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  • Klo.

Live Report Insomnium + In Mourning + Kvaen @Machine du Moulin Rouge 7/11/2023



Bonjour à tous,


On se retrouve aujourd’hui pour le debrief d’une soirée dédiée aux pays scandinaves (rare, très rare dans le milieu metal). À l’affiche : Kvaen, In Mourning et, bien sûr, inscrit tout en haut, Insomnium. De quoi mettre des paillettes dans nos petits yeux de metalheads.

Je suis contente de voir que le public était au rendez-vous. En effet, la concurrence était rude ce soir-là, entre Wolfheart 10 mètres plus loin au Backstage BTM et Queens of the Stone Age à l’Accor Arena.


Kvaen


La soirée commence sur les chapeaux de roue avec le groupe de speed black pagan metal Kvaen. La marque de fabrique des Suédois est un rythme endiablé et un growl implacable. Le groupe est à la croisée des genres. D’un point de vue composition, il y a certaines bonnes idées rythmiques – en particulier des changements de temps -, néanmoins, le groupe doit beaucoup à ses riffs de guitare.


Le set commence par une chanson assez mélodique mais le ton change vite avec le deuxième titre. Il est bien plus agressif, avec une batterie énervée du début à la fin.

Le riff de Funeral Pyre est le plus accrocheur en ce qui me concerne. Des nuques commencent à s’agiter dans le public. Mais c’est surtout sur le dernier morceau, Revenge of Fire, que cela se concrétise.


Ce groupe était pour moi une découverte. J’ai eu du mal à entrer dedans. J’ai soupçonné le son de la Machine d’y être pour quelque chose et je ne me suis pas trompée : j’ai réécouté en studio pour confirmer mon impression et j’ai davantage accroché. Ça reste donc une bonne découverte.

Setlist:

– Sulphur Fire

– The Great below

– In Silence

– Funeral Pyre

– Revenge by Fire


In Mourning


Ensuite débarquent In Mourning, eux aussi originaires de Suède. Le style diffère largement. Cette fois, on est sur du death amélodique progressif. Leur sonorité est bien plus moderne, cela ressort un peu mieux dans cette acoustique compliquée à gérer.


Le groupe alterne efficacement entre violence et douceur, lenteur pesante (avec des notes presque metalcore) et la vélocité du death. Les parties growlées sont reprises par une guitare relativement claire et une polyphonie vocale. Moi qui aime le contraste, j’en ai pour mon argent. Il y a des guitares, beaucoup de guitares, puisque le line up est composé d’un chanteur-guitariste, de deux guitaristes supplémentaires, d’un bassiste et d’un batteur. Ils laissent également une grande place à l’instrumental. Si les morceaux sont longs, c’est parce que de nombreuses minutes sont dédiées à l’expression des instruments seuls.


Le meilleur exemple est Colossus, le « tube » du groupe et, forcément, le dernier morceau à retentir. Ce titre laisse une place de choix aux instruments. Il fait défiler différents thèmes mélodiques, en cela sa construction rappelle celle des morceaux de musique « classique ». Les parties de batterie sont créatives et groovy : elles privilégient clairement la musicalité à la technique (sans en être dépourvues pour autant). Un pur régal.


Setlist :

– Thornwalker

– The Broken Orbit

– Sovereign

– Black Storm

– Colossus



Insomnium


Ils sont enfin là ! La tête d’affiche de la soirée, arrivée de Finlande cette fois. Les piliers du melodeath européen nous font l’honneur de leur présence en France. Ils commencent directement avec une chanson bien punchy pour le répertoire d’Insomnium. La fosse, bien plus remplie, était aux anges. Le public s’agite.


Comme pour Kvaen, le son n’est pas idéal. Le volume des nappes de synthés écrase un peu le reste. Si les mélodies de guitare, qui utilisent principalement des notes mid aiguës, ressortent bien, il est difficile de distinguer le reste.

On sent les années d’expérience scéniques. Les musiciens sont tous complices, ils se déplacent beaucoup, dynamiques, et plus simplement, cela rend le show jouissif à regarder. Mieux encore, le guitariste remplaçant s’est parfaitement intégré à la formation et partage tout autant de camaraderie que les autres (solo tapping en face à face…). Techniquement, le show était impeccable, malgré tout, le growl de Niilo est impressionnant, précis, avec des graves caverneux.


Sur Pale of the Morning Star, l’une de mes préférées, le premier pogo de la soirée se lance enfin. J’adore l’idée de mettre en intro de la chanson un extrait de The True Morning Star, sa version acoustique (en bonus track sur l’album Heart Like a Grave). La foule maintenant lancée n’entend pas du tout se calmer. Les pogos (et un wall of death) s’enchaînent sur les titres suivants.


Niilo communique beaucoup avec le public. « Magnifique ! » semble devenir son nouveau mot préféré. À côté de ça, il a l’intelligence de provoquer la ferveur dans la fosse en titillant la rivalité France-Angleterre. C’est bien joué !

Pendant la pause avant le rappel, Markus nous régale avec un petit solo à la batterie. Ce n’est pas particulièrement rare mais c’est toujours appréciable.

Enfin, le groupe est de retour pour jouer deux de ses plus gros titres : The Primeval Dark et While We Sleep (« Pendant que l’on dort »). Sur cette dernière, le chaos dans le pit est à son paroxysme. On remarquera le paradoxe lié au nom du morceau.


Setlist :

– 1696

– Ephemeral

– White Christ

– Pale Morning Star

– Only One Who Waits

– Change of Heart

– And Bells They Toll

– Lilian

– The Rapids

– The Day It All Came Down

– Song of the Dusk

– The Primeval Dark

– While We Sleep


C’est ainsi que s’achève cette soirée. J’ai beaucoup apprécié la qualité de cette programmation. Tous les groupes avaient des styles bien différents tout en restant cohérents. Si, certes, quelques problèmes acoustiques étaient à déplorer, les artistes avaient de la prestance, de la technique et le plaisir affiché d’être là. Cela ne m’a donc pas empêchée de passer un excellent moment. Je retournerai avec bonheur voir chacun de ces groupes lors de leur prochain passage en France. Merci à Insomnium, In Mourning, Kvaen et Veryshow pour cette soirée.


Vous pourrez bientôt me retrouver pour le report du Mvrkfest à Marseille et celui du concert de Deathstars à la Maroquinerie. En attendant, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil aux autres publications BGP Music Live.


Ciao !

Klo


Portofolio INSOMNIUM (crédits : Lucinda the Strange)


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