Entretien avec le Dr Laurent KARILA, médecin psychiatre et addictologue

Mis à jour : mars 23

Le Docteur Laurent KARILA est psychiatre addictologue à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif. Il est également enseignant et chercheur à l’Université Paris Sud et investit à SOS Addictions. Il a déjà écrit de nombreux ouvrages pour les professionnels de la santé et le grand public.


Concernant l'ouvrage "L'alcoolisme au féminin"le docteur Laurent KARILA a accepté d'accorder à BGP Music Live quelques minutes de sont temps précieux, entre 2 patientes, pour répondre à certaines questions concernant ce livre très dense et passionnant dans les divers aspect abordés concernant l'alcoolisme au féminin.

Des nombreux livres qu'il a publiés pour lui c'est à ce jour celui dont il a le meilleur retour. Ecrit pour le grand public cet ouvrage a été conçu pour aider les femmes à s' auto-évaluer sur leur consommation habituelle l'alcool. De là à imaginer que toutes les lectrices qui feront la démarche d'aller acquérir le précieux ont des doutes sur le fait d'être potentiellement malades ou alcooliques... nous n'irons pas jusque là. Néanmoins la démarche reste plutôt inédite !


A la question : Y a t il un lien avec la population de femmes "métalleuse" fréquentant concert et autre "festival de l'enfer" avec des consommations en alcool (bière!) au delà du raisonnable ? Laurent KARILA n'y voit pas de relation ni de correlation particulière. Les femmes, aujourd'hui, de 25/40 ans boivent régulièrement (voire plus) mais ne sont plus dans la culpabilité ni dans l'idée de se cacher pour boire. L'alcoolisme féminin est une maladie qui demande un suivi d'une équipe pluridisciplinaire médecin généraliste, psychologue, infirmière ou psychiatre addictologue et si c'est possible la coopération de la famille mais surtout la démarche active de la patiente. "Le traitement est un long combat" comme le dit si justement le Dr KARILA qui nous pointe l'importance du schéma de l'arbre, ses racines. (cf.photo) ce qui est pris en compte dans le traitement.

A la question posée des rechutes, pour lui, cela fait partie de la maladie. La guérison peut être envisagée quand la femme dit "je ne bois plus".

Pour finir, nous avons souligné parfois la complexité des thèmes abordés dans son livre. La vulgarisation sur ce sujet grave n'est pas forcément des plus aisés.

Nicole TARDIF, psychologue clinicienne pour BGP