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Live Report de "Regarde les hommes tomber + Decline of the I" @Trabendo (Paris)

Dernière mise à jour : 1 juin 2022


Crédit photo : Ben TARDIF


Bonjour à tous, c’est Klo. Je vous retrouve aujourd’hui pour un premier live report !


Grande fan de hard rock, de heavy et de death metal, j’ai décidé, pour l’occasion, de traîner ma carcasse à un concert… de black metal. Dépaysement total garanti ! Et le black metal était définitivement à l’honneur ce mercredi 18 mai au Trabendo. Au programme : le groupe parisien Decline of the I suivi du fameux Regarde les hommes tomber. On peut dire que les fans étaient au rendez-vous puisque le concert était sold out ! Félicitations à tous pour cette magnifique organisation !


Mais avant de parler musique, petit aparté sur le Trabendo. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance et l’agencement de cette « petite » salle (700 places tout de même) coincée entre les deux mastodontes que sont le Zénith et la Philharmonie, à la Villette (Paris). L’endroit disposait d’un bar extérieur et intérieur mais le gros point positif, c’est que la salle est nivelée : l’arrière est surélevé par rapport au devant de scène, ce qui permet aux Lilliputiens comme moi de pouvoir bien voir, même du fond. Je remercie chaleureusement l’architecte qui a pensé à cette installation et qui, vraisemblablement, ne dépassait pas non plus 1,65 m. Voilà, fin de la parenthèse.


Decline of the I


En première partie, un groupe de post-black metal francilien qui serait un projet porté par AK (Vorkreist, Merrimack, the Order of Appollyon…). Je ne connaissais pas, mais vous comprendrez vite que, tel un Marco Polo fan de metal, je ne suis jamais contre une découverte musicale. Blague mise à part, Decline of the I est un quartet composé d’un chanteur, d’un guitariste-chanteur, d’une bassiste et d’un batteur. Une formation somme toute assez traditionnelle, mais le classicisme s’arrête là. Les thèmes abordés sont très philosophiques – mais pas très joyeux. Le nom du groupe, Decline of the I, que l’on pourrait traduire par « Déclin du moi » est assez révélateur. On y évoque l’absurdité de l’existence et l’absence de sens.


J’ai été plutôt impactée par la scénographie. Durant tout le set, un écran en fond de scène projetait des extraits de vieux films en noir en blanc, entrecoupés de phrases écrites en noir sur fond blanc, que je suppose être des morceaux de paroles. Personnellement, ça m’a beaucoup fait penser à Metropolis. Ces citations permettaient également une meilleure compréhension du message que le groupe essaie de faire passer. Avec une musique où la compréhension des paroles n’est pas forcément évidente, cela nous aide à saisir l’état d’esprit général. Difficile de savoir si la vidéo accompagnait la musique ou si la musique était la bande-son du film. Les morceaux n’étaient pas excessivement longs (5 minutes en moyenne) mais le passage d’un titre à l’autre était très flou. Les musiciens n’ont d’ailleurs jamais pris la parole pour s’adresser au public, ce qui renforce encore le côté « bande originale ».


Set List :

· Veil of Splendid Lies

· Enslaved by Existence

· Hexenface

· Dieu vide

· Le rouge, le vide et le tordu

· Mother and Whore



crédit photo : Ben Tardif

 

Regarde les hommes tomber

Crédit photo : ben Tardif


A-t-on vraiment besoin de présenter Regarde les hommes tomber ? Après trois albums studio, sa réputation n’est plus à faire. Grâce à une identité musicale forte, des paroles profondes et pessimistes et un magnifique artwork, le groupe nantais s’est taillé une place de choix dans la scène post-black metal française. Il s’est construit une solide fanbase que le covid n’a pu achever. Malgré une concurrence féroce depuis l’assouplissement des directives sanitaires, le public était au rendez-vous. Le bandeau complet incrusté sur l’affiche en était la plus belle preuve.


Et le public en a eu pour son argent. On a retrouvé sur scène tout ce qui a fait la personnalité – et le succès – de cette bande de pas-si-joyeux lurons : une mélodie lente, mélancolique, mais aussi solennelle, à la limite du mystique. La batterie, bien plus rapide, appuyait par contraste le côté pesant. Pendant près de 1 h 15, la fosse remplie était comme en transe.

Que dire de l’esthétique scénique ? Elle était sombre, à l’image des thèmes abordés par RLHT, mais au sens propre cette fois : très peu de lumière, presque aucun projecteur de face, un espace très enfumé. On distinguait des silhouettes plutôt que des visages. Visages qui étaient d’ailleurs maquillés chez certains musiciens. De quoi renforcer cette atmosphère de mystère.

Le setlist a également mis tout le monde d’accord. Ils ont commencé par trois de leurs plus gros succès, Ascension, A New Order et The Renegade Son. Le courant est passé immédiatement. La nouveauté était clairement à l’honneur : sur 8 titres, 6 étaient tirés de leur dernier album Ascension (2020). Un choix audacieux qui mérite d’être mentionné. Le dernier titre, Au bord du gouffre, accélère le tempo et amène une nouvelle énergie sur scène. Cette chanson marque aussi le retour des flambeaux, signature scénique du groupe, qui finit de donner un aspect « rituel » au spectacle, au grand bonheur du public.


Setlist :

· L’Ascension

· A New Order

· The Renegade Son

· A Sheep Among the Wolves

· The Crowning

· Stellar Cross

· The Incandescent March

· Au bord du gouffre


Ce concert a été une sacrée bonne surprise pour moi. Sur ce, je m’en vais explorer les horizons sombres et mystérieux du Post Black Metal ! On se retrouve bientôt pour une nouvelle chronique. C’était Klo,de BGP MUSIC LIVE, pour vous servir. Ciao !




Crédit photo : ben tardif

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