LA PHAZE - Chronik de "VISIBLE(S)"


At(H)ome

09 octobre 2020

Après une pause d’une dizaine d’années, LA PHAZE revient avec un tout nouvel album, « Visible(s) ».


Un EP éponyme sorti lors du confinement, au mois de mai, nous avez permis de nous mettre un petit goût de « je veux en écouter plus » en bouche.


Plus la peine de présenter ce groupe angevais qui fait ses armes depuis plusieurs années et ce, malgré les hauts et les bas qui ont poussé le groupe à faire une pause en 2011.

Avec « Visible(s) », LA PHAZE fait son grand retour sur la scène alternative française.

Sur ce nouvel album, on retrouve ce qui est ancré dans l’ADN du groupe : des morceaux percutants aux textes lucides et sans compromis sur notre société.

Les mettre dans une case musicale serait trop simpliste.


LA PHAZE joue sur un joyeux bordel musical et pioche dans des univers musicaux qu’on penserait difficilement compatible : Free Jazz, Punk, Hip Hop, Reggae, Jungle, Rock, Electro.


Remonté à bloc, le groupe insiste sur un côté très urbain.


Les notes rock sont ici mis au troisième plan, même si la guitare électriques part à l’assaut sur certains titres. C’est le côté électro qui est mis en valeur.

Peut-être la crise de la quarantaine est-elle passée par là, mais le groupe a gagné en maturité et met tout son énergie à revendiquer des propos combatifs :

« Avoir 20 ans » fait le constat amer d’une société individualiste et d’une génération fourrée derrière leurs écrans plutôt que de voir la beauté du monde.

Car oui, LA PHAZE n’a pas la langue dans sa poche et rêve de mettre un gros coup de pied au cul aux jeunes.


Des textes sans concession, des textes la plupart du temps chantés en français, ce qui est vraiment une bonne surprise ! La langue de Molière est tellement riche, LA PHAZE en joue tout en subtilité !


Mon coup de cœur, le titre « Cogne » Feat Niko de TAGADA JONES : morceau le plus rock, le plus punk de l’album. Les sonorités nous font penser à une période de TAGADA, celle où punk se mêlait à un petit côté électro. Un mélange hybride bienvenue et intéressant dans sa construction.


Avec « Visible(s) », LA PHAZE marque un joli retour, plus mature, mais toujours aussi engagé.


Marion

pour BGP Music Live