TIGERLEECH - Chronik de Melancholy Bridge

Dernière mise à jour : 23 déc. 2021


M&O music


J’ai connu Tigerleech par cette simple description : « un sombre mélange de Stoner, Sludge et de Hardcore », donc comment te dire que ce groupe et moi étions destinés à nous rencontrer et qu’il ne m’en a pas fallu plus pour me lancer dans cette chro.


Tigerleech est un groupe parisien formé en 2013. On va s’intéresser aujourd'hui à leur deuxième opus, « Melancholy Bridge » sorti début octobre chez M & O Music.

Et vu que j’ai trop hâte, je n’irai pas plus loin dans l’intro pour m'attaquer de suite aux 10 pistes de cet album qui m’a déjà conquise par sa pochette.


« The Messenger » clairement, ça commence très très bien. Le riff, bien lourd, te met dedans direct. La voix est une sacrée bonne surprise, très rock, parfaite pour les genres annoncés. D’ailleurs, n’en déplaise aux psychorigides des genres, je le trouve vraiment très rock ce premier morceau dans son ensemble.


Ça enchaîne avec « High Level of Bullshit » et cette intro qui m’a foutu les poils directs. Tigerleech c’est du lourd, rien à dire. Les gars ont un son bien à eux, pas besoin d’aller plus loin pour s’en rendre compte. Le chant des couplets, très scandé ici, détonne avec le pur son stoner/sludge qui l’accompagne. Et c’est très bon !



Place au titre éponyme, « Melancholy Bridge », le plus long de l’album avec un peu plus de 7 minutes. Ça part dans une toute autre ambiance, moins pesante que dans les autres morceaux, malgré le titre (et les paroles, on reparlera des paroles...). C’est totalement hypnotique : la construction est vraiment chiadée, le break est incroyable (y a du niveau !), la fin parfaite.


Vient « We are smart as We are » et comme pour les morceaux précédents, c’est vraiment l’intro qui me scotche direct. Le rythme et la voix redeviennent à nouveau plus scandés. C’est vraiment dans ces couplets qu’on peut entendre l’influence hardcore du groupe. Et ce refrain comme un cri du cœur, les poils à nouveau.

« Pieces off Me » … Tu connais ces moments où au bout de 16 secondes tu sais que tu es face à un morceau coup de cœur ? Bon bah voilà. Tu prends tous les ingrédients que j’ai évoqués, poussés encore plus loin, et tu obtiens ce petit bijou. Non, vraiment, je le trouve dingue ce morceau.


J’attendais « Ode to the Elite » (parce que j’aime bien le titre) et il m’a vraiment surprise. C’est LE titre qui sort du lot dans son style. L’influence hardcore est plus marquée. On s’éloigne clairement du sludge/stoner. Morceau vraiment efficace.

« Back from the Hearafter » est surprenant. Même la voix change sur ce morceau (et encore plus à la fin, enfin tu verras, je te spoile pas tout non plus !). Très belle place à la basse, impeccable depuis le début et qui méritait cette mise en avant. On revient à une piste que je qualifierais de beaucoup plus rock. « Mantis Religiosa » est dans la lignée du morceau précédent. Très punchy et bien lourd à la fois, avec un break bien, bien sympa.


« Atkelo » m’intrigue avant même de l’avoir lancé : 2 minutes 14 face aux 4 – 5 minutes des autres morceaux, je ne sais pas à quoi m’attendre. Et j’avais bien raison, et non, je ne te dirai rien de plus !


On termine avec « I’m against It » et ça sent bon le bouquet final. On peut essayer de faire rentrer Tigerleech dans des cases, mais ça sera vain. Pour ce groupe, on ne peut parler que d’influences, et ce morceau en est le parfait exemple.

En résumé, Tigerleech fera plaisir aux amateurs de sludge/stoner, mais pas que : c’est lourd, les constructions sont impeccables, la prod aussi, et il y a du niveau, indéniablement, chez tous les membres. Les intro m’ont à chaque fois collées au fond de mon canapé et les breaks emmenés tellement loin…

« Mais pas », que parce qu’on n’est pas, à mon sens, devant des morceaux « cas d’école » du genre. Il y a un travail sur la construction et le mélange d’autres influences qui donnent un son à part et reconnaissable. Certains morceaux sont juste totalement inclassables, et c’est tant mieux !

Et enfin (et c’est un gros point pour moi), toutes les compos sont au service de vrais textes et ça, ça fait du bien.


Elodie

Pour BGP MUSIC LIVE


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