, du Motorhead… pour ne citer que les plus connus… mais ce n’est en aucun cas du réchauffé et encore moins de la repompe… après quelques secondes d’écoute, on se surprend rapidement à taper du pied, à hocher la tête et à s’imaginer à la place des loustics du clip… c’est-à-dire au bar avec les copains, à profiter de la vie accompagné de bonne musique tout en sirotant un doux breuvage légèrement alcoolisé (avec modération bien sûr… ou alors avoir son Sam toujours avec soi).


N’étant pas très à l’aise avec la langue de Shakespeare, je ne vais pas me risquer à faire une explication de texte pour chaque morceau (et en vrai, j’ai même pas envie du tout ! – la flemme est plus forte que la force à ce qu’il paraît, n’en déplaise à Yoda), je vais juste me contenter de donner mes impressions et sensibilités à l’écoute de cet EP, ce que les morceaux m’inspirent toussa, toussa…


D’une façon générale, cet EP, je l’aime beaucoup, comme dit plus haut, ça ne révolutionne pas le genre mais c’est bien fait, c’est du très bon hard rock, c’est abouti et ça donne envie de passer une bonne soirée, de rigoler… bref, de vivre… à l’image du clip de « back to real » du coup !

La voix du chanteur est bien grasse, elle vient de loin, avec parfois des intonations à la Lemmy qui ne sont pas pour déplaire… genre le gars qui vient d’avaler 3 litres de bourbon et qui vient de fumer un paquet de clopes… d’un coup… tout dans la mesure bien-sûr et c’est pour ça qu’on en redemande !


Techniquement, les gars touchent bien également, rien à redire là-dessus, la prod est très propre et ça donne un mini-album de qualité… tout est parfaitement mis en avant, ce qui permet d’autant plus d’apprécier les 4 morceaux qui composent l’EP :

« Back to real » est clairement un hommage à AC/DC (en tout cas, c’est mon impression, n’en déplaise !), on est dans le pure hardrock des années 80… le rock à papa, le rock à harley, le rock à whiskey… celui où on sait d’avance qu’on est tombé dans un piège et que jamais il n’aurait fallu aller à ce concert ou à cette soirée… vous voyez le genre

(Nota : toute ressemblance à des évènements passés est tout à fait fortuite !)


Mais ce n’est rien comparé au deuxième morceau « Dirty » qui porte très bien son nom… mais que ce morceau est bon, lourd et crade à souhait, avec une puissance que le chant féminin vient renforcer de façon très agressive (la douceur c’est surfait !)… avec limite un côté Tina TURNER… ouais, carrément ! Je ne suis pas objectif mais R.A.B ! Clairement mon morceau préféré et clairement une réussite ! Juste ça tabasse…


Le troisième morceau « El guapo gonzo » me parle moins… il se laisse très bien écouter, mais il y a un truc qui me gêne, c’est très subjectif, je n’ai pas trop d’explication mais voilà, peu d’accroche sur celui-ci, mais malgré tout dans la veine hardrock pure et dure également…


Le quatrième et dernier morceau, « Big load » est un pure produit heavy metal des années 80, très bon et abouti à l’instar des deux premiers morceaux de l’EP ; avec des sonorités dans l’esprit de groupes phares de l’époque comme Skid Row… et ça, ça rappelle forcément de vieux souvenirs au vieux metaleux que je suis… un petit côté doux et rassurant de choses qu’on connait déjà par cœur, un peu le chocolat chaud avec du miel de mamie !


Pour conclure sur cet EP, c’est du tout bon, tout simplement, l’EP à sortir absolument en soirée, ça fera mouche systématiquement et ça plaira à tous les convives… même à mamie!

Si j’en ai l’occasion, je ne manquerai pas d’aller voir les niçois en concert, bonne soirée garantie à mon humble avis…


Que la force soit avec vous !


Poussin "Slaveofpaint"

pour BGP MUSIC LIVE

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