FRCTRD - Chronik de SOMEHOW / SOMEWHERE



FRCTRD (ou « Fractured ») est un groupe parisien formé en 2015. A la base, affiché comme groupe de deathcore, ils se présentent eux-mêmes comme groupe de « Aesthetic metal ». Et sincèrement, en captant quelques minutes de musique qui m’ont suffi à choisir cette chronique, et en regardant bien les featuring de cet album, je sens bien que cette appellation va parfaitement leur convenir ! FRCTRD est composé de Vincent Hanulak au chant, Manu DLB à la batterie, Clément Barea et Philippe Stanic à la guitare et Sam Tanem à la basse.

Tu les connais peut-être via leur EP « Fractured » sorti en 2017. Cinq ans d’un voyage qui a semblé difficile, pour nous offrir « Somewhere // Somehow » sorti le 8 octobre 2011 chez We are Triumphant. Onze pistes et pas moins de quatre featuring, pour 43 minutes qui promettent d’envoyer du lourd.

Et bien, go !


« Tabula Rasa » est une intro instrumentale qui laisse présager un album très mélodique et travaillant sur le mélange des genres. Les pianos et claviers se mêlent à des sons presque électro et des passages metalcore. Le rythme saccadé, presque cassant est très vite hypnotique. Une très belle entrée en matière.

Vient « Journey », dans la lignée de cette intro avec, là aussi, un travail mélodique impeccable. On découvre sans surprise un morceau à tiroir avec un choix pertinent de voix suivant les passages, passant du screamo au grind sans aucun complexe.

« Far Side » envoie un riff très différent, presque indus dans la voix et l’intro, pour laisser place au côté bien lourd du deathcore. A nouveau ces passages très mélodiques, sincèrement presque prog, qui semblent être un fil conducteur de l’album. C’est mon premier gros coup de cœur (oui « premier », je sens bien que ça ne sera pas le dernier !).

Aïe, aïe, aïe, je l’avais dit que ça ne serait pas le dernier et « Banshee » ne me laisse pas me relever de ma claque précédente ! Comme les pistes avant elle, ça alterne du très lourd, du très violent et du très mélodique, mais sans redite. chapeau.

Le rythme d’« Exiled » est directement très différent. Toujours la même recette de mélange de genres avec néanmoins une partie très calme au milieu. Le travail sur le rythme pendant le break, perçu en intro grâce aux riffs saccadés et à une batterie impeccable, est saisissant. Y a du niveau en compo, c’est vraiment indéniable !

« SMHW » est le premier featuring de l’album et un des morceaux charnières si l'on se réfère au titre. Le groupe s’associe ici à Charles Caswell, entre autre guitariste de "Berried Alive" et de "Reflections" qui, ô surprise, sont deux groupes de prog – l’un en metal, l’autre en metalcore.

Le côté mélodique est totalement assumé dans l’intro, on retrouve plus loin des accents électro.

Mon troisième coup de cœur revient à « Tyrant ». Ça commence à faire beaucoup sur un 11 pistes ! Un excellent morceau metalcore avec des gros passages de prog dedans (notamment une intro… tu m’en diras des nouvelles !) et des toutes petites incursions presque grind. A nouveau, un travail d’orfèvre sur le rythme. Je suis JOIE !

Le second featuring est pour « Burden Pt. 2 » avec Ben Duerr, chanteur notamment des groupes de deathcore et de death metal « Hollow Prophet » et Shadow of « Intent death metal ». Les voix sont ouf, le rythme rend dingue. Comme tu le vois, j’argumente de moins en moins, c’est carrément bon signe !

« SMWHR » est LE morceau déroutant. Seconde piste faisant référence au nom de l’album et troisième featuring avec « Holocene » groupe expérimental de rock – électro – folk. L’arrivée de cette voix féminine et ce virage total niveau style t’emmènent tout de suite très loin.

Et on peut dire que « Zetsubou » avec son chant grind direct te fait revenir direct dans la réalité. Et puis à nouveau gros changement avec les parties flirtant avec le prog et le break à nouveau très death. Et bim, quatrième coup de cœur !

L’album se termine avec « Comète » et le dernier featuring avec Matteo Gelsomino, notamment chanteur du groupe de metalcore « Novelists FR ». C’est un peu un résumé de l’album : un début très deathcore, une ligne metalcore, des passages presque prog. Les voix et cet agencement rendent le tout très épique.


Et ça finit beaucoup trop vite…

Credit photos Morgan LEBARS

Ce que je retiens le plus : le boulot de malade. Le mélange des genres sur les pistes, toujours intelligent, presque logique, sans jamais être répétitif est un leitmotiv. La construction entière de l’album semble être faite autour d’une mélodie à la fois mouvante et point d’ancrage de tout le reste. Tu ajoutes à cela le travail sur le rythme vraiment impressionnant et tu obtiens un album qui sort franchement du lot.

En bref, l’écouter c’est l’adopter, alors vas-y les yeux fermés, partage la bonne parole autour de toi et vas les voir en concert (moi j’y serai, c’est certain) : FRCTRD mérite vraiment le meilleur !


Elodie DEL.

Pour BGP MUSIC LIVE


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