"Mennecy Metal Fest", 2021 le retour !

Dernière mise à jour : oct. 5



C'est parti ce weekend pour mon 8ème Mennecy Metal Fest !


Après une édition 2020 annulée par la préfecture pour cause de Covid (alors qu'un rassemblement politique avait eu lieu au même endroit quelque semaines avant... well well). L'avantage est qu'au lieu des 2 jours de festival prévus en 2020, nous avons eu le droit à 3 jours, donc plus de groupes ! Et ça c'était la bonne nouvelle.


Ça me fait bizarre de revoir des gens sans masque et des amis et connaissances, pas vus pour la plupart depuis fin 2019, le cru "2020" ayant été maigre en concert pour "on sait quoi" !


Arrivé assez tôt, comme à mon habitude, je prends la température du lieu. "exit" les éditions à l'intérieur qu'on connait depuis 2014 et retour à une édition en extérieur comme en 2013.

Le site est néanmoins, moins étalé qu'en 2013 ce qui lui donne un aspect plus intimiste.

Bon, le temps de ce premier jour est ....on peut le dire bien pourri. Au programme : la pluie !


L'après midi débute avec Chaos Et Sexual et Octane contraint d'interrompre le set à cause du temps. Après un nettoyage de la scène et une accalmie Octane peut enfin finir sont set, permettant ainsi aux retardataires d'assister a la fin du show.


Arrive le tour de Akiavel groupe de Death Melo venant de la région Paca, formé en 2018, une certaine Mélie Red m'en ayant parlé l'année dernière je voulais ce que ça envoyait en live.

Crédit : Ben TARDIF


Le groupe est composé de Auré au chant, Chris à la guitare, Jay à la basse et Butch à la batterie. Le groupe a été ajouté à l'affiche cette année. On dit quoi ? Merci Thierry !

En effet, le groupe n'ayant pas vraiment pu se produire à cause de la pandémie pour leur premier album "V", a du coup sorti un 2ème opus cette année "Vae Victis". Ils ont donc eu 2 albums à défendre ce jour.

Dès le démarrage le groupe n'a pas le temps de niaiser, ça démarre très fort. Ils ont été privé de live pendant trop longtemps, comme d'autres d'ailleurs, Auré la vocalist à mi-chemin entre Harley Quinn et Regan de L'exorciste avec ses mimiques, d'apparence Diaphane est hyper charismatique, elle en impose avec sa voix qui est pour le coup très peu mixé. C'est qu'elle en a dans les tripes, enchaînant les growl, et grunt avec beaucoup de facilité, son chant n'est pas du tout linéaire ça fait du bien d'avoir un renouveau sur la scène de côté là, certaines front women ayant tendance à se reposer un peu trop sur leurs acquis.

Chez Auré tout est technique et une de ses références est Monsieur Julien Truchan. Ce qui ne m'étonne pas vraiment. La batterie de Butch est martiale, il n'y va pas de main morte, les riff de Chris sont entraînants et le tout se mémorise vite, la basse de Jay est bien présente mais gagnerait à être plus présente dans le mix du live. Ce vendredi le groupe n'ayant pas "enlevé" Julien Truchan de Benighted, nous n'avons malheureusement pas eu le droit au featuring. Akiavel pour moi est la découverte de ce vendredi et promet d'aller loin, que ce soit sur la scène nationale comme internationale .


Crédit : Ben TARDIF


Après Masterplan arrive No one Is innocent, qui est venu nous présenter certains des nouveaux titres issus de leurs prochain album "Ennemis".

La nouvelle scénographie est très bonne, les nouveaux morceaux font beaucoup moins ratm je trouve et sont beaucoup plus dans le rock énervé et survolté.

Crédit : Ben TARDIF


Pour ma part, je trouve que le son de "No One" a encore franchi un cap, Kemar comme à son habitude, et encore plus aujourd'hui, après une période sans live, est survolté.

Shanka chante moins "dans sa guitare" et tout le groupe est content d'être là, nous transmettant son énergie. Côté texte c'est toujours les mêmes thèmes, mais en même temps est ce que les choses ont changé depuis que le groupe existe, pas vraiment ...

Sur Doberman, Kemar cède à la facilité avec " la résistance emmerde la haine nationale" Pour finir, nous verrons à quel "barrage" nous aurons le droit en 2022. No One est très efficace en tête d'affiche sur ce set et on pourra les retrouver dans le Gros 4 courant 2022 dans plusieurs Zenith de France.


Pour clôturer le 1er jour, Phil Campbell and the Bastard Sons nous fera l'honneur de sa présence, contraint d'annuler fin août leur venue au festival 666 pour causes de Covid. Cependant, personnellement je n'ai pas accroché plus que ça et les reprises de plusieurs strandards de Motorhead avec ce type de voix ne m'a pas vraiment plû.

Crédit : Ben TARDIF


Je pars donc faire l'interview de Akiavel avec Ben, l'interview a été l'interview je pense la plus Wtf que j'ai pu faire en même temps une interview aux alentours de 1h du mat' en After eh bien .... voilà quoi.

L'interview terminée, direction l'hôtel pour me remettre de cette premiere journée.


Ce samedi aura des allures de Mennecy Metal Fest 2013 avec Loudblast, Dagoba et Moonspell tous présents lors de cette édition 2013. Manquait Kreator est on était bon !


Crédit : Ben TARDIF



Réveil difficile pour ce samedi 11 septembre, devant me rendre à 10h du mat' pour la Monster Class du son ... c'est dans les doigts, merci Gaël LIGER et Romain MORLOT.

Le petit groupe s'installe sur la Eye Stage et là ça commence plutôt mal car Romain commence et nous parle de théorie, de manche...

Au tour de Gaël, ce qui m'intéressait le plus donc, les gros coups de pelle, son domaine de Gaël (nzgl, Fellbeast). Malheureusement son tour a dû être écourté sur décision (pas de l'arbitre) mais de la régie ... , j'ai moyennement apprécié pour le coup, snif


Après cette Monsterclass vient l'interview de Gaël pour son projet Fellbeast autour d'un café salvateur qui aura sauvé mon début de journée. Je profite du temps que j'ai après pour aller voir L'écrivain Saad Jones, son concept est pour le moins spécial mais c'est à vivre, j'ai donc acheté et fait dédicacer ses deux livres ainsi que pris la biographie dédicacée de Moonspell sur le stand des flammes noires


Une partie de la journée du samedi se passera en famille, avec ma chérie et ma petite fille de 3 ans 1/2 . Un peu de douceur dans ce monde de brutes ! Super cool en tout cas de leur faire découvrir l'ambiance festival, avec un casque bien sûr !


Ce Samedi débute avec Waking The Misery qui ouvre son 2ème Mennecy Metal Fest, après l'édition 2017.

Crédit : Ben TARDIF


C'est un groupe que je suis depuis assez longtemps, ils viennent nous présenter aujourd'hui leur nouveau line up avec Ro Carbo au chant qui remplace Gubs suite à son départ du groupe, amenant des vibes plus néo. En tout cas, deux semaines pour préparer ce set, chapeau !

WTM, plutôt metalcore avec l'ancien Line Up du Mennecy 2017, a mué vers du néo métal bien groovy. Le groupe vient donc nous présenter des titres inédits et certains remaniés, avec par exemple une version inédite de Black Beanies et un couplet rappé en français par Dendé, artiste de la scène hip hop française, découvert par Kris, le batteur.


Avec le départ du 2ème guitariste et du précédent bassiste, le trio rythmique composé de Maxime à la guitare, de Pouky à la basse et de Kris à la batterie, le groupe a gagné en complicité côté basse / batterie, et en groove sur le duo guitare / basse.

Le groupe sortira d'ailleurs bientôt un nouvel EP dont j'ai pu écouter "Awake" en avant-première avec une interview bientôt disponible sur BGP.


Pour la suite de l'après-midi, ayant passé une partie de l'aprem en interview, je n'ai pas pu voir et admirer tous les groupes. Quoiqu'il en soit, encore une très bonne programmation le MMF !


Loudblast, c'est l'heure des patrons de la scène metal française. Stéphane Buriez, alias "Bubu", et sa troupe viennent enfin nous présenter en live le dernier né "Manifesto", composé en grande partie par Stef himself ! La musique va a l'essentiel et les riffs sont dévastateurs, la set list varie entre nouveaux titres et plus anciens. pas de soucis à se faire vu la riche discographie du groupe....

Crédit : Ben TARDIF


C'est un grand plaisir d'enfin découvrir the promethean fire et todestrieb.

Ahhh cette intro à la basse!!! en live, le groupe est heureux de retrouver la scène et ça se voit. Cette merde de Covid nous a privé de ces moments pendant trop longtemps, en ce qui me concerne j'ai hâte de revoir les patrons de Loudblast au Craft beer Rock Fest de Rouen.

Dagoba

Crédit : Ben TARDIF


J'ai pu interviewer le groupe plus tôt dans la journée. Ils avaient clairement hâte d'en découdre avec le public, l'année 2020 n'ayant pas été de tout repos pour le groupe avec 2 changements de Line Up, la disparition de Werther (rend l'argent !), et le départ de Nicolas Bastos s'étant découvert une nouvelle passion : celle de jouer dans les écoles et de faire découvrir la batterie a une nouvelle génération de jeunes musiciens.

Le groupe se présente donc aujourd'hui avec Théo à la batterie élève de Bastos. Je l'ai connu à l'époque quand il l'avait remplacé sur une date de Deep In Hate en 2016.

Il a également assuré le remplacement plusieurs fois dans Dagoba. Théo est un crack de la batterie et sa place de titulaire (!) dans Dagoba est amplement méritée.

Kawa officie maintenant à la basse, et je le découvre ce jour-là.


DAGOBA est un groupe que je suis depuis le lycée, j'ai encore un t-shirt de Dagoba Army qui doit traîner quelque part. Ce groupe pour moi c'est pogos, Wall Of Death, des bières et un derniers concerts au Plan de Ris Orangis.

Aujourd'hui ça fait quasi 2 ans que le groupe n'est pas monté sur scène et c'est sûr qu'il n'est pas là pour manger de la bouillabaisse, mais plutôt pour transformer les festivaliers en boullaibaisse !

Je n'avais pas vu le groupe depuis leur set du Hellfest en 2019, c'est pour moi une anomalie : 1 an sans Dagoba, mais, mais, comment ?


Le set est composé de titre issue de black nova, mais aussi de morceaux plus anciens que j'ai toujours plaisir à redécouvrir. Ce soir, grande première, live pour le dernier single The hunt, le clip est sorti il n'y pas longtemps, et c'est une claque : le story telling et la progression de ce titre, le solo de ritch sur ce titre est de toute beauté.

Shawter en interview m'a soutenu que ce n'était rien par rapport au prochain album!

hé bien mon coco, c'était un plaisir de revoir Dagoba, et ça fait du bien de revoir des pogos et des Wall Of Death.


Au tour de Moonspell qui va clôturer ce samedi. Cette fois pas la peine de les attendre 1h pour que la nuit tombe comme en 2013, c'est cool. Les Portugais viennent nous présenter leur dernier album sorti : Hermitage. Ils joueront également quelques classiques comme Opium, la scénographie est moins clinquante que la dernière fois, ça change. En effet, en 2013, on avait eu le droit au casque de gladiateurs, c'était plutôt drôle !

Le groupe impressionne par l'évolution de son style musical, après l'album 1755 traitant du tremblement de terre et tsunami ayant eu lieu le 1er novembre de cette même année.

le 1er novembre est un jour saint, le début du questionnement sur la croyance en Dieu.



Les nouveaux morceaux sont très bon en live et sont plus planants, moins sombres que les précédents morceaux. Le nouveau batteur Hugo Ribeiro fait parler sa batterie tout en souplesse et le mix de l'ensemble, guitare, clavier et basse est parfait. Le mix rend également justice au talent du chanteur Fernando Ribeiro qui se permet plus d'envolés.

Ce nouvel album me fait penser au rock des années 70 (même si je n'étais pas né ...) Moonspell clôture son set avec le classique Full Moon Madness. C'est toujours un plaisir de les voir en live, surtout après le live du Hellfest 2019 qui faisait la part belle à 1755. Moonspell reste pour moi clairement une valeur sûre. Bien joué le MMF, une nouvelle fois !


Ce dimanche, dernier jour de festival, débute pour moi avec Nzgl groupe francilien, pensé comme un projet solo au départ, a été créé par Gaël Ligier que j'ai connu il y a une dizaine d'années au chant sur un groupe appelé Geijin. Il officie aujourd'hui à la guitare et a pu rassembler un beau line up avec au chant, Maxime (Daturha ) et Jessy (Syndro-Sys)

pour ce set, Jordan (ex Eths , ex K.A) à la batterie, Thomas (Mortis Mutilati , K.A) et Manu Blanchard à la basse.


Le groupe n'avait pas joué en live depuis le live stream de Mars, ils viennent nous présenter aujourd'hui certains titre de l'EP Tale From The Pale Moon ainsi que certains titres inédits issus de leur prochain album. Gaël fera rager quelques puristes en jouant du Black Métal sur une Fender Telecaster mais ça le fait, les titres sont simples et rentrent directement dans le lard, le groupe me fait penser à certains titres de Behemoth comme blow your trumpet avec les riffs entêtants, donnant furieusement de Headbang. Le duo de chanteur marche parfaitement, Jessy qui est également coach vocal fait ce qu'elle veut avec sa voix passant du growl, à l'opéra, ce qui donne une couleur particulière au groupe. Maxime est également très bon dans