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Live Report du MUSCADEATH 2023 - une édition en demi-teinte ...

Dernière mise à jour : 26 oct. 2023



Le Muscadeath est un petit festival qui fête ses 20 ans, organisé par Canage Asso (Muscadeath et fête de la musique), L’association se compose de : BENOIT DENIS (Président), MANUE DENIS (Trésorière) et GHISLAIN MECHINEAU, tous membres du groupe de Necrown.


Après avoir organisé plusieurs café-concert (depuis 1998) dans la région, Necrown a décidé de fonder l’association CARNAGE ASSO MUSCADEATH en 2002.

L’asso organise des concerts notamment le MUSCADEATH qui a lieu une fois par an fin septembre-début octobre. De plus, elle participe activement depuis 1999 à la fête de la musique de Vallet en ayant sa propre scène Metal extrême et deuxième dédiée au punk/rock/Metal depuis 2014. Elle comptabilise, aujourd’hui, 160 bénévoles qui travaillent pour cet évènement dans la salle du Champilambard à Vallet (44), au sud-est de Nantes et à 10 Km du Hellfest.


L’histoire du festival débute en 2004 sous le format d’une seule journée avec des petits groupes locaux ou émergents, sa version originale du festival était plus un festival entre potes, très axé sur le Death Metal, Grind Core, Brutal Death.

En 2016 l’asso monte en compétences et commence à faire venir de belles têtes d’affiche internationales avec notamment : NAPALM DEATH, GRAVE, VOMITORY, MARDUK, CARCASS, etc.

En 2021 changement de formule par le passage à deux jours. Le festival commence à se diversifier en faisant venir des groupes de Black Metal. Petite prise de risque mais payante : ce qui a pour résultat d’attirer plus de monde, et assurer la survie financière qui lui permet de perdurer. Le Muscadeath a toujours connu un problème de fréquentation comme tout festival. Mais force est de constater que depuis deux ans la fréquentation est en hausse. Ce n’est pas chose courante pour un petit festival de Metal Extrême de perdurer et évoluer depuis 20 ans.



 


Vendredi on commence les réjouissances avec les Nantais de CIRCLES OV HELL (Symphonic Black/Death Metal) avec Damned, Janus, Cide et Kratos, bon set.

Suivi par les Parisiens de MOON REICH avec leurs Black Metal, vu dernièrement au Motocultor, bon ben il n’y a pas grand-chose à dire, c’est bon et bien fait. Le troisième à passer n’est autre qu’AORLHAC Black Folklorique d’Aurillac, comme ça faisait un moment que je voulais les voir en petite salle, c’est chose faite, une chose est certaine c’est qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer avec eux en live. Les quatrièmes à fouler la scène est les Marseillais d’ACOD avec leur Death / Thrash / Black Metal, passés au HF de cette année avec un son plus que moyen, les voir ici est un vrai bonheur, les Avant derniers à passer ce sont les Valentinois de NECROWRETCH (Death/Black Metal), j’aime assez ce qu’ils font, mais je reste sur leur concert de 2018 au Motocultor. On termine avec les Hollandais de GOD DETHRONED avec leur gros Death Metal assez mélodique, bref une bonne petite claque pour finir le premier jour.


 

Samedi, on commence les hostilités avec les Nazériens d’ATROCIA et leurs Death Metal. Ça faisait un moment que je ne les avais pas vu sur scène et, ça fait plaisir. Ils furent suivis sur scène par les Bordelais d’IRON FLESH Death Metal. Musicalement c’est pas mal, même si ce n’est pas ce que je préfère, ça reste à voir sur scène. On poursuit avec les Newyorkais d’ESCUELA GRIND Grindcore old school et new school, bien. La vocaliste du groupe est assez difficile à suivre. Un tout petit bout de femme avec une Energie intense, la surprise est totale. Je ne sais pas sur quel voltage elle fonctionne, mais c’est impressionnant. Le suivant n’est autre que les Lillois de SKELETEHAL. Ils servent un Death Metal assez extrême, bon set. Je termine avec les Nancéiens de BLOCK HEADS Death Metal/Grindcore. Ça vaut le coup de les voir, même si à la fin le public monté sur scène, nous a bouché la vue. Et ne parlons pas de ceux qui veulent faire du body surfing sans personne devant la scène.


PETIT BILAN à chaud du Festival !


Au niveau organisation, c’est une affaire qui roule. Certes, au bout de tant d’années ce serait dommage de ne pas être organisé, mais il faut reconnaître que c’est nickel, même si le président de carnage asso n’a plus un cheveu sur la tête.

Le festival par sa situation dispose d’atouts considérables avec son immense parking extérieur, où se garer est facile, la bière est à un prix plus que correct (entre 3 et 4€, les sandwichs sont à 7€). La disposition des zones est bien pensée : à savoir, à l’intérieur (l’espace concert, l’espace merchandising), à l’extérieur, la restauration (organisée par l’asso), un second bar) et l’espace repos (ce dernier mériterait d’être agrandi avec plus de places assises)

L’ambiance est toujours bon enfant. Mais, un des points négatifs, c’est un problème récurrent de son (chanteurs n’ayant plus de micro, guitares inaudibles, excès de basses, etc.), mais il faut le reconnaitre de grands festivals rencontrent aussi ce problème.


Coté photographie, là ça se complique. L’absence de crash-barrières obligent les photographes à shooter dans le public. C’est sportif car en plus de se concentrer sur la prise de photos, nous devons nous protéger des pogos qui se concentrent en devant la scène au milieu ; pas d’alternative : soit se protéger ou protéger le matériel.


Depuis toujours, sur scène, il y a un problème récurrent de fumée. Bien sûr, il en faut, mais, au Muscadeath c’est une marque de fabrique. Côté éclairage, cela toujours été compliqué aussi côté scène. Cela fait cinq ans que j’y vais en tant que photographe et que je fais la remarque (et je ne suis pas le seul photographe à me plaindre) mais rien ne change vraiment. C’est dommage.


En remerciant Benoit de son accueil impeccable et en lui expliquant les raisons de mon départ avant la fin du festival en raison des conditions d'éclairage vraiment mauvaises...

Je quitte le festival précédé de peu par Pascal, photographe aussi, et ce malgré toute l’estime que je leur porte et tout le travail effectué avec l’asso et les bénévoles, je trouve regrettable que les remarques des bénévoles que nous sommes (les photographes) ne soient pas prises en compte. Frustrant.


Je me pose la question d'y retourner en tant que photographe. Les choses sont dites.


Franck Sinatrash

pour BGP MUSIC LIVE


Portofolio - Diaporama

@FranckSINATRASH

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