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Hellfest 2026 – dans la fournaise de Clisson sous 40 degrés !

  • Photo du rédacteur: Ben
    Ben
  • il y a 12 minutes
  • 13 min de lecture

DA NS

En direct de Clisson (Loire-Atlantique),


Sous un soleil écrasant et des températures extrêmes, le Hellfest 2026 s’est transformé en véritable épreuve d’endurance. Entre les 45 km parcourus, près de 30 groupes enchaînés et une canicule omniprésente, cette 19e édition a autant marqué les corps que les esprits. Mais une fois encore, Clisson a prouvé que le "metal" dépasse la musique : une immersion totale, inclusive et profondément humaine.


14h15. Arrivée sur le site et déjà plus de 35°C affichés.


Le Hellfest change au fil des années, tout comme son public. Mais cette année, c’est bien le climat qui dicte ses règles. Sur les allées brûlantes, les festivaliers cherchent désespérément des zones d’ombre. Personne n’est épargné : fans, bénévoles, artistes… tous doivent ralentir le rythme. Pour certains, la chaleur devient un véritable obstacle. Des litres d’eau et des kilos de glace italienne sont consommés. Pas de bière (jusqu'à la délivrance du dimanche soir)


Jeudi – Mise en jambe sous haute température


Pour ma part, le programme initial des 4 jours ne sera pas tenu. Mais c’est souvent dans ces imprévus que naissent les meilleures découvertes. Cette année encore, cette règle sera vérifiée. Direction les Mainstages pour mon premier concert qui démarre tout juste !



WE CAME AS ROMANS.

Les Américains livrent un set calibré mais efficace. Leur metalcore mélodique, porté par des refrains fédérateurs et une émotion palpable, fonctionne immédiatement sur un public déjà acquis à leur cause. Les festivaliers sont déjà au taquet, au rendez-vous à 16h pour le début des hostilités. Il faut dire qu'un grand nombre d'entre eux est déjà là depuis la veille en mode "warm up" avec une Hellcity déjà bien animée.


ALICE COOPER, maître du shock rock incontesté qui déroulera son show théâtral avec une précision chirurgicale. Guillotine, personnages, mise en scène… tout est là. Côté photo, c’est un régal. Un spectacle intemporel qui rappelle pourquoi il reste une légende absolue. Alice a encore de beaux restes et il mérite encore sa place sur le festival et en Mainstage.



Dans un registre totalement différent, DEEP PURPLE, avec Rod EVANS du haut de ses 80 printemps, occupe la scène tout comme Alice Cooper. Les pionniers du hard rock délivrent une performance solide, portée par une musicalité irréprochable. Malgré le poids des années, l’énergie est intacte et les classiques résonnent toujours avec la même force.


Après une pause bienfaisante (douche, canapé, doliprane), je suis de retour dans l'arène pour BMTH (Bring Me The Horizon) incontournable dans ma liste des concerts de cette édition. J'avais eu la chance de les photographier en 2022, ce ne fut malheureusement pas le cas cette année !

BMTH en 2022
BMTH en 2022

BMTH impose son univers en pleine (r)évolution entre post hardcore, metalcore et électro. Production massive, visuels soignés, Oli Sykes en maître de cérémonie : un spectacle moderne et conçu pour les grandes scènes. Un duo inattendu avec Will RAMOS de Lorna Shore a ajouté une touche de folie supplémentaire à un show déjà bien enflammé. Le groupe a clairement marqué les esprits. Je suis refait (comme disent les djeuns, que je ne suis plus ;-)

BMTH en 2026 (headline)
BMTH en 2026 (headline)

*** SEQUENCE EMOTION ***

Oliver SYKES fait part de sa fierté de repasser (2022) au Hellfest cette fois-ci en headliner (tête d'affiche). Il semblait ému et honoré de clôturer cette belle première journée !


En parallèle des Mainstage, cette permière soirée du festival s'est terminée pour moi en mode "plus underground" avec trois découvertes sur Temple et Altar :

FEUERSCHWANZ, un ovni folk metal festif, entre humour et puissance. Le groupe allemand joue la carte du second degré avec une efficacité redoutable. Le public accroche immédiatement, porté par des refrains fédérateurs et une ambiance médiévale décalée. Des fins connaisseurs étaient présents. Beaucoup de public chantait leurs chansons !


RIVERS OF NIHIL, changement radical d’atmosphère avechttps://www.you

tube.com/live/z8b14lDbbb0?si=r-dQ9mgczNzRDPdX ce groupe de death metal progressif. Technique, sombre, dense… leur musique demande de l’attention mais récompense largement l’écoute. Une prestation immersive et exigeante. WINTERFYLLETH, le black metal atmosphérique des Britanniques vient conclure la soirée sur une note introspective. Ambiances glaciales, riffs hypnotiques… un moment suspendu malgré la chaleur ambiante.

Pas d’IGORRR cette fois-ci — il faudra faire des choix et le marathon ne fait que commencer. Alors, au lit pour reprendre quelques forces avant de redémarrer demain vendredi ... et de bonne heure !


Vendredi – La montée en puissance


Séances quotidiennes de YOGA organisées par METAL WORKOUT
Séances quotidiennes de YOGA organisées par METAL WORKOUT

Réveil difficile. Mais la curiosité l’emporte avec une session de YOGA METAL, le réveil matin sous la direction de Sylvie et de l'œil aiguisé de Yann HEURTEAUX (Coach sportif et guitariste de Mass Hysteria)

Surprise : ambiance zen, sans blast beats. Une bulle de respiration dans un environnement qui ne se prête par forcement, a priori, à ce genre de pratique. Il fallait oser le faire !

(Bravo Stéphane ;-) boss de Metal Workout)

Le vendredi 19 juin, il est à peine midi, et c'est au tour de WAKE THE DEAD d'ouvir le Bal sur la Warzone. C’est déjà plein. Pas de round d’observation. Le public répond présent dès 11h00. Wake The Dead va frapper fort. Hardcore direct, sans détour. Ça joue vite, ça tape sec. Les premiers circle pits se forment. La machine est lancée et ne s'arretera que 40 minutes plus tard ...


Cap ensuite sur la Valley avec YAROSTAN. Groupe repéré lors de l'écouté de la playlist QOBUZ du Hellfest. C'est validé en live !

Le groupe installe une ambiance dense, entre black atmosphérique et envolées post-metal. C’est subtil, immersif. Une vraie respiration maîtrisée dans le chaos ambiant.


Pause rapide côté food corner. Offre très variée, plutôt propre et de qualité. Fraîcheur de mise surtout avec la chaleur ambiante ...


Retour sous Temple avec PONTE DEL DIAVOLO. Ambiance lourde. Presque occulte. Le doom des Italiens prend son temps, étire les tensions. Le public décroche du tumulte extérieur. Une belle parenthèse sombre et efficace. Une belle découverte ! Bravissimo

Changement radical avec CARACH ANGREN. Place au black metal symphonique. Au départ ce n'est pas ma tasse de thé (certains qui me connaissent bien pourront le confirmer) pour Théâtral, narratif, intense. Chaque morceau raconte une histoire. Mise en scène, présence, précision. Le groupe saura capter l’attention de leurs fans du début à la fin.

En fin d’après-midi, virage grand public avec HELLOWEEN sur la Mainstage. Power metal fédérateur. Refrains repris en chœur, solos propres, sourire aux lèvres. Malgré la chaleur, la foule suit. Une belle vague d’énergie positive.


Dans un autre registre, ULTRA VOMIT explose les codes. Les Nantais jouent à domicile. Humour, second degré, mais exécution irréprochable, comme à chaque fois. On pourra toujours critiquer l'esprit potache et les vannes graveleuse des gars de UV. Ce que l'on ne leur retira pas c'est la qualité d'interprétation et la présence scénique du groupe. Le public est conquis. Ça chante, ça rit, ça mosh. Une bulle de fun parfaitement maîtrisée.



Puis vient SEPULTURA. Légende vivante. Un son massif, une intensité toujours intacte. Thrash, groove, engagement total. Le groupe ne triche pas. Et ça se sent.

La prestation de Sepultura au Hellfest 2026 restera comme l'un des moments les plus émouvants de cette édition. Dans le cadre de sa tournée d'adieu, le groupe brésilien a offert un concert d'une intensité remarquable, mêlant puissance, précision et émotion. Des classiques tels que Refuse/Resist, Arise, Ratamahatta et l'incontournable Roots Bloody Rootsont déclenché une ferveur exceptionnelle dans le public. Véritable pionnier du metal moderne, Sepultura a reçu un hommage à la hauteur de son héritage, concluant son passage à Clisson dans une communion poignante avec les festivaliers.

La tension grimpe encore avec MALEVOLENCE qui a confirmé au Hellfest 2026 qu'il faisait désormais partie des valeurs sûres de la scène metal contemporaine. Les Britanniques ont livré un concert d'une intensité impressionnante, alternant riffs massifs, passages hardcore dévastateurs et mélodies accrocheuses. Porté par une présence scénique énergique et une communion permanente avec le public, le groupe a enchaîné les titres avec une maîtrise redoutable, déclenchant mosh pits et wall of death tout au long de son set. Une performance puissante qui confirme l'ascension de Malevolence parmi les formations les plus incontournables de la nouvelle génération metal.

MALEVOLENCE
MALEVOLENCE



PETIT TOUR DU CÔTÉ DE LA HELLSTAGE

Première claque pour moi sur la Hellstage avec AB NATURAL. Formation française entre hardcore et metalcore, le groupe balance une énergie brute, portée par des riffs tranchants et une présence scénique sans filtre. Sur cette scène dédiée aux émergents, ils confirment qu’ils ont clairement le potentiel pour passer à l’échelon supérieur.

*** Mention spéciale ***

pour le chant (énervé) en français ... et ça le fait plutôt pas mal !


Plus tôt dans la journée, je suis de passage par la Hellstage pour FELO SKURT. Projet hybride. Rap, DJ, guitare électrique. Choisi parmi plus de 2000 candidats du tremplin SCPP (Société Civile de Production Phonographique). On constate une volonté claire d’ouverture du Hellfest vers d'autres contrées musicales. Sur scène, l’énergie est là. Mais les réactions sont contrastées. En effet, FELO prendra la fin de set, prise de parole. Le message est clair. Dénoncer des propos racistes subis pendant le festival. Un moment fort. Nécessaire.

Parce que derrière les riffs et les décibels, le metal reste une culture. Et qu’elle doit continuer à évoluer sans discrimination. Interview à venir !


C'est par hasard que je vais passer près de la Hellstage au moment où Embryonic Autopsy passe. la qualité du son et la technicité du groupe va m'interpeller. N'étant pas un grand fan de brutal death je ne connaissais pas. A ma grande surprise ce groupe n'est pas novice. Ils revenaient du Graspop où ils avauent joué la veille.....très étonnant de les voir performer sur cette petite scène de groupe "émergeant" devant un public de badauds. ..




Samedi – Une sacré belle cuvée (journée)


Troisième jour. La fatigue est là. Moins de dispersion. Les choix sont meilleurs. Les sensations aussi. Clairement, mon pic du week-end.

Début de journée avec Amenra. Claque monumentale. Pas de surprise. Je les avaient découvert en 2023 sur cette même scène de la Valley et depuis ça tourne en boucle dans le walkman.

Le collectif belge impose un rituel plus qu’un concert. Lent. Intense. Habité. Chaque note pèse. Chaque silence aussi. Le public est figé (pas tout le monde malheureusement, toujorus des perturbateurs non initiés qu'il faut remettre en place ...). Captif. Un moment hors du temps.

Direction ensuite Cabal. Changement de registre. Violence pure. Deathcore compact, ultra maîtrisé. Ça cogne fort. Très fort. Aucune respiration. Juste de la tension. La fosse répond immédiatement.

Autre claque avec les rennais de Fange, l’ambiance devient encore plus lourde. Sludge abrasif. Sale. Oppressant. Je pensais qu'AMENRA détenait le sacre de la mal aisance mais non, je crois bien que les rennais leur ont ravi cette place.

Le trio français écrase tout sur son passage. Un mur de son. Une sensation d’étouffement maîtrisée. C’est dense. C’est brutal. Et ça fonctionne très bien !


mention spéciale à Lomax, frontman, qui gesticule tellement sur scène que c'est une mission de le shooter convenablemement ...


Place à Kubai Khan TX. Groove massif. Hardcore moderne.

Le groupe américain balance des riffs qui frappent immédiatement. Chaque break est une décharge. La connexion avec le public est instantanée. Une des grosses énergies de la journée.

Virage radical avec Non Est Deus. Black metal frontal. Pas de compromis. Pas d’ouverture. Une approche directe, froide, presque clinique. "Tombé dessus" totalement par hasard je découvre! Le public est plus restreint, mais totalement engagé.


Retour à une expérience plus sensorielle, cette fois je maitrise plus le sujet avec Sidi Larsen, Electro metal industriel, appelé en secours suite à l'annulation de STATIC-X pour cause de santé. Et comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est avec une grande joie que j'accueille cette annonce.

Cela faisait 10 ans que les toulousains n'avaient pas foulé la Mainstage du Hellfest. Cela tombe à point nommé à la veille de leur tournée des 30 ans qui se profile en 2027. Et pour le coup ils n'ont pas fait semblant pour ce coming back clissonais. Cela me fait un peu penser à la prestation sur cette même scène, il n'y a pas si longtemps que ça, des français de Mass Hysteria qui avaient déjà tout retourné et marqué les esprits des festivaliers avertis ou non. Des paroles à textes, engagées avec comme thème central l'écologie, la solidarité, l'inclusion, ou encore l'adelphité, la sororité. beau programme en tout cas ... Bravo les toulousains !


On parle de nouveau genre sur les scènes du Hellfest, Slay Squad en ai l'un des exemples. Ovni total. Fusion, crossover, attitude. Ça groove, ça rappe, ça cogne. Une hybridation assumée qui divise… mais qui marque. Le public réagit.

J'ai envie de dire : vive l'ouverture d'esprit et le mélange des genres !

Je voulais assister au concert de Limp Bizkit, mais je n'ai pas eu le courage de me rendre sur place pour les voir sur scène. C'est allongé par terre, souffrant au bar VIP, que j'ai regardé le début du set des Américains. Décevant. J'ai trouvé cela... mou et Fred DURST n'a pas vraiment offert, selon moi, sa performance habituelle sur scène. Était-ce la fatigue ou la chaleur ? Ou bien était-ce moi, derrière mon grand écran, qui n'ai pas su apprécier leur prestation ?

*** Annulation de dernière minute / radio ragot / radio moquette ***

Ces derniers jours, il a été annoncé que Tom Morello, qui avait annulé son concert parisien peu avant Clisson, a également confirmé son absence au Hellfest (l'annulation à Clisson était fortement pressentie). Cette information a été rapidement confirmée. Plus tard, il a été révélé que Tom Morello avait annulé pour être auprès de sa mère de 102 ans, en fin de vie.


Le groupe Max Cavallera (CHAOS AD) a eu un accident de la route avec le bus de tournée en revenant du GRASSPOP. Ce qui l'a empêché de se produire comme prévu. Remaniement en urgence du line up de la journée par la production du Hellfest (chapeau bas !)




Dimanche – Dernière ligne droite, derniers frissons


Dernier jour. Les corps accusent le coup.

Les visages sont marqués, les jambes lourdes. Mais l’envie est toujours là. Celle de profiter jusqu’au bout, de gratter les dernières sensations avant la redescente.


Le Hellfest, le dimanche, a une saveur particulière. Un mélange d’épuisement et de lucidité. On ralentit parfois… mais on choisit mieux.

Retour progressif vers les scènes avec une approche plus instinctive que programmée. On se laisse porter. Sur les scènes secondaires, plusieurs groupes viennent confirmer que la richesse du Hellfest ne se joue pas uniquement sur les têtes d’affiche. Les formats sont parfois plus courts, mais l’intensité est bien là.


Les découvertes s’enchaînent encore, dans des styles variés. Certains groupes misent sur la technicité pure, d’autres sur l’émotion ou la brutalité. Ce brassage permanent reste l’une des grandes forces du festival : passer d’un univers à l’autre en quelques minutes, sans jamais perdre en cohérence.

ARCHITECTS
ARCHITECTS

Face aux scènes principales, la fatigue disparaît presque miraculeusement lorsque les premiers accords résonnent. Le public, moins dense que les jours précédents en apparence, reste néanmoins extrêmement engagé. Chaque morceau est vécu comme un dernier moment. Cette dernière journée se déroulera, pour ma part, sur les mainstage. Une journée sous le signe du metal moderne/ metalcore. Des jeunes français de REVNOIR aux darons de ARCHITECTS.

REVNOIR
REVNOIR
Revnoir, Démarrage en douceur mais avec élégance. Revnoir ouvre la journée devant un public encore en phase de réveil.Le set est court mais efficace : une ambiance aérienne, presque introspective, qui tranche avec la chaleur déjà bien présente sur Clisson.👉 Un opening parfait pour entrer progressivement dans le tempo de la journée. Resolve On change totalement d’intensité. Resolve vient réveiller les corps et remettre les cerveaux à l’endroit.Le metalcore du groupe fonctionne immédiatement : énergie, précision, refrains accrocheurs. Les premiers circle pits apparaissent, la machine Hellfest est lancée.

President Surprise et curiosité autour de President. Le public répond présent, intrigué.Le groupe délivre une performance solide, avec une vraie identité scénique et une montée en puissance progressive. Un set qui confirme la capacité du Hellfest à mettre en avant des propositions singulières.
RESOLVE
RESOLVE

Architects Changement de registre avec une performance plus dense et moderne. Architects offre un set puissant et précis, avec une production sonore massive. Le groupe confirme son statut de poids lourd du metal contemporain. déjà passés en ..... Bad Omens Ambiance plus sombre et immersive. Bad Omens apporte une dimension presque cinématographique avec un set maîtrisé et une identité visuelle forte. 👉 Un moment hypnotique, alliant émotion et intensité contenue. Comparable à BMTH le jeudi. Pas d'improvisation dans leur set, une scénographie soignée. Une qualité sonore irréprochable. The Offspring Clôture grand public et ultra fédératrice. The Offspring enchaîne les classiques dans une ambiance de fête géante. Le public chante du début à la fin, transformant la Mainstage en karaoké XXL. 👉 Le final parfait : accessible, explosif, et terriblement efficace.


Pour terminer ces 4 journées, je vais m'octroyer une petite visite des installations PMR-PSH du site avec Cindy PAJOT, responsable RSE du Hellfest.



À l'entrée du festival, l'espace PMR-PSH ne désemplit pas. Une équipe de bénévoles accompagne les festivaliers en fauteuil, les personnes souffrant de maladies invalidantes, de handicaps sensoriels ou invisibles. Direction les plateformes aménagées, les espaces de repos climatisés ou les points de rafraîchissement.


« On pense souvent uniquement aux fauteuils roulants. En réalité, nous accueillons aussi des personnes autistes, malvoyantes, malentendantes ou atteintes de maladies chroniques », explique un bénévole.


Sous cette chaleur, les risques augmentent. Fatigue, déshydratation, coups de chaleur... Pour certains festivaliers, la canicule peut rapidement devenir un obstacle supplémentaire.

Face aux scènes, les plateformes offrent une meilleure visibilité mais aussi quelques équipements devenus précieux : ombrelles anti-UV, casques anti-bruit, prises électriques pour les fauteuils ou les respirateurs, distribution d'eau.

Intéressant aussi, et je l'ai ai testé pour vous : les appareillages d'audio description et les gilets vibrants.


À quelques mètres, un binôme attire le regard. Grâce au dispositif d'accompagnement, un aidant permet à un festivalier en situation de handicap de vivre pleinement les concerts. Ils avancent dans la foule avec le même sourire que les milliers d'autres fans de métal.


Le contraste est frappant. D'un côté, une ambiance électrisante devant les scènes (j'en reparle un peu plus bas). De l'autre, une organisation discrète mais cruciale qui permet à chacun de profiter de la fête. Le Hellfest ne se contente pas d'être un festival accessible. Il vise à faire oublier, le temps d'un concert, les obstacles que rencontrent quotidiennement les personnes en situation de handicap. C'est la mission quotidienne du Réseau Auxilife, mécène PMR-PSH du Hellfest.

La chaleur extrême de cette année souligne une réalité évidente : l'accessibilité ne se résume pas aux rampes ou aux plateformes. Elle inclut également le confort, l'accès à l'eau, les zones de repos, la prévention des risques sanitaires et l'attention envers les personnes les plus vulnérables.

Au Hellfest, cette inclusion se vit autant dans les décibels que dans les gestes silencieux.


Pas de feu d'artifice en clôture cette année, en raison de la canicule. Cependant, nous avons assisté à un très beau spectacle après la cérémonie en hommage à Ozzy OSBOURNE. Je n'ai donc aucun regret. J'ai également eu l'incroyable opportunité de me retrouver (tout à fait par hasard) en haut de la grande roue juste au moment où le feu d'artifice était lancé ! Si j'avais voulu le faire exprès...



Épilogue – Le rideau tombe

Cette 19e édition restera marquée par une chaleur extrême.

Elle a également révélé un Hellfest toujours plus structuré, avec une évolution constante, capable d'intégrer des enjeux essentiels comme l'accessibilité et l'inclusion sans jamais perdre son ADN.

Sur le plan musical, une édition dense et exigeante, laissant une vraie place à la découverte, aux croisements de genres et aux propositions hybrides.

Sur le plan humain, surtout, une expérience collective intense car derrière les riffs saturés et les décibels, il y a autre chose : une communauté qui se renouvelle. Une énergie. Une respiration. Mon bilan reste le même chaque année : je repars avec des groupes que je ne connaissais pas, plein de découvertes dans mon panier. Toujours plaisant de voir les grandes têtes d'affiche, mais les mainstages bondées ne permettent pas toujours d'apprécier pleinement ces concerts. À l'inverse, ces groupes de niche sur des scènes plus accessibles, c'est ce qui me plaît dans cette expérience du Hellfest. Vive la culture, vive la musique, vive les musiques alternatives et extrêmes.


Et au moment de quitter Clisson, une seule certitude :

On reviendra avec grand plaisir pour l'édition anniversaire des 20 ans en 2027.

Inch'Allah !


Ben TARDIF

pour BGP MUSIC LIVE



RIVERS OF NIHIL (USA)

YAROSTAN (FR)

WAKE THE DEAD (FR)

WE CAME AS ROMANS (UK)

WINTERFYLLET (UK)

ULTRA VOMIT (FR)

THE DWARVES (USA)

THE HIVES (SW)

THE BONES (UK)

SLAY SQUAD (USA)

SIDILARSEN (FR)

SEPULTURA (BRA)

REVNOIR (FR)

RESOLVE (FR)

PONTE DI DIAVOLO (IT)

NON EST DEUS (D)

KUBLAI KHAN TX (USA)

EMBRYONIC AUTOPSY (USA)

HELLOWEEN (D)

FEUER SCHWANTZ (D)

FELO SKURT (FR)

FANGE (FR)

DEEP PURPLE (UK)

CARACH ANGREN (NL)

CABAL (DK)

BRING ME THE HORIZON (UK)

THE ARCHITECTS (UK)

AMENRA (B)

ALICE COOPER (USA)

AB NATURAL (FR)


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