PURGE OF SANITY - Chronik du 1er EP "DISRUPTIF"


credit photo : Luis PATARD


*DISRUPTIF, sorti en février dernier, est le premier EP de PURGE OF SANITY, jeune formation composée de deux guitaristes,Titouan et Maxime, d’Anthony à la basse, Flavien pour la drum et Guillaume au chant.


Le quintet influencé par les groupes tels ARCHITECTS, POLARIS, PARKWAY DRIVE ainsi que WHILE SHE SLEEPS nous propose de découvrir leur monde metalcore à travers 4 excellents morceaux aussi complets dans la musicalité que dans l’écriture des paroles.


l'EP nous fait entrer dans leur univers avec l'excellent Anti-life, dans une ambiance planante riffs stellaires accompagnées d'un trio rythmique/basse/batterie. Les breaks donnent de la profondeur au morceau.


Après un «  Moving down » hurlé, démarre la machine POS, puissante, agressive, précise et aussi complexe que trippante. Cette complexité torturée nous plonge dans des sujets graves tels que le jugement de soi et des autres, le syndrome de Dieu ou encore la violence envers soi, le pouvoir, la folie !


La voix écorchée de Guillaume réussit parfaitement le challenge d'une transition "douce", si l'on peut dire ainsi (lol), entre le scream et le chant clair. En gros, on ne sent pas de coupure nette dans le chant entre les couplets et le refrain comme on a l’habitude d’entendre dans le metalcore.

La drum mitraille grave, la basse incisive, les rythmiques hyper carrées, pour finir avec le solo de guitare est excellent.


Anti life se termine comme il a commencé, par des sons électro/sampled, un peu la marque de fabrique des POS qui les utilisent à chaque titre en intro ainsi qu'à la fin ainsi de chacun de leurs titres. 


On enchaine sur le deuxième titre, deuxième bombe : CYC/ONE featuring MATTEO GELSOMINO ( ex-chanteur de NOVELIST ) qui a servi pour leur première vidéo, poignante tant dans le scénario, que dans les paroles qui abordant le thème de la violence envers soi.


Les riffs saturés arrivent de loin, progressivement toujours a travers des sons sampled .

Le chant est plus grave, plus agressif et secondé dans une deuxième partie par la voix gutturale de Mattéo qui semble marquer la gravité du sujet abordé, accompagné par la basse groovy  ...donnant une sensation de tristesse que l’on doit dépasser. La drum continue de mitrailler tandis que les riffs sont plus lourds et donne une profondeur au morceau.


Vient FIRE AND GOLD, super bien ficelé techniquement, nous donnant l’impression de plusieurs morceaux en un (qui me rappelle un morceau du groupe DEATH : SYMBOLIC) et dont on ne se lasse jamais d’écouter. C’est ce qui en fait d’ailleurs clairement mon coup de cœur de l'album !

Un excellent « beat sampled » en intro vient fusionner avec des riffs lourds et puissants comme on les aime, appuyé par une double grosse caisse de la drum qui continue à envoyer ses missiles. Petite particularité vocale sur ce titre, la voix très aigüe et écorchée telle une créature démoniaque... grrrrrrrr

Le refrain doublé d’un solo de guitare donne une impression d’infini, suivi d’un solo de basse /sampled qui nous plonge dans deux univers. Cette dualité reflète-t-elle le thème abordé par le groupe : le syndrome de dieu, la « lutte » entre l’Homme et Dieu ? en tout cas elle nous embarque bien dans ce troisième voyage à travers les âges.


THE GREY, clairement un message d’espoir, nous incitant à essayer d’évacuer la noirceur que l’on a en nous, pour prendre la morosité positivement et s’en servir comme source d’inspiration pour avancer.

Ce monde gris qui nous entoure est très bien représenté par l’intro, digne d’un début de film.

Les nombreux breaks présents dans la deuxième partie du morceau le rendent plus impactant. La basse seconde très bien les riffs et les rends plus poignants. Puis la rythmique décélère en même temps que les sampled et fini le morceau tel qu’il a commencé, presque cosmique.

Pour conclure je dirai que POS arrive à se démarquer du traditionnel metalcore, de part sa structure musicale complexe, cette fusion avec des sons électro-sampled et ce chant écorché bien identifiable, qui arrive à jongler entre scream et clair "mélodique" sans pour autant être très différente dans le ton.

Tout ce savant mélange arrive à jongler à merveille avec tous ces éléments et réussit à créer un EP certes court mais tellement complet et riche !


Tout ça me donne grave l'envie de découvrir la suite. Bravo les gars et à très vite dans le pit !



LYNDYA pour BGP MUSIC LIVE.


* Définition de disruptif (pour votre culture ;-) C'est un dérivé savant, avec le suffixe adjectival -if, du latin disruptum, supin de disrumpere (« briser en morceaux, faire éclater ») qui qualifie ce qui sert à rompre, ce qui est relatif à une soudaine rupture.



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