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Chronik THE DISCORD – «An ocean of fears»


Sortie : 14 juin 2022

Label/Production : Katabomb records

Artwork : HPB Graphic Design

Photo : Florian RENAULT




Hello les jeunes Siths !


Nous sommes en Août, ça sent encore le farniente, les barbeucs bien fat et les apéros sans modération… mais faut se le dire, tout ça c’est fini pour la grande partie de la (petite équipe) de BGP… Shit !

Ainsi, après la dépression post Hellfest… c’est la dépression post vacances qui s’annonce


Mais à tous maux, il y a son remède… et le remède, aujourd’hui, il se nomme « The Discord »… et quel remède putain !!!!


Tout droit venu de Laval (Bourg qui se situe en terre du Rohan entre le Mordor Parisien et le Fondcombe Breton… pour ceux qui ont un peu trop séchés les cours de Géo 😉 ), je peux vous garantir que le trio ne fait pas dans la dentelle avec des influences aussi brutales que variées ayant comme socle commun Stray From The Path, Comeback Kid, Beartooth, Botch voire même un peu de The Dillinger Escape Plan (TDEP) par moment.

Pour preuve et suite à des échanges avec HP, le chanteur-bassiste : « Pierrick, le guitariste, aime autant le folk qu’Infant Annihilator, le batteur autant Massive Attack que Landsmark et moi-même autant le mélodique que le metal moderne… mais tous sommes fans d’Archspire ou Periphery ».


On oscille donc très clairement sur du bon vieux « power-trio » hardcore des familles bien rentre dedans avec en plus de ce qu’on a vu précédemment des sonorités parfois punk avec une pointe de mathcore… et ça marche plutôt bien au final, façon alchimie des temps modernes en somme… ou plutôt Hellchimie vu la violence des 7 titres ! on sent l’expérience et on sent qu’il y a des choses à dire!

A noter quand même qu’ils ont quelques heures au compteur les 3 membres du groupe, 20 ans d’existence, ça commence un peu à causer et cette expérience, ainsi que l’éclectisme de leurs goûts musicaux, on les ressent tout au long des sept morceaux. Soucieux du travail bien fait, le trio commença à composer cet EP en 2020, pour le voir naître en juin 2022. Plus c’est long… comme on dit ;)


Donc voilà, le décor est planté… mais tu vas me dire : « ouai mais poussin, t’es gentil mais là cet EP il a quand même plus d’un an… elle sent un peu la marée ta news ! »

Oui alors ok… j’ai loupé le coche et je suis complètement passé à côté de cette petite pépite… MEA CULPA (ce n’est pas un sortilège d’Harry POTTER cher lecteur !) et j’avoue que si Elodie Del et moi-même n’étions pas des furieux de la musique, on serait peut-être passé à côté du trio. Mais fort heureusement, et pour mémoire (cf l’excellent live report Hellfest d’Elodie Del ici : https://www.bgpmusiclive.com/post/live-report-bgp-music-live-hellfest-2023), Elodie et moi-même, plusieurs semaine avant un fest, écoutons absolument TOUS les groupes, je dis bien TOUS (en gros caractères et en gras en plus… je suis un ouf !) TOUS styles confondus (pas de sectarisme bordel, même le heavy a une chance! Enfin avec moi en tous cas !) pour faire une sélection et garder dans notre playlist 3 morceaux de chaque groupe sélectionné… et c’est ainsi que nous sommes tombés sur The Discord… et son petit EP bien vénère (et ce fut alors joie dans nos petits corps ☺ ).


Donc voilà, après le plantage de décor, te voilà donc avec le contexte, je suis sûr que tu es aux anges ;)

Seule frustration, malheureusement, impossible pour nous de voir le groupe à la Hellstage au Hellfest… mais les retours que nous avons eu étaient plus que positifs ! Elodie a pu malgré tout croiser les 3 loustics pour une petite interview bien sympathique (c’est ici que ça se passe: https://www.youtube.com/watch?v=8h940RM_3xg), je te laisse aller voir et en apprendre un peu plus.


Mais revenons à nos moutons… en l’occurrence sur ce « An ocean of fears », aussi violent par le son que par les paroles car vous allez vite le découvrir, ça ne passe pas par quatre chemins !


Déjà la pochette, très réussie (elle est signée par HP, le chanteur-bassiste - HPB Graphic Design) et qui fleure bon le dark et la violence… véritables fils rouges de cet EP.

Et c’est aussi dans les paroles qu’on va retrouver cet état d’esprit, les textes (uniquement écrits par HP le bassiste chanteur) sont des textes engagés… pas engagés d’un point de vue politique, mais plutôt dans le sens engagement social. Les textes sont des ressentis, des émotions, au sujet notamment de tout ce qui peut être injuste ou révoltant dans une société qui marche de plus en plus sur la tête…

C’est brut de décoffrage et la voix, très caractéristique, vient enfoncer le clou !

Mais trêve de bavardages, passons, une fois n’est pas coutume, à la petite explication de texte (en toute subjectivité, comme d’hab’ ) :


« Hate has no smell » : le moins que l’on puisse dire avec ce morceau c’est que ça commence très fort… avec une batterie presque martiale « toute en douceur », des riffs agressifs à souhait et une voix qui te crache littéralement la colère à la gueule… bon ok, dès lors on se doute que le message ne va pas forcément être un message d’amour… et tu as raison cher lecteur, tout le monde en prend pour son grade, mise en exergue de l’individualisme, de celles et ceux qui grignotent la liberté des autres, au nom de leurs égos, de leurs livres… au nom de leur connerie en fait ! La haine n’a pas d’odeur… mais elle entache la bienveillance et l’égalité.



« Hurting people » : le titre parle de lui-même, ce titre est un petit message d’amour à tous les trouducs (oui je sais, je suis malpoli !) qu’on peut croiser au travail, dans la vie de tous les jours, dans la famille… les manipulateurs sans foi ni loi, les aigris de la vie qui prennent plaisir à faire chier le monde pensant que ça va les élever socialement ou moralement… les indispensables de service, les TPMG (Tour Pour Ma Gueule)… bon allez avoue, tu as quelques exemples en tête hein ;) . Question musique et rythmique, on est cette fois-ci très clairement sur du hardcore bien bourrin reprenant tous les codes du genre, du riff accrocheur, du break qui te brise la nuque et le petit refrain qui va bien, que tu as forcément envie de reprendre en cœur avec les potes… c’est simple, efficace… j’adore ☺



« In hell » : encore une « spéciale dédicace » à tous ceux qui rendent de jour en jour notre société de plus en plus invivable. Egoïsme et autres joyeusetés sont au programme mais à une différence près, le narrateur inclut tout le monde dans le lot, toi, moi… on a tous un peu de ça ou à minima, on se voile la face et on fait en sorte que cet enfer se développe… c’est un petit cas de conscience selon moi… morceau pour se poser des questions… ou pas… toujours est-il qu’en live ce titre doit sacrément envoyer du bois… une fois de plus la batterie mène la danse, de façon intense, soutenue par une guitare assassine et une basse d’une lourdeur sans nom ! Heureusement, quelques breaks sont là pour nous aider à reprendre notre souffle… mais vraiment juste un peu !


« Scandalmongers » : ah ! Une fois de plus, un petit morceau bien aiguisé, avec de belles sonorités mathcore/hardcore façon Botch ou TDEP qui plus est… qui donnent de la richesse et de la profondeur à ce morceau. Le tempo y est plus lent que d’autres morceaux mais pas moins puissant… côté paroles, il y a davantage d’optimisme dans le texte, avec une insistance particulière sur la confiance en soi et le fait de ne rien lâcher dans tout ce qui est entrepris… un hymne à la persévérance? Qu’en penses-tu ?

« The shore » : quelques secondes de finesse dans un monde de brute… juste 48 secondes de sonorité mélancolique avant de t’en prendre à nouveau plein les dents ;) Et Bim !


« An ocean of fears » : morceau très clairement aux sonorités façon Comeback Kid, on alterne ici sur des rythmiques aussi entrainantes que lourdes (notamment à la fin du morceau) pour un sujet qui ne saute pas aux yeux à la simple lecture du texte. Derrière les doubles sens se cachent les médias et la surmédiatisation, un abrutissement permanent rappelant les conditions de vie, le bon et le pire… surtout le pire. Le protagoniste se trouve dans un endroit où il ne se sent plus en sécurité et n’a aucune confiance en ce qui l’entoure et en ceux qui l’entourent…



« Black cloud » : dernier morceau, déjà ! Ça passe vite ! Ce morceau me fait penser un peu à la fougue de feu The Dillinger Escape Plan. Saccadé, efficace, étouffant… ça colle parfaitement aux paroles. Pas de place pour l’optimisme, on parle ici de ce petit nuage noir qui se balade au-dessus de notre tête et qui ne nous lâche pas, façon dessins animés d’antan… il est une fois de plus question de l’individualisme et de l’égoïsme qui s’aggravent de jour en jour… et des nuages devenant ainsi de plus en plus sombres et une pluie de plus en plus acide au fil du temps… on ressent bien la hargne et la colère de l’auteur et c’est sur cette violence musicale et narrative que se termine cet EP qui, à mon sens, est très réussi à tous point de vue…

Tu l’auras donc compris cher lecteur, cet EP « An ocean of fear » est un véritable chouchou et est, pour moi, et en toute objectivité bien sûr, une petite pépite dans son genre… tout y est, de l’expérience, une bonne prod, des influences tout azimut, des textes d’actualité et surtout une violence qui suinte à chaque seconde de chaque morceau. En gros, je t’invite à jeter une oreille très rapidement sur cet opus… sous peine de passer à côté de quelque chose ;)


Ou à minima, si tu es de leur coin, n’hésite pas à aller les voir en concert, ils passent le 3 septembre 2023 à Nantes au AK Shelter et le 20 octobre à Laval aux côtés de Nostromo.

Sur ce, je te laisse, bonne écoute et à bientôt pour une nouvelle chronik !


Que la force soit avec toi !

Poussin pour BGP


Interview By Elodie DEL


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