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Back to Hellfest (Part 1) // Journal de bord (logbook)

Dernière mise à jour : 9 juil. 2022


Crédit photo : Ben TARDIF


 

Jour 1 // DAY 1


Et voilà, on y est ! Après un petit échauffement au Off (et c’est peu de le dire) la veille, je passe enfin, après des années et des années d’attente, pour la toute première fois sous la cathédrale. J’avoue, j’ai les larmes aux yeux en arrivant sur la plaine.


Je te passe les péripéties qui ont fait que j’ai loupé les sets de Abrahma et Heart Attack (spéciale dédicace au parking et aux navettes, toi-même tu sais !) et on arrive à 11h15 environ.

Frog Leap est en plein set. Ça tombe bien, j’avais été assez frustrée du report de leur concert à Paris. Ils sont parfaits pour mettre dans l’ambiance dès le départ et ça sautille de tous les côtés de la plaine. Je suis assez surprise par la présence beaucoup plus importante de la chanteuse par rapport aux vidéos que Leo à l’habitude de partager. Plaisant.

J’apprends de mes aînés et j’attaque donc la file interminable pour le merch officiel directement. Et ce fut long. Suffisamment long pour que j’entende les sets de Laura Fox (là, clairement, je n’ai pas choisi), Ferocious Dog (qui me donnent une irrésistible envie de bière), et Ego Kill Talent (qui passent bien en live). Tu comprendras grâce à cette liste que j’ai eu le temps de cuire !


Ma précieuse nouvelle casquette sur la tête, je peux enfin rentrer dans le vif du sujet.

Et j’attaque carrément bien avec Leprous. Bon, facile, je suis fan. Je m’étais déjà fait les concerts streaming pendant le confinement et le live des 20 ans à Paris. Le set est excellent mais on connait les qualités du groupe. Je suis hallucinée de la qualité du chant D’Einar Solberg en live. Clairement un des plus grands chanteurs metal actuel à mes yeux. Malgré la chaleur absolument suffocante, je fais rire mon binôme de festival parce que j’ai la chair de poule quasi tout du long. Le groupe enchaine les tubes et place un inédit. 40 minutes beaucoup trop vites passées.


J’en profite pour aller écouter The Inspector Cluzo pour qui j’ai une grosse affection. Clairement, ils sortent du lot : déjà par leur son et surtout par leur mentalité. Ils font carrément du bien et si tu aimes le rock au sens large et que tu ne connais pas, je te recommande fortement d’aller les découvrir.

Crédit photo : Ben TARDIF


16h, il serait peut-être temps de manger un peu avant d’enchainer sur Franck Carter & The Rattlesnakes. Bon, clairement, ils dépotent méchamment. Si tu as loupé ça, le live est dispo sur Arte Concert. En plus de tout le reste, le poirier-punk du chanteur restera dans l’Histoire !

Je n’ai pas long à faire pour rejoindre le set d’Opeth (et tant mieux, je suis en train de me transformer en Gollum). Ce groupe et moi, c’est une longue histoire, et je n’ai jamais eu l’occasion de les voir en live (là aussi, merci le report de concert). Et du coup, je me suis régalée même si j’ai lu des avis plus mitigés. Le niveau est évidemment là et beaucoup de plaisir à écouter en live pas mal de vieux morceaux.


Et non, je ne reste pas pour Offspring, trop déçue de leur live au Download. J’ai fait le concert de rattrapage sur Arte, et effectivement, la prestation était en fait meilleure. Mention spéciale à Noodles qui a vraiment l’air d’être super content d’être là et fait le show !

Du coup, « mais où étais-tu me demanderas-tu ? » et je te répondrai que j’ai filé direct voir Rotting Christ. J’étais fort jeune quand j’ai commencé à suivre ce groupe et là encore, je ne les avais jamais vu en live. On m’avait dit que c’était décevant. Et bien fichtre non ! C’est lourd sérieux, je crois que mes os en vibrent encore. Sakis Tolis a une voix qui me retourne le cerveau et je la retrouve en live. Là aussi, belle alternance d’anciens et de nouveaux morceaux. Et c’est aussi la première fois que je goute réellement l’ambiance du public Hellfest, à l’ombre du toit de Temple qui n’a jamais aussi bien porté son nom.


Petit passage obligatoire sous le mur d’eau et j’en profite pour m’installer devant Mastodon dont j’avais chroniqué le dernier album. Bon et bien je ne vais pas me faire des amis, mais globalement, je me suis occupée des réseaux pendant ce temps-là. Alors oui, ils n’ont plus rien à prouver, ils sont putain de bons, mais émotionnellement, ça ne m’a pas procuré grand-chose.

Crédit photo : Ben TARDIF


Ça tombe bien, je suis du coup à l’heure pour Primordial (choix cornélien et en fait tactique avec Dog Eat Dog) – et tu vas le voir, pas le bon au final). Et bien pareil, autant j’aime énormément en album, autant le live ne m’a absolument rien apporté. J’en profite pour boire ma première bière de la journée (saloperie de canicule). Mais ne serait-ce pas la chaleur qui commence à me rendre chafouine ?


Et bien non, Et c’est Five Finger Death Punch qui va me prouver le contraire. Alors là c’est plutôt l’inverse : je ne suis pas fan de tous les morceaux du groupe, mais ce live putain, quelle leçon ! Ivan Moody est une bête de scène et la communion avec le public est instantanée. Le Hellfest revêt ses habits de nuit en parallèle. A nouveau, les poils. Mention pour son geste aux deux très jeunes heureux du public !


crédit photo : Ben TARDIF


J’ai du coup le temps de rejoindre tranquillement LE groupe que j’attendais, LE groupe qui m’a fait écarter Deftonesde mon running order perso : Electric Wizard. Ma cage thoracique se souvient encore de la lourdeur de leurs riffs. Je suis fascinée par le jeu de Liz Buckingham et je ne la quitte pas des yeux. C’est déjà puissant en écoute album mais alors là ! Il est minuit, autant te dire que le cerveau ne fonctionne plus après une journée pareille et on est pas loin de la transe. Les morceaux sont raccourcis pour l’occasion, normal. Un peu frustrant, mais ça donne effectivement la possibilité d’en écouter plus. Ça valait les deux ans d’attente, largement.


Il est 1h, ça pique : je m’évite le choix entre Volbeat et Suicidal Tendencies (celui-là je l’ai rattrapé depuis : file voir cette tuerie sur Arte Concert !) en rentrant me coucher.

Je ne comprends toujours pas ce qu’il se passe au moment d’aller me coucher. J’en ai pris plein les yeux, plein les oreilles, toute la journée, tout ça sous une chaleur à faire crever les morts (ou un truc comme ça). 14 ans que j’attendais ça, et c’est bien loin de tout ce que j’avais pu imaginer.

Crédit photo : Ben TARDIF



<ENG>

Here we are ! After a little warm-up at the Off (and that's an understatement) the day before, I finally go, after years and years of waiting, for the very first time under the cathedral. I admit, I have tears in my eyes when I arrive on the plain.
I'll spare you the adventures that made me miss the sets of Abrahma and Heart Attack (special dedication to the parking lot and the shuttles, you know yourself!) and we arrive at around 11:15 am.
Frog Leap is in full set. That's good, I had been quite frustrated by the postponement of their concert in Paris. They are great for setting the mood right off the bat and it hops all over the plain. I'm quite surprised by the much larger presence of the singer compared to the videos that Leo used to share. Pleasant.
I learn from my elders and so I attack the endless line for official merch directly. And it was long. Long enough for me to hear the sets of Laura Fox (there, clearly, I didn't choose), Ferocious Dog (which gives me an irresistible craving for beer), and Ego Kill Talent (which goes well live). You will understand thanks to this list that I had time to cook!
My precious new cap on my head, I can finally get to the heart of the matter.
And I attack downright well with Leprous. Good, easy, I'm a fan. I had already done the streaming concerts during the confinement and the 20th birthday live in Paris. The set is excellent but we know the qualities of the group. I am amazed by the quality of Einar Solberg's singing live. Clearly one of the greatest metal singers today in my eyes. Despite the absolutely suffocating heat, I make my festival buddy laugh because I have goosebumps almost the whole time. The group chains the tubes and places an unpublished. 40 minutes passed far too quickly.
I take this opportunity to go and listen to The Inspector Cluzo for whom I have a great affection. Clearly, they stand out: already by their sound and especially by their mentality. They are downright good and if you like rock in the broad sense and you don't know, I strongly recommend that you go and discover them.

4 p.m., it might be time to eat a little before moving on to Franck Carter & The Rattlesnakes. Well, clearly, they are wickedly depotent. If you missed it, the live is available on Arte Concert. In addition to everything else, the singer's pear-punk will go down in history!
I don't have long to join Opeth's set (and good, I'm transforming into Gollum). This group and I, it's a long story, and I've never had the opportunity to see them live (again, thank you for the concert report). And suddenly, I enjoyed myself even if I read more mixed reviews. The level is obviously there and a lot of fun listening to a lot of old songs live.
And no, I'm not staying for Offspring, too disappointed with their live at Download. I did the catch-up concert on Arte, and indeed, the performance was actually better. Special mention to Noodles who really seems to be super happy to be there and put on a show!
Suddenly, “but where were you you ask me? and I will tell you that I went straight to see Rotting Christ. I was very young when I started to follow this group and again, I had never seen them live. I was told it was disappointing. Well damn no! It's heavy seriously, I think my bones still vibrate. Sakis Tolis has a voice that turns my brain and I find it live. There too, a nice alternation of old and new songs. And it's also the first time that I really taste the atmosphere of the Hellfest audience, in the shade of the roof of Temple, which has never borne its name so well.

Small obligatory passage under the wall of water and I take the opportunity to settle in front of Mastodon whose last album I had reviewed. Alright, I'm not going to make any friends, but overall, I took care of the networks during that time. So yeah, they don't have anything to prove anymore, they're fucking good, but emotionally, it didn't do much for me.
That's good, I'm suddenly on time for Primordial (cornelian choice and in fact tactical with Dog Eat Dog) - and you'll see it, not the good one in the end). And the same, as much as I really like the album, the live has brought me absolutely nothing. I take this opportunity to drink my first beer of the day (damn heat wave). But wouldn't it be the heat that's starting to make me chafouine?
Well no, And it's Five Finger Death Punch that will prove me wrong. So there it is rather the opposite: I am not a fan of all the songs of the group, but this fucking live, what a lesson! Ivan Moody is a beast of the stage and the communion with the public is instantaneous. The Hellfest puts on its night clothes in parallel. Again, the hairs. Mention for his gesture to the two very young people happy with the public!
I suddenly have time to quietly join THE band I was waiting for, THE band that made me remove Deftones from my personal running order: Electric Wizard. My ribcage still remembers the heaviness of their riffs. I am fascinated by Liz Buckingham's acting and I can't take my eyes off her. It's already powerful in album listening but then there! It's midnight, I might as well tell you that the brain no longer works after such a day and we're not far from a trance. The pieces are shortened for the occasion, normal. A little frustrating, but it does give the opportunity to listen to more. It was well worth the two year wait.
It's 1 am, it stings: I avoid the choice between Volbeat and Suicidal Tendencies (I caught up with this one since: go see this killing on Arte Concert!) when I go home to bed.
I still don't understand what happens when I go to bed. I had my eyes full, my ears full, all day, all that under a heat to kill the dead (or something like that). 14 years I've been waiting for this, and it's far from anything I could have imagined.

Crédit photo : ben TARDIF


 

Jour 2 // DAY 2


Ça pique un peu ce matin (bah oui, on n’a plus 20 ans ma bonne dame !) et je t’avoue que je suis un peu inquiète de subir la fournaise une seconde journée (bah oui, on n’a plus… bref !) …

J’arrive à midi, et je rejoins le boss au VIP pour ma première interview officielle au Hellfest avec Heart Attack que j’ai hélas loupé la veille (surtout qu’il parait qu’ils ont fait un set de folie). J’enchaine avec plaisir celle du groupe OGEZOR pour un échange très intéressant sur leur projet vraiment complet. A découvrir !

Concernant le VIP, la fontaine de sang est superbe, les décors du bar sublime et les chiottes avec savon bien pratiques. Voilà.


Je retourne affronter la chaleur, et pas qu’un peu, pour rejoindre la fameuse Warzone et le set de Guerilla Poubellequi était très haut dans ma liste des groupes attendus. Et je n’ai pas été déçue. Le groupe, qu’on ne présente plus pour qui apprécie le punk, fait une prestation bien au-dessus de mes espérances. J’ai la banane tout du long, autant sur les nouveaux que sur les anciens morceaux. Très belle communication de Till avec le public et très belle communication tout court (oui, c’est mon report, je dis ce que je veux !). J’aurais aimé aller pogoter au milieu de la foule de courageux (ou de grands malades, je ne sais pas au final), mais ma métamorphose en Gollum étant effective, j’ai dû rester à l’ombre.


Après ce boost d’énergie, je me dirige vers les Mainstages pour le set de Soen. Je repasse sous le mur d’eau, je trouve 1m² d’ombre devant le bar, autant te dire que je suis prête… Et bien non… J’ai pensé en vrac à ma liste de courses, aux mails que j’ai à traiter en rentrant et à l’organisation de la journée de demain. Bref, c’était propre, mais c’était chiant. Peut-être l’effet après Leprous de la veille ? Là encore, « chiant » dans le sens où je n’ai absolument rien ressenti pour un groupe que j’attendais pourtant de voir depuis un bail. Je continuerai par contre à les écouter version album.


Pas grave, je me console en mangeant un bout et surtout, SURTOUT en rejoignant Guillaume, le guitariste de KLONE, pour ma troisième interview de la journée. J’arrête direct sur ce passage, sinon je vais me lancer dans une chronique de toute leur carrière et ça va être très, très long. Mais on sera là pour la sortie du prochain album, assurément.

Crédit photo : ben TARDIF


Je mets de côté le set d’Alestorm (qui apparemment était démentiel) pour rejoindre Valley et Pelican. J’adore ce groupe, mais je craignais un peu le live à cause du côté instru. Et bah putain la claque ! Je redécouvre les morceaux dans une toute autre dimension. C’est lourd à souhait (tu as compris que « lourd » pour moi est un compliment) et ça dégage une énergie de malade. Le niveau de fou des musiciens apparait clairement sur scène. Un des concerts de cette édition que je n’oublierai pas.


Je suis reboostée et du coup prête à affronter à nouveau la Warzone pour Agnostic Front. Et bien ascenseur émotionnel décidément parce que je me suis à nouveau plutôt ennuyée, ce qui est plutôt dommage pour une référence du punk hardcore. Je ne vais même pas m’étendre sur le sujet.


Heureusement, HEUREUSEMENT, la journée va très, très bien se finir !

Crédit photo : ben TARDIF

Je prends tout ce qu’il me reste d’énergie pour courir très vite afin de m’éloigner des « notes » de Steel Panther et je rejoins Messa. Quel set magnifique ! J’étais un peu mitigée sur le second album mais en live, pfiouuuuu (je ne trouve pas de meilleur qualificatif), tout est parfait : à la fois millimétré et rempli d’émotions. Le public est nombreux et à fond. Excellente prestation, vraiment.

J’essaye d’aller manger, mais je suis très vite barbouillée par le set de Megadeth qu’on peut entendre sur toute la plaine (je ne vais pas me faire que des amis là, mais bon, même les gens qui aiment d’habitude n’ont pas eu l’air d’apprécier sur ce coup-là !).

Crédit photo : ben TARDIF


Je retourne donc me réfugier sous Valley sous les conseils de mon binôme de festival pour aller voir, non pas Sepultura, mais Mono & The Jo Quail Quartet. Je ne sais pas encore que je vais prendre LA baffe dans ma tronche de la journée (et la grosse surprise de ce fest pour moi). Mono seul, ça peut être soporifique si tu n’es pas habitué à ce genre de son. Jo Quail seule est loin de l’ambiance Hellfest. Mais les deux… Je ne connaissais qu’une chanson par le biais d’une vidéo de cette formation. Il en existe d’ailleurs très peu. J’ai été scotchée tout du long par la puissance absolue qu’ils ont dégagé. Pas la puissance de gros bourrin, non, LA PUISSANCE. Eux ils sont allés chuchoter à mon âme directement comme peu de groupes l’ont fait. Et c’est encore plus intense parce que tu sais que tu dois profiter sachant qu’il n’y a que très peu d’enregistrements de leurs prestations et que, très clairement, ces vidéos ne rendent pas le dixième de ce que ça envoie en vrai. Si tu étais à ce set, tu sais que tu as vécu un moment privilégié. En tous cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti.

Il est 22h35 mais je suis épuisée et je sais que demain je fais l’ouverture. Mon corps de quarantenaire et la méchante voix de la raison me font renoncer à Deep Purple, Social Distortion, Ghost (c’est con, j’avais vraiment besoin de comprendre la hype autour de ce groupe), Envy et Anti-Flag (ce dernier peut être rattrapé sur Arte Concert).


Crédit photo : Remi ITZ


Je m’endors bien contente d’entendre enfin la pluie dehors parce que je sais qu’avec une dizaine de degrés de moins, ça va pouvoir commencer à causer en terme de nombre de concerts par jour. Et là tout de suite au moment où j’écris ces lignes, on est le 21 juin, et je peux te dire que la journée du dimanche, elle a effectivement envoyé du pâté !

<ENG>

It stings a little this morning (well yes, we are no longer 20 my good lady!) and I must admit that I am a little worried about suffering the furnace for a second day (well yes, we no longer have… Short !) …
I arrive at noon, and I join the boss at the VIP for my first official interview at Hellfest with Heart Attack, which I unfortunately missed the day before (especially since it seems that they did a crazy set). I am happy to follow that of the OGEZOR group for a very interesting exchange on their really complete project. To discover.
Regarding the VIP, the fountain of blood is superb, the decorations of the bar sublime and the toilets with soap very practical. So.
I'm going back to face the heat, and not just a little, to join the famous Warzone and the Guerilla Poubelle set which was very high in my list of expected groups. And I was not disappointed. The group, which needs no introduction for those who appreciate punk, performed well above my expectations. I have the banana throughout, both on the new ones and on the old tracks. Very nice communication from Till with the public and very nice communication altogether (yes, it's my report, I say what I want!). I would have liked to go pogot in the middle of the crowd of brave people (or seriously ill people, I don't know in the end), but my metamorphosis into Gollum being effective, I had to stay in the shade.
After this energy boost, I head to the Mainstages for Soen's set. I go back under the wall of water, I find 1m² of shade in front of the bar, I might as well tell you that I'm ready... Well no... I thought about my shopping list, the emails I have to to deal with on the way home and to the organization of tomorrow's day. In short, it was clean, but it was boring. Perhaps the effect after Leprous the day before? Again, "boring" in the sense that I felt absolutely nothing for a group that I had been waiting to see for a while. On the other hand, I will continue to listen to them in the album version.
No big deal, I console myself by eating a bite and above all, ESPECIALLY by joining Guillaume, the guitarist of KLONE, for my third interview of the day. I'll stop straight on this passage, otherwise I'm going to embark on a chronicle of their entire career and it's going to be very, very long. But we will be there for the release of the next album, for sure.

I put aside the set of Alestorm (which apparently was insane) to join Valley and Pelican. I love this group, but I was a little afraid of the live because of the instrumental side. And damn the slap! I rediscover the pieces in a whole new dimension. It's heavy as you wish (you understood that "heavy" for me is a compliment) and it gives off a sick energy. The crazy level of the musicians clearly appears on stage. One of the concerts of this edition that I will not forget.
I am re-boosted and suddenly ready to face the Warzone again for Agnostic Front. Well definitely an emotional lift because I was rather bored again, which is a shame for a hardcore punk reference. I'm not even going to dwell on the subject.
Fortunately, HAPPILY, the day is going to end very, very well.
I use all my energy left to run very fast to get away from the "notes" of Steel Panther and I join Messa. What a wonderful set! I was a little mixed on the second album but live, pfiouuuuu (I can't find a better qualifier), everything is perfect: both precise and full of emotions. The audience is large and full. Excellent performance, really.

I try to go eat, but I'm very quickly smeared by the Megadeth set that can be heard all over the plain (I'm not going to make friends there, but hey, even people who like to usually didn't seem to appreciate that one!).
So I go back to take refuge under Valley under the advice of my festival buddy to go see, not Sepultura, but Mono & The Jo Quail Quartet. I don't know yet that I'm going to take THE slap in my face of the day (and the big surprise of this fest for me). Mono alone, it can be soporific if you are not used to this kind of sound. Jo Quail alone is far from the Hellfest atmosphere. But both… I only knew one song through a video of this lineup. There are actually very few. I was blown away the whole way by the sheer power they unleashed. Not the power of big nag, no, THE POWER. They went to whisper to my soul directly as few bands have done. And it's even more intense because you know you have to enjoy knowing that there are very few recordings of their performances and that, very clearly, these videos do not give back a tenth of what it sends in truth. If you were at this set, you know you had a special time. Anyway, that's how I felt.
It's 10:35 p.m. but I'm exhausted and I know that tomorrow I'm opening. My 40-year-old body and the evil voice of reason make me give up Deep Purple, Social Distortion, Ghost (it's stupid, I really needed to understand the hype around this band), Envy and Anti-Flag (this latter can be caught up on Arte Concert).
I fall asleep very happy to finally hear the rain outside because I know that with ten degrees less, it will be able to start talking in terms of the number of concerts per day. And right now as I write these lines, it's June 21, and I can tell you that on Sunday, she actually sent some pâté!

 

Jour 3 // DAY 3


Boostée par la « fraicheur » de ce dimanche matin, je suis sur le site dès son ouverture.

Et c’est tant mieux, je serais passée à côté de l’excellent set de Stengha sinon ! Dur d’ouvrir un dimanche matin au Hellfest, surtout après deux jours de cagnard, mais le groupe a fait largement le job, allant jusqu’à réussir à créer le premier wall of death de la journée. On a mis de côté le dernier EP de ce groupe sur BGP pour le chroniquer (oui, ce n’est pas sorti parce qu’on est clairement en sous-effectif. On recrute d’ailleurs !), donc c’est qu’on les aimait déjà bien. Mais alors en live, ça dépote sa maman ! Je la sens particulièrement bien cette journée…

Crédit photo : ben TARDIF


Et la suite ne fera que me le confirmer. Je suis déjà collée aux barrières de la Mainstage 1 pour Deadly Apples, excellentissime groupe d’indus. Je les ai découvert à la sortie de l’affiche du fest il y a deux ans et je les écoute en boucle depuis. Autant te dire que là, j’étais sur une attente, très, très haut level ! Et parfois, tu n’es pas déçu ! Mention dédicace au staff présent exprès pour faire les « ramasseurs de balles » derrière Alex Martel qui te balance du micro et du pied de micro à tout va !

Ça assure de tous les côtés, le clavier devient danseur parfois, ça part dans tous les sens (mais toujours dans le bon !). Le groupe est visiblement très content d’être là pour sa première date en France. On voit totalement leur émotion. Le chanteur termine son set dans la foule et chaque membre du groupe descend saluer les premiers rangs. La très grande classe !


J’ose laisser de côté l’énorme set de LANDMVRKS (mais je sais que d’autres membres de la team y sont) pour Kontrust. Eux c’est clairement le groupe que tu dois aller voir si tu veux faire le plein de bonne humeur et sautiller gaiement. Tu sais en écoutant les albums que c’est un groupe de scène. Il y a récemment eu un gros turn over puisqu’on découvre ici un nouveau bassiste et surtout, une nouvelle chanteuse. Kontrust fait exactement le set auquel je m’attendais. La foule qui commence à être beaucoup plus nombreuse est immédiatement transformée : il y a du sourire à gogo et ça secours son popotin de partout !

LANDMVRKS (crédit photo : ben TARDIF)


Je cours rejoindre Valley pour ne rien louper de Lysistrata. Pour ceux qui ont la chance (ou pas), de me côtoyer en vrai, qu’est-ce que j’ai pu les bassiner avec ce groupe ! Ils commencent à avoir une notoriété très largement méritée. L’énergie qu’ils gardaient sous le pied depuis deux ans explose sur scène. Excellent set.

Petite pause pour la bonne cause, puisque je retrouve une nouvelle fois le boss au VIP pour rencontrer Deadly Apples pour une interview. J’ai réussi difficilement à ne pas trop faire ma groupie. Je crois…

Je file découvrir Inter Arma que je ne connaissais pas du tout, et je suis agréablement surprise. C’est un mélange de tellement de trucs (post, doom, prog…) que je ne peux que les classer en alternatif mais avec une bonne grosse voix de black. Clairement à réécouter à tête (et à corps) reposé parce que j’ai eu une très bonne impression mais ils sont tombés au moment gros coup de mou.


Pause dej (à 15h, normal, d’où le coup de mou) et je rejoins ensuite Valley pour le set magique et totalement surréaliste de Twin Temple. Twin Temple c’est du rock doo-wop (oui, oui !) mais version messe sataniste. Le show est dément, les membres bourrés de charismes et ça fait plaisir de voir la foule de metaleux entamer des slows ou faire quelques pas de twist ! Un groupe à ne pas louper en live.


Je vais ensuite rejoindre la moitié des gens sur le fest pour le set de Jinjer. L’émotion est présente et la patronne Tatiana envie du très, très lourd. Sauf exception de quelques pistes, je ne suis par contre pas fan du dernier album que je trouve plus « plat » que les autres. Le concept me semble répété et c’est clairement un album que je peux écouter en faisant entre chose sans être interpellée par les changements de pistes. Le set était très orienté sur les deux derniers, et du coup, il m’a personnellement paru assez linéaire.


(Crédit photo : Remi ITZ)



Je pense m’octroyer une petite pause, j’arrive à la Warzone, mais non ! Coup de fil du boss pour me dire qu’il a besoin de moi sur la conférence de presse de KornKorn… Attends qu’on arrive à leur set tu comprendras ! Autant te dire que le trajet Warzone/VIP n’a jamais été fait aussi rapidement dans l’histoire du Hellfest.



A peine remise de mes émotions, je me magne parce que le set de Maximum the Hormone a commencé (oui, je suis en mode warrior aujourd’hui, on est là pour faire du concert !) que j’attendais tellement… Et là, c’est le drame. C’est ma déception du Hellfest. C’est bordélique (mais pas le bon bordel), l’énergie incroyable des morceaux à l’écoute ne transparait absolument pas. C’est presque pénible.


On reste dans un mood bof, bof avec Down qui ne me fera relever la tête que sur certains anciens morceaux. Je pense que là c’est juste une question de goût (ou de manque d’objectivité, mais Phil Anselmo quoi) parce que je pense que le set était réussi. Mais Bof.


Ce n’est pas grave, parce que du coup je suis installée pour Korn. Korn quoi. Korn que j’ai failli ne pas aller voir parce que déjà vus. Et puis je me suis ressaisie, parce que Korn. Ils font partie des groupes que je ne renierai jamais, qui ont fait que j’écoute tout ce que j’écoute aujourd’hui, qui ont fait que j’ai encré cette musique sur ma peau. Alors le combo Korn + Hellfest, autant te dire que j’ai pris une vague d’émotion dans ma tronche. Beaucoup de gros classiques ont été joués, quelques nouvelles. Je suis loin d’être la seule à avoir ce rapport avec ce groupe et clairement, tout le monde chantait autour de moi (et pourtant j’étais loinnnnnnnn). Un de mes meilleurs moments, vraiment, sans aucune objectivité et c’est assumé.

Crédit photo : Ben TARDIF


C’est des étoiles plein les yeux que je vais rejoindre Perturbator. Pareil, j’ai épuisé toutes ses pistes à la maison, mais je mets la moitié du set à me mettre dedans. Je ne ressens pas la plus-value du live au début. Et puis, il se passe un truc. Peut-être la nuit plus présente, peut-être les morceaux qui montent en puissance, mais en tous cas, il m’envoie très, très loin.

J’ai le temps d’écouter trois chansons d’Alceste (mon Dieu qu’ils sont bons) et je pars rejoindre la Mainstage pour Gojira. Alors là je t’explique. J’ai commencé à apprécier Gojira sur le tard, plutôt récemment en fait. Et j’ai encore du mal avec certains morceaux. Je suis en transition de Gojira en gros (j’ai commencé par Korn hein je te rappelle). J’y suis allée pour deux raisons : on me les a vendus de fou en live, et je me devais de représenter David « Poussin » Slaveofpaint qui n’a pas pu être présent sur cette édition et qui est un gros fan. Bref, j’y vais qu’à moitié convaincue.


Crédit photo : Ben TARDIF

Et bah saperlipopette sans déconner ! Mais quel show sans déconner ! Quelle maitrise, et un nombre de putains de morceaux absolument incroyables. Pour la quatrième fois en trois jours, et à ma grande surprise, j’ai les larmes aux yeux. Sur du Gojira quoi. Belle leçon.

Et quelle manière de finir cette première partie. J’aperçois le feu d’artifice depuis le parking du Leclerc (apéroooooooo). Je ne comprends toujours pas ce qu’il s’est passé en trois jours à ce moment-là. C’était tellement loin de tout ce que j’avais pu imaginer, tellement plus grand dans tous les sens du terme.

Ce n’est que revenue en région parisienne pour quelques heures que je mesure. Et que je ressens un grand vide. Mais fort heureusement, je reprends la route dès demain.

A jeudi donc. See You in Hell !


Elo pour BGP MUSIC LIVE !!!


<ENG>

Boosted by the "freshness" of this Sunday morning, I am on the site as soon as it opens.
And that's good, I would have missed Stengha's excellent set otherwise! Hard to open on a Sunday morning at Hellfest, especially after two days of dodgy, but the group did the job well, going so far as to succeed in creating the first wall of death of the day. We've put this band's latest EP aside on BGP to review it (yes, it didn't come out because we're clearly understaffed. We're recruiting by the way!), so we already liked them. But then live, it rocks his mom! I feel particularly good today...
And the sequel will only confirm it to me. I'm already glued to the barriers of Mainstage 1 for Deadly Apples, an excellent group of indus. I discovered them when the poster for the fest came out two years ago and I have been listening to them on repeat ever since. Suffice to say that there, I was waiting, very, very high level! And sometimes, you are not disappointed! Mention dedication to the staff present on purpose to be the "ball collectors" behind Alex Martel who swings you from the microphone and the microphone stand at all costs!
It ensures on all sides, the keyboard sometimes becomes a dancer, it goes in all directions (but always in the right way!). The group is obviously very happy to be there for its first date in France. You can totally see their emotion. The singer ends his set in the crowd and each member of the group descends to greet the front rows. Very high class!
I dare to leave aside the huge set of LANDMVRKS (but I know that other team members are there) for Kontrust. They are clearly the group you have to go see if you want to fill up on a good mood and jump around cheerfully. You know by listening to the albums that it's a live band. There has recently been a big turnover since we discover here a new bassist and above all, a new singer. Kontrust does exactly the set I expected. The crowd, which is starting to get much bigger, is immediately transformed: there's smiles galore and it helps her butt everywhere!

I run to join Valley so as not to miss anything from Lysistrata. For those who are lucky (or not), to rub shoulders with me in real life, what have I been able to do with this group! They are beginning to have a well-deserved notoriety. The energy they had kept underfoot for two years exploded on stage. Great set.
Small break for the good cause, since I meet again the boss at the VIP to meet Deadly Apples for an interview. I managed with difficulty not to make my groupie too much. I believe…
I go to discover Inter Arma that I did not know at all, and I am pleasantly surprised. It's a mix of so many things (post, doom, prog...) that I can only classify them as alternative but with a good big black voice. Clearly to listen to again with head (and body) rested because I had a very good impression but they fell at the time big blow of softness.
Lunch break (at 3 p.m., normal, hence the slack) and then I join Valley for the magical and totally surrealist set of Twin Temple. Twin Temple is doo-wop rock (yes, yes!) but in a satanist mass version. The show is insane, the members full of charisma and it's nice to see the crowd of metalheads starting slows or doing a few twist steps! A band not to miss live.
I'll then join half the people at the fest for Jinjer's set. The emotion is present and the boss Tatiana wants the very, very heavy. Except for a few tracks, on the other hand I'm not a fan of the latest album, which I find more "flat" than the others. The concept seems repeated to me and it's clearly an album that I can listen to while doing between things without being challenged by the changes of tracks. The set was very oriented on the last two, and as a result, it personally seemed quite linear to me.

I'm thinking of giving myself a little break, I'm coming to the Warzone, but no! Phone call from the boss to tell me he needs me on Korn's press conference... Korn... Wait until we get to their set, you'll understand! Suffice to say that the Warzone / VIP journey has never been done so quickly in the history of Hellfest.
Barely recovered from my emotions, I rush because the Maximum the Hormone set has started (yes, I'm in warrior mode today, we're here to play the concert!) that I was waiting for so much... And there, this is the drama. This is my disappointment from Hellfest. It's messy (but not the good mess), the incredible energy of the songs you listen to does not show through at all. It's almost painful.
We stay in a blah, blah mood with Down which will only make me raise my head on certain old songs. I think it's just a matter of taste (or lack of objectivity, but Phil Anselmo what) because I think the set was successful. But okay.
It does not matter, because suddenly I am installed for Korn. Korn what. Korn that I almost didn't go to see because I had already seen them. And then I pulled myself together, because Korn. They are part of the groups that I will never deny, which made me listen to everything I listen to today, which made me inked this music on my skin. So the Korn + Hellfest combo, I might as well tell you that I took a wave of emotion in my face. Lots of big classics were played, a few new ones. I am far from the only one to have this relationship with this group and clearly, everyone was singing around me (and yet I was farnnnnnnn). One of my best moments, really, without any objectivity and it is assumed.

It is with stars in my eyes that I will join Perturbator. Same, I exhausted all his tracks at home, but I put half the set to get into it. I don't feel the added value of live at the start. And then, something happens. Maybe the night more present, maybe the pieces that are gaining momentum, but in any case, it sends me very, very far.
I have time to listen to three Alceste songs (my God they are good) and I go to join the Mainstage for Gojira. So here I am explaining to you. I started liking Gojira late, quite recently actually. And I still have trouble with some songs. I'm in transition from Gojira basically (I started with Korn eh, I'll remind you). I went there for two reasons: they sold them to me crazy live, and I had to represent David "Poussin" Slaveofpaint who could not be present on this edition and who is a big fan. In short, I go there only half convinced.
And bah saperlipopette without kidding! But what a show without messing around! What a mastery, and a number of absolutely incredible fucking songs. For the fourth time in three days, and to my surprise, I have tears in my eyes. On Gojira what. Nice lesson.
And what a way to end this first part. I can see the fireworks from the Leclerc car park (apéroooooooo). I still don't understand what happened in three days at that time. It was so far from anything I had ever imagined, so much bigger in every sense of the word.
It was only back in the Paris region for a few hours that I measured. And that I feel a great emptiness. But fortunately, I'm back on the road tomorrow.
See you Thursday then. See You in Hell!

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