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LIVE REPORT #Day2- Lions Metal Fest 1&2 juin 2024 @Lyon (69)

Dimanche 2 juin, c'est reparti pour un tour au LIONS METAL FEST !



Après une première journée qui a laissé des traces sur les organismes, que ce soit dans le pit, au bar ou sur la zone de camping, chacun se rafistole avec les moyens du bord en ce matin dominical couvert et frais si l’on considère que l’été pointe son nez dans trois semaines, pour non pas se rendre à l’office, mais pour affronter la deuxième journée du Lions Metal Festival qui s’annonce forte en émotions !


L’armée des bénévoles, qui, soit dit au passage n’est jamais contre une fiesta une fois les lights éteintes, s’affaire pour que tout puisse redémarrer sur de bonnes bases. Les bouches sont pâteuses, les dettes de sommeil pour lesquelles il faudra quelques jours pour les rembourser, sont visibles sur les visages, les yeux en trous de pines sont légion pour les damnés, je sais, celle-ci était facile ! Mais l’ambiance est toujours au beau fixe et les sourires effacent la fatigue des combats d’hier.


Le son des balances se fait entendre, le bar, qui a subi les assauts incessants la veille, a refait le plein, la sécurité est en place, les portes peuvent enfin s’ouvrir.

Forcément, le pit est plus clairsemé en ce début de deuxième journée lorsque Shotgun Logic, combo de thrashers lyonnais s’empare de la scène. Les locaux figuraient déjà sur l’affiche de la première édition et aujourd’hui, c’est malheureusement sans Jeremy derrière les fûts, faute à une fracture de la main, mais renforcé par Fabien, de Mind Imperium, que le groupe monte sur les planches.


Si tant est qu’il y avait besoin d’énergie pour lancer cette deuxième journée de festival, il n’aurait pas fallu chercher autre part. Les gars ne sont pas dans le calcul ou la retenue, ils livrent tout ce qu’ils ont dans le buffet, à fond de 6ème du début à la fin !


C’est rapide, incisif, bien ficelé et comme hier, c’est un groupe qui peut largement figurer plus haut dans l’affiche, foi de thrasher qui sommeille en moi ! Trois des quatre morceaux du dernier EP figurent sur la setlist du jour qui botte des culs à n’en plus finir.


Merci pour ce set endiablé, thrash ‘till death !

 

On poursuit avec un autre groupe rhônalpin, en l’occurence Mind Imperium qui prend le relais ! Le trio donne dans le Groove metal ou post metal façon Gojira et vient d’enchainer plusieurs dates en Angleterre et en Ecosse le mois dernier, c’est donc affûté qu’il se présente « à la maison » !


Arrivant après les thrashers énervés, il faut un peu de temps pour que le changement d’ambiance opère mais la puissance et la maitrise du trio affublé de lentilles oculaires fait son œuvre au sein du public et les plus de trente minutes du set passent rapidement, signe que leur metal a perfusé et atteint son auditoire.


Me concernant, la touche originale du week-end dans la programmation !


Les Roumains de Machiavellian God enchainent pour leur toute première date en France et de l’avis d’une grande partie du public et au vu du set qu’ils ont envoyé, ils ont des arguments à faire valoir pour arpenter les scènes d’Europe et d’ailleurs ! Se basant sur un death mélo sur lequel vient se plaquer des atmosphères tantôt doom voire parfois black, le groupe joue sa partition entre agressivité dans les riffs, tempos lourds et le côté guttural de la voix de Mihu ainsi que des ambiances plus planantes, pesantes et des mélodies sur lesquelles la voix claire fait merveille. C’est une belle découverte pour la plupart des festivaliers qui, c’est un signe, ont prolongé le moment lors de discussion et d’achats au merch !

Well done guys !

 

De la Transylvanie de Machiavellian God aux vikings, certes drômois, de Hrothgar, il n’y a qu’un pas ou plutôt une trentaine de minutes, le temps de changer de plateau ! A peine débarqués de leur drakkar, c’est dans un nuage de fumée que les guerriers de Hrothgar apparaissent sur scène avec l’envie d’en découdre à défaut de pouvoir distribuer des coups de haches et brûler des chaumières…


Et pas désarçonnés par le hic technique qui a fait quelque peu foirer leur enchaînement initial !


Qu’à cela ne tienne, fort d’une présence scénique et d’un certain charisme, Hrothgar conquiert le public à grand coup de death melo dans tout ce qu’il a de plus épique, façon Amon Amarth, profitant au passage pour distribuer de nombreux titres de leur dernière galette sortie l’année dernière et intitulée « Rise of Ragnarök ».

Ils ont même fait ramer le public, histoire de partager la ferveur qui les anime. Qui a dit qu’il fallait immanquablement regarder du côté de la Scandinavie pour trouver du death melo de qualité ? Certainement pas le public qui a été en parfaite osmose avec le groupe du début à la fin, signe que dans ce registre, la France recèle de formations qui n’ont rien à envier aux autres nations, y compris celles vantées comme références dans le style. Ils défendront leur chance lors du Battle français pour une participation au Wacken Open Air cette année, le 21 juin au Rock’N’Eat à Lyon, on leur souhaitant bonne mer !



On reste dans le côté épique du metal avec les vieux briscards de Sangdragon qui distillent leur black death medieval depuis plusieurs décennies maintenant, sous le nom de Daemonium à leurs débuts puis celui d’Akhenaton avant de prendre le patronyme qu’on leur connait aujourd’hui !


C’est leur deuxième apparition au Lions Metal Festival puisqu’on les avait déjà vu sur la deuxième édition, de mémoire et ils enchaînent leur deuxième festival du week-end, étant à l’affiche du Fort Metal Fest en Haute-Marne la veille. Forts (si je puis dire) de leur dernier album « Hierophant » sorti lui aussi en 2023, les mâconnais donnent une impression de force tranquille dès leur montée sur scène, attirail moyenâgeux en place pour le plus bel effet… Et ils ne fléchiront pas durant tout leur set, il faut reconnaitre qu’à huit sur scène, ça envoie du bois !


Le public, en connaisseur, répond présent et leur réserve un accueil à l’égal de leur prestation, sans faute ! Bravo à nos valeureux guerriers mâconnais pour cette démonstration de force !


Les Italiens d’Helslave ont la charge d’achever la fin d’après-midi de cette deuxième journée et accessoirement nous avec ! Tâche largement dans leurs cordes et parfaitement remplie au vu du death de derrière les fagots qu’ils ont envoyé, un death fortement influencé par la scène suédoise façon Entombed et Dismember, ceci explique cela ! Les Romains ne sont pas du genre à faire les choses à moitié et nous démontrent rapidement qu’ils vont remplir leur mission sans faillir ! Alternance de rythmes lourds, puissants et efficaces sur lesquels Enrico s’explose les cordes vocales en assurant son rôle de frontman à merveille. Une bonne claque avec élan avant d’attaquer la soirée !


Après la correction transalpine, c’est au tour de Groza, formation d’outre-Rhin de venir nous secouer les miches à grand renfort de black metal teinté de misanthropie, de nihilisme et d’athéisme.


C’est d’ailleurs pour être en phase avec leurs thématiques que les Allemands jouent encapuchonnés, ce qui ajoutent une once de mystère lorsqu’on les entre-aperçoit dans la fumée incessante. Un show façon MGLA ou Uada diront certains, probablement dans l’esprit, mais un set solide et ténébreux qui aura ravi les aficionados du genre à n’en point douter.

Pas le temps de souffler qu’on se retrouve de nouveau de l’autre côté des Alpes avec Hideous Divinity, combo de Brutal death originaire de Rome avec ce beau diable d’Enrico au micro, qui va enchainer un second set dans la même furie vocale que celle affichée avec Helslave…


Autant dire que le bougre en a sous le capot !


Véritable rouleau compresseur s’appuyant sur de nombreux titres de leur dernier album « Extinct » sorti il y a à peine plus d’un mois, Hideous Divinity va tout déblayer sur son passage, envoyant sans ménagement leur brutal death technique dans nos faces de festivaliers sans autre forme de procès ! Pas le temps d’esquiver quoi que ce soit, la machine s’est emballée et envoie des uppercuts musicaux non-stop à grand coups de blasts dévastateurs ! Quelle performance, grazie mille ragazzi ! Veni Vidi Vici !

 

Il eut fallu un peu de talc pour atténuer les rougeurs laissées par la fessée du set précédent avant d’entamer celui, on ne peut plus brutal, de Benighted !


Les Stéphanois, forts de leur participation au Hellfest Warm-Up Tour et peut-être aussi du fait de la remontée de l’ASSE en ligue 1 peu de temps avant leur montée sur scène, allez savoir, ont remué la fosse comme aucun autre groupe ce week-end. Ils sont ici quasiment dans leur jardin, jouant presque à domicile en terre rhodanienne voisine et ont visiblement à cœur d’en découdre, la sortie récente d’ « Ekbom », leur dernier opus leur donnant, s’il en fallait, une énergie décuplée !

De l’énergie, le public en a à revendre également, transformant la fosse en champ de bataille, alternant les circle pit et les slams dans une furie sans nom. Chaque musicien est pleinement imprégné par ce qu’il joue : Kévin est juste monumental derrière les fûts, Pedro est déchainé, Emmanuel envoie du lourd à grand renforts de riffs et de rythmiques diaboliques, quant à Julien, entre pig screams et growls caverneux, il arpente chaque centimètre carré de la scène sans manquer de motiver le public pour qu’il donne tout ce qu’il a dans le ventre !


Cocktail explosif qui transforme le trait d’union en fournaise, on comprend mieux avec une telle prestation que Benighted est devenu une référence internationale en matière de brutal death metal ! La raclée du week-end de l’avis de la majorité des festivaliers et je ne vais pas dire le contraire !

 

Après cette dinguerie sans nom, pas facile même si l’on s’appelle Wolfheart d’enchainer derrière !  Les Finlandais, après quelques dates en mai en Roumanie, Macédoine, Serbie, République Tchèque et Bulgarie, marquent un arrêt chez nous en qualité de tête d’affiche du Lions Metal Festival pour clore cette édition.


Pas de surprise, ils nous livrent un set de death mélodique scandinave on ne peut plus classique. Massif, solide mais sans folie ; Tuomas en maitre d’œuvre, il revient à Lauri et Vagelis d’haranguer la foule pour la faire participer à l’allégresse générale. Le gros travail sur les orchestrations et les ambiances que l’on constate sur les albums, et sur le dernier notamment, s’apprécie également sur scène : froideur du son, overdose de tremolos picking parfois aux allures de black, refrains catchy sont la marque du groupe.


Malheureusement, le set proposé a été un poil trop court et Wolfheart s’est bien gardé de nous gratifier d’un rappel malgré un public qui n’a pas ménagé sa peine pour l’obtenir et qui est donc ressorti un peu frustré au final de leur prestation.


Ils seront de nouveau dans la capitale des Gaules en fin d’année avec Dark Tranquillity, gageons qu’ils soient plus conciliants !


 

Clap de fin pour cette sixième édition du Lions Metal Festival qui a tenu toutes ses promesses ! De belles découvertes, une programmation variée et audacieuse qui s’est avérée payante, un public qui a répondu présent et qui a mis une put1 de bonne ambiance, un travail monumental des nombreux bénévoles qui nous ont mis dans d’excellentes conditions pour en profiter pleinement, un son qui a été parfait tout au long du week-end


Merci à Olivier et Pedro ainsi qu’à leur équipe !


Des retrouvailles, de la bière, des pizzas, what else ! Et dire que pendant ce temps-là, Taylor Swift poussait la chansonnette dans la capitale des Gaules… Bichette !



BGP Music Live tient à remercier l’ensemble de l’organisation du Lions Metal Festival et en particulier Mick Casaere pour la confiance accordée au webzine afin de pouvoir couvrir le festival dans les meilleures conditions.


Longue vie au Lions Metal Festival ! A l’année prochaine !


Freddy

Pourt BGP MUSIC LIVE



Portfolio Freddy G.



 

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