• Klo.

Live Report GET THE SHOT @Machine du Moulin Rouge - Paris le 11.10.22

Dernière mise à jour : 6 nov.


Crédit photo : Steph Pictures


Il y a bien des façons de passer un mardi soir ennuyeux, mais assister à un plateau de punk hardcore n’en fait définitivement pas parti !

C’est donc joyeusement que je me suis rendue ce mardi 11 octobre 2022 à la Machine du Moulin Rouge, avec au programme, un casting cinq étoiles : Dying Wish, Get the Shot, Terror et Lionheart. Rien que ça.

C’était la première fois que je m’y rendais et, en toute honnêteté, j’ai apprécié l’expérience. Lovée contre le mythique cabaret, cette salle est spacieuse (750 places environs) et – surtout – nivelée ! Un bonheur pour tous ceux qui, comme moi, appartiennent à l’espèce des hobbits.


 

Credit photo : Official Facebook page


DYING WISH

Parlons musique maintenant. Le premier groupe à entrer en scène était les Américains de Dying Wish. Une formation de punk hardcore (on s’en serait douter) avec de bonnes influences Metal. La gent féminine y a été dignement représentée par la chanteuse Emma Booster, même si – ne nous mentons pas- on est loin de la parité. J’avoue avoir eu du mal à rentrer dedans, au début. Peut-être car la soirée ne faisait que commencer. Néanmoins, au cours des 30 min de set, l’énergie du groupe a fait son effet et m’a donné une furieuse envie de headbanger. J’ai trouvé le growl de la chanteuse encore un peu fragile mais j’ai finalement été séduite par son chant claire et par une partie de batterie bien groovy. J’ai hâte de voir ce qu’ils proposeront par la suite.

Crédit photo : Steph Pictures


GET THE SHOT

Le cyclone Get the Shot s’est ensuite abattu sur cette pauvre Machine et a tout dévasté sur son passage. J’ai découvert la formation québécoise lors d’une de mes siestes de 14h au Motocultor 2019 et le courant est tout de suite passé. C’était comme insérer ses doigts dans une prise électrique. Le groupe possède une fan base solide. En effet, s’ils n’avaient pas le statut de têtes d’affiche, selon le baromètre T shirts, une bonne moitié du public s’était déplacée pour eux. Leur francophonie y était peut-être pour quelque chose mais je doute que cela suffise à expliquer leur popularité.

Ce gig se déroulait une semaine à peine après la sortie de leur nouvel album tout neuf Merciless Destruction(7 octobre 2022). Un évènement puisque le précédent, Infinite Punishment, remontait déjà à 2017. Néanmoins, la setlist n’a pas particulièrement privilégié cette nouvelle sortie puisqu’ils n’ont joué que deux morceaux issus de ce dernier, dont Divination of Doom, publiée en single un peu plus tôt dans l’année.

Fidèles à eux-mêmes, les Canadiens ont foutu un joyeux bordel dans la capitale avec la complicité d’une fosse survoltée. Le public était cordialement invité à monter sur scène et à slamer. Les stage divings s’enchaînaient, les chutes aussi - les fans de Videogags se seraient régaler. Les accidentés retournaient tout aussi secs dans les pogos, je suppose donc que rien de grave n’est arrivé à leurs squelettes.

Lorsque les premiers accords des classiques Faith Reaper puis Blackened Sun ont retenti, la transe sauvage dans la fosse s’est intensifiée. Même chose lorsque le chanteur de Lionheart est venu partager la scène le temps d’une chanson.

Get the Shot nous a livré une musique sans pitié, intensément cathartique. Un break bien mérité en pleine semaine de travail. Seul petit reproche, ce court set de 30min m’a laissé un petit peu sur ma faim. Malheureusement, dans le cadre d’une soirée en quatre parties, c’était à prévoir.


Setlist :

· Rotting Idols

· Divination of Doom

· Faith Reaper

· Deathbound

· Blackened Sun

· Cold Hearted

 

Crédit photo : Steph Pictures


TERROR

La formation suivante était l’une des deux grosses têtes d’affiche de cette soirée. SI GTS a enflammé la fosse, Terror a jeté de l’huile sur le feu. Je n’étais pas très familière avec sa discographie mais cela ne m’a pas empêcher de profiter à fond de la performance. Quelques chansons sont particulièrement bien ressorties en live comme Pain into Power, Keep the Mouth Shut et Always the Hard Way. Les sonorités du groupe californien sont un mélange de Punk et de Hip-hop, assaisonné de bon gros Thrash des familles. Pas de dentelle donc, mais l’efficacité d’un rouleau compresseur…

Comme pour Get the Shot, Terror fêtait la sortie d’un nouvel album Pain into Power, qui n’était représenté que par deux titres dans cette setlist. Et ce, malgré un passage légèrement plus long (40 min).


Setlist :

· The 25th Hour

· Overcome

· Pain Into Power

· Sick Tight

· Spit my Rage

· Always the Hard Way

· Can’t Help but Hate

· One With the Underdogs

· Keep your Mouth Shut

· Keepers of the Faith


 


LIONHEART

Un changement de plateau plus tard, déboule le clou du spectacle, la première tête d’affiche. Lionheart, une formation qui a fêté ses 14 ans cette année. Pas vraiment des bleus. Ils ont l’expérience de la scène et cale se sentait : ils étaient en terrain conquis. Musicalement, LNHRT est un groupe de Metallic Punk Hardcore, j’ai cependant trouvé que l’influence Hip-hop se ressent plus que pour les artistes précédents. Depuis le deuxième show, la fosse ne s’était toujours pas calmée. Les spectateurs étaient toujours à moitié sur scène, à moitié dans le pit. Les titres Burn it to the Ground, DEATH COMES IN 3’S et LHHC étaient de vrais bangers comme on en fait peu. Un régal.


Setlist :

· Cali Stomp

· Burn

· DEATH COMES IN 3’S

· Trial by Fire

· Vultures

· Keep Talkin’

· Hail Mary

· LIVE BY THE GUN

· When I get out

· Still Bitter Still Cold

· Born Feet First

· Lock Jaw

· Love Don’t Live Here

· (You Gotta) Fight for Your Right (to Party!)

· LHHC


Avant de terminer ce petit live-report, je souhaitais dédier un petit mot à l’organisation et aux techniciens qui ont été d’une efficace redoutable : les deux premiers changements de plateau n’ont pas excédé 10min. Aucun accroc n’était à déplorer et franchement, avec quatre groupes programmés, c’était loin d’être une évidence. Je leur tire donc mon chapeau.


En quittant cette Machine, j’avais le tournis mais le sourire aux lèvres. Cette soirée était un bon shot de sauvagerie, un gros défouloir parfait évacuer toutes les frustrations accumulées depuis la fin des vacances. Que je connaisse les groupes en amont ou non, j’ai vraiment apprécié les shows. L’énergie sur scène comme dans la fosse était électrique. Un vrai bon moment.

C’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve bientôt pour le live report de Frog Leap au Trianon le 28 octobre prochain.

En attendant, portez-vous bien et surtout « keep your horns in the air » !


Ciao !

Klo.

Pour BGP MUSIC LIVE


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