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Crystal Throne – Album « Crystal Throne » – 2021



Hello les jeunes Siths !


Une fois n’est pas coutume, la chronique du jour n’a rien à voir avec la précédente (Cf Beyond the Styx – « Sentence » du 08/02/2022 – hardcore).


D’ailleurs, je vois que ça fait déjà 15 jours que je n’ai pas chroniqué – c’est une honte ! Le bénévolat, c’est plus ce que c’était ma bonne dame ! Brûlez-moi tous ces chroniqueurs amateurs qui prennent du temps, en plus de leur job, pour écrire des pamphlets sur un style de musique complètement anecdotique dans un pays qui déifie des « interprètes » à la voix autotunée !!!!! Hum… je m’égare…

Et cerise sur le gâteau, je vais faire preuve d’éclectisme (Rien à voir avec les gars qui courent autour d’une piste hein ! je préfère préciser… on ne sait jamais… il y a peut-être un fan égaré de JuL dans l’assistance) puisque cette fois-ci, c’est du bon vieux heavy metal qui va être chroniqué, un groupe français en full autoprod qui plus est…

Mais qui dit autoproduction ne veut pas pour autant dire que le travail est mal fait ou le son tout pourri… bien au contraire, vous pourrez rapidement le constater à l’écoute des 9 morceaux...


Pour commencer, j’avoue qu’avec cet album, j’ai l’impression d’être monté dans la Delorean et d’être retourné à mon premier amour… à savoir le Hivy metaull’ (oui, en plus d’être une buse en anglais, j’ai aussi l’accent de merde qui va avec !)… je me revois en train d’écouter Malmsteen, Maiden, Queensrÿche, Judas priest, Testament (oui ok, c’est du trash… mais j’écris ce que je veux, c’est ma chronique nostalgique bordel!)… mais avec un condensé du meilleur des anciens du gaz que je viens de citer… le tout dans un seul et même album… beau programme, non ?



On est donc sur une galette comprenant 9 pistes dont la première est une bonne mise en bouche, puisque cette intro commence crescendo pour devenir étonnamment lourde… et je ne m’attendais clairement pas à ça ! Guitare bien présente, cœurs… et ensuite tout s’enchaîne… sans se ressembler (sauf un thème de l’intro qui reviendra discrétoss sur le morceau « Valkyrie Ride » et le dernier morceau « Crystal Warrior »)… les morceaux sont plutôt longs (plus c’est long…) mais passent très bien grâce à de nombreux changements de rythmes : du speed, du lourd, des solos… ce n’est pas compliqué, ça n’arrête pas !


Concernant la production en tant que telle… c’est vrai que ça fait toujours un peu flipper quand on voit le schtampfel (Je viens d’Alsace ! vous vous cultivez grâce à BGP n’est-ce pas… mais je vous laisse faire la recherche Google quand même… je ne suis pas du genre à mâcher le boulot !) « autoprod »… on imagine toujours un son dégueulasse de fond de garage Norauto ou de cave de chez mamie… mais ça c’était avant… c’est vrai que de nos jours, avec un poil de matos, beaucoup de pratique… on peut largement s’éviter un passage (onéreux) dans un studio lambda…


Tout ça pour dire que je trouve justement cette production bien fichue, tout est équilibré, on profite de chaque instrument et surtout de la voix du chanteur dont la ressemblance avec celle de Geoff TATE est parfois surprenante (encore de la recherche google ;) )…

Concernant les instruments, ça joue vraiment bien, on ressent bien les influences sans être dans la repompe, c’est technique mais sans être too much… on sent bien que ce qui est recherché, c’est l’efficacité !


Au passage, je m’attarde un peu également sur l'artwork de l’album, la pochette est soignée, à l’ancienne certes mais ça colle très bien avec l’ensemble et avec le thème de la mythologie nordique récurrent tout au long de l’album… après, j’avoue préférer la version du personnage présente sur le presskit (épée et tête de démon décapitée à la main)… sans doute mon côté fleur bleue ça.


Bon, ce n’est pas le tout, mais il est temps de voir un peu ce que cachent les 9 morceaux… passons à la dissection :


Rise to Glory, en dehors de l’intro, c’est le morceau le plus court de l’album, mais ça commence très fort par de la guitare qui tabasse, un refrain qui reste bien en tête avec des vocalises qui montent avec aisance… ça donne clairement envie d’en écouter davantage.


Puis vient Timescape, morceau basé sur des codes « à l’ancienne », le tempo est entraînant et bien porté par la batterie, il est question d’échapper au temps dans ce morceau… le rythme accompagne très bien les paroles pour le coup… c’est rapide, une véritable course qui vous tient en haleine tout du long…


Alors Shades of Existence c’est le morceau de l’album qui m’a le moins plu… j’avoue ne pas accrocher sur certains choix en terme de vocalises, que ce soit au début ou de temps à autres sur le morceau (vers 5min20 par exemple… on est précis sur BGP)… de façon sporadique, ça ne me parle pas… peut-être que de votre côté, vous serez plus réceptifs… n’hésitez pas à donner votre avis en com’.


Pour ce qui est de Steelbird (Clip vidéo dispo) morceau que j’apprécie beaucoup avec une bonne intro façon Malmsteen, ça le fait bien ; vient ensuite un rythme dans la plus pure tradition heavy, je vous laisse découvrir. Pour ce qui concerne le clip vidéo en lui-même, je ne vous câche pas que je suis mitigé… parfois le cadreur bouge beaucoup trop… ça foutrait presque la gerbe… dommage car avec les images d’aéronautique amenées de ci, de là, on sortait un peu des clips « clichés » habituels du heavy…


Foreshadowed Sands, c'est pour moi le morceau le plus riche et original de cet album avec une intro très lourde et un rythme marqué de sonorités inspirées du maqâm (google is your fucking friend !)… ça colle parfaitement au thème abordé… vous serez projetés dans d’autres lieux avec ce morceau ;)


Passons à Valkyrie Ride, un morceau lui aussi avec des sonorités très « malmsteeniennes », très speed… qui une fois de plus, colle parfaitement au thème mythologique nordique… cerise sur le gâteau, vers la fin du morceau, le thème musical de l’intro de l’album est repris brièvement… j’en parlais plus haut, je trouve ça très fin et bien amené, donnant ainsi une cohérence plus marquée à l’album et un sentiment de continuité…

Mechanical Tyranny : bah voilà que ça s’énerve davantage pour le coup ! Les rythmes alternent avec des passages que je trouve bien violents… tel un char d’assaut qui écrase tout sur son passage… cette batterie bordel ! Pour les paroles, on se croirait dans la scène d’apocalypse quand les T800 réduisent la terre en cendres… très très bon, jovial à souhait !


Pour finir, Crystal Warrior, la dernière piste de cet album, plus de 8 minutes avec un rythme clairement plus calme, attention, on n’est pas sur du slow glam’rock non plus, faut pas déconner ! Je parlais de cohérence de l’album, une fois de plus, le thème de l’intro de l’album est repris en fin de morceau, ce qui conclue parfaitement ce Crystal Throne….

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment apprécié ce premier album de Crystal Throne, on sent que c’est soigné et abouti avec une prod qui n’a pas à rougir devant les pointures du secteur… j’ai littéralement poncé tous les morceaux !

Ça m’a clairement fait du bien de revenir un peu aux sources et de me replonger dans une période qui comme le montre ce type d’album, n’est finalement pas révolue… il semblerait que le Heavy ne soit pas mort, bien au contraire !



Pour les fans de Heavy, foncez les yeux fermés, vous serez conquis à la première écoute… pour les autres pour qui ce n’est pas forcément le style de prédilection, je vous conseille quand même d’y jeter une oreille, car vous risquez d’être surpris et in fine d’apprécier ;)


Voilà, encore une chronique en 15 tomes… promis, les prochaines fois, je tâcherai d’être un peu plus concis… ou pas !


A bientôt pour une nouvelle chronique.

Que la force soit avec vous !


David "Poussin" Slaveofpaint

Pour BGP MUSIC LIVE





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