Live report : Ashen - Le Molotov, Marseille 19/09/2025
- Marco POD

- 2 oct. 2025
- 4 min de lecture

Cours Julien un vendredi soir. C’est au Molotov, cœur musical et alternatif de Marseille, qu’Ashen nous donne rendez-vous pour un concert complet depuis plusieurs semaines.
Le concert est co-organisé par Mvrkfest et le Molotov.
Avec ses 200 places, cette salle culte est un véritable acteur local. Elle programme sans relâche des artistes émergents comme confirmés, français ou internationaux, toujours à des tarifs accessibles (jamais plus de 20 €). Un lieu d’utilité publique donc.
On savait déjà la date complète, on sait maintenant le public impatient à en juger la file d’attente avant l’ouverture.
Première fois pour moi au Molotov… enfin presque : je réalise que j’ai déjà fréquenté cette salle il y a vingt ans, à l’époque où elle s’appelait encore le Balthazar.
Le lieu est atypique : plafond bas, scène surélevée d’à peine 30 cm, donnant une sensation de confinement et de proximité incroyable avec le groupe.
J’ai naïvement pensé à voix haute qu’il ne devrait pas y avoir de slameur ce soir, ce à quoi je me suis entendu répondre , « c’est ce que tu crois…»
Effectivement des images me reviennent de Landmvrks venu fêter leur 10 ans de carrière en janvier dernier avec des photos de slameurs les pieds au plafond .
Dans le public, plusieurs figures de la scène marseillaise : des membres d’Aurore, de Bad Tripes… Bref, le rendez-vous immanquable pour tous les metalheads phocéens
Première partie : Ghetto Paradise

La soirée s’ouvre avec Ghetto Paradise, formation marseillaise menée par Mélodie au chant. Dans un style très nu-metal 2000’s, le groupe y incorpore du scream dans un chant à fleur de peau. On ressent les influences Deftones (Sands of Time) et System of a Down (G.H.B.).

Le groupe tabasse fort, mais avec émotion et nostalgie. Effectivement il y a bien des slams , effectivement il y a bien des circle pits, effectivement le public est déjà bien chaud.
Le set est ponctué d’une cover de KoЯn, Falling Away From Me, reprise en chœur par la salle entière.
Peu de morceaux en ligne sur les plateformes pour l’instant pour ce groupe formé fin 2024 mais ils viennent tout juste de boucler une campagne de crowdfunding pour financer leur premier Album « Ten years »
A suivre donc !
Ashen

Une semaine avant ce concert , Ashen sortait leur premier album Chimera. Une semaine c’est suffisant pour l’adopter et ça tombe bien le groupe a prévu de jouer une majorité de nouveaux morceaux.

Chimera, l’album, est une vraie réussite et mérite une chronique dédiée.
Sur scène c’est justement Chimera, le morceau, qui est joué en premier.
Explosion immédiate dans la salle où chacun cherche l’équilibre à chaque mouvement de foule, pas de crash barrière ici alors on gaine pour éviter la chute sur la scène.
Le groupe est très communicatif et enchaîne les morceaux au même rythme que les wall of death avec deux anciens morceaux dont le mélodieux Angel .
Vient alors Crystal Tears qui est probablement le morceau le plus connu du nouvel album, d’une part du fait de la réalisation impeccable du clip de l’incontournable Bastien Sablé mais c’est surtout le feat inattendu avec Will Ramos (Lorna Shore) lors du dernier Hellfest qui lui a offert un écho retentissant .
Le chanteur Clem réclame un wall of death, le public s’exécute, dans les deux sens du terme.
Un peu plus tard, Ashen se lance dans la reprise de Smells Like Teen Spirits. Le public exulte. Personnellement, je reste partagé : la reprise fait le job pour exciter la salle, mais Ashen dispose désormais de suffisamment de titres forts pour s’en passer, surtout quand un morceau comme l’excellent Nowhere est laissé de côté. À ses débuts, AqME reprenait Heart-Shaped Box, avant d’abandonner la cover dès leur deuxième album. Pour moi, Ashen a franchi ce cap. Mais si c’est un choix artistique alors on ne peut que se soumettre.
Cover me red, et son « motherf#cker » digne d’un Chris Motionless, aura raison de la digue que formait le premier rang, jusqu’à en casser le pied de micro de Nathan.
On arrivera tant bien que mal à le remettre en place, sans garantir la réparation.
Outlier clôture le set principal, avant un rappel avec Living in Reverse. Tout comme sur l’album, le morceau vient refermer la soirée sur une note intimiste, presque ballade 90’s. Un « au revoir » parfait, permettant au public de redescendre après un déchaînement d’énergie.
Le groupe ne feindra même pas un retour en loge, il descendra directement de la scène vers le stand de merch pour le plus grand bonheur des fans.

Ce même vendredi, un mastodonte américain mettait ses billets en vente pour près de 200 €, le prix de la nostalgie. En comparaison, vivre un concert d’une telle intensité pour 14 € a fait de chaque spectateur un privilégié.
Avec Chimera, Ashen est taillé pour la route avec un set solide qui marque les esprits.L’affiche de la tournée Chimera et la set list font mention d’une « part.1 » on a déjà hâte de les retrouver pour le 2eme round.
Marc POD
pour BGP MUSIC LIVE
Set List :
INTRO
CHIMERA
ANGEL
SAPIENS
CRYSTAL TEARS
DESIRE
MEET AGAIN
ALTERING
SMELLS LIKE TEEN SPIRITS
SACRIFICE
OBLIVION
CHIMERA’S THEME
COVER ME RED
OUTLIER
LIVING IN REVERSE
Portfolio de la soirée (Marc POD)
[Photography Fact]
La configuration de la salle justifiait l’utilisation d’un ultra grand angle . C’était équipé d’un Viltrox 16mm f1.8 que j’ai couvert la plupart des photos de ce reportage, un essai convaincant pour cette focale fixe plein format.
Attention : bien penser à utiliser l’écran et non le viseur pour ne pas se laisser surprendre par la proximité avec les acteurs de la scène.
Clem arborait un magnifique haut en résille avec un visage en son centre. Avec la détection de visage activée sur mon boîtier c’est bien sûr le t-shirt que se sont faites mes premières mise au point. Heureusement corrigé rapidement en choisissant un collimateur plus petit.
Le Molotov dispose d’un fumoir interne qui a une vitre donnant directement sur le côté de scène, permettant à ceux qui clopent de profiter du concert. L’accès à cette salle m’a permit de varier les plans pour enfin shooter le batteur de Ghetto Paradise. Impossible de réitérer la chose avec Tristan d’Ashen, le fumoir portant à ce moment-là bien son nom. Promis les batteurs je ne vous boycotte pas, vous êtes juste difficile à attraper.






































































































































































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