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Enterprise Earth – Chronik de « The Chosen » – janvier 2022

Dernière mise à jour : 28 mars 2022



Hello les jeunes Siths !


Bon, cette fois-ci, retour à un style que j’écoute davantage en ce moment, le Deathcore ; et même si Enterprise Earth (EE pour les intimes) n’est pas forcément de la même envergure que des groupes comme Thy Art Is Murder, Whitechapel ou Suicide Silence, force est de constater qu’EE ne fait pas pâle figure comparé aux stars du genre, bien au contraire…

Pour autant, comment tirer son épingle du jeu dans un style complètement bouché ? Vu le nombre de formations existantes… vu le style qui, ne nous voilons pas la face, tourne quand même pas mal en rond, avec les mêmes codes, les mêmes constructions… toussa toussa… vous avez 4 heures !


Blague à part, soit le groupe doit avoir une vraie patte (comme certains gros groupes), soit se renouveler… être orignal… via des arrangements différents, de nouvelles gammes vocales… ou que sais-je d’autre pour marquer les oreilles et les esprits… et c’est cet exercice qu’EE s’emploie clairement à faire sur cet album « The Chosen »… et non sans mal… en toute objectivité…


Il faut avant tout replacer les choses dans son contexte :

- Tout d’abord EE a eu autant de changements de line up que Barry WHITE a eu de conquêtes… c’est pour dire ;) . En gros, tout tourne autour du chanteur Dan WATSON (Ex Infant Annihilator)… et pour le reste… il y a eu un peu de turn-over on va dire depuis la création d’EE en 2014… le groupe a même été composé de 5 membres fut un temps…

- Du coup, ça se cherche un peu et clairement, d’un album à un autre, il n’y a pas de réels fils conducteurs mis à part la voix du chanteur et une empreinte deathcore bien brutale… ça fait le job, quoiqu’on en dise, même si ça ne révolutionne pas le style,

- J’aime beaucoup ce groupe depuis pas mal d’années donc je ne suis pas tout à fait objectif.


Voilà, le décor étant planté, on va pouvoir passer à la suite… Bon par contre, je ne vais pas faire comme d’hab’ et éplucher tout l’album sinon la chro va faire 15 pages… c’est qu’EE n’y a pas été de mains mortes avec ce « The Chosen » car ce n’est pas moins de 14 morceaux pour presque 1h10… autant dire que ce n’est pas courant dans le deathcore… en plus, les morceaux sont plutôt longs… encore moins courant pour le coup !


Pour faire simple, je pense que cet album est une phase de renouvellement, un test, une recherche de nouvelles voies musicales car vous le constaterez à l’écoute de cet album, certains morceaux n’ont strictement rien à voir les uns avec les autres… c’est pour le moins surprenant d’ailleurs… sans compter les chants clairs et parfois « criés » (hors growl j’entends… criés, voire « braillés », façon ados de 13 ans qui découvre toutes les joies des changements soudain des fréquences de sa voix en pleine mutation…) ; je suis un peu tranchant mais c’est la réaction que j’ai eu dès la première écoute, notamment sur Where dreams are broken , d’une de ces fameuses parties criées/braillées…

Mais fort heureusement, avec les écoutes, ça ne passe pas si mal que ça et surtout, le chanteur n’en abuse pas…


Tout ça pour dire que je vais me focaliser sur les morceaux que je préfère et ceux que j’aime le moins… histoire de ne pas vous faire saigner du nez une fois de plus avec mes explications de textes ;)


Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, comme d’habitude je m’attarde un peu également sur l’artwork (le dessin de pochette d’album pour les non anglophones comme moi !) et au même titre que l’évolution musicale ressentie dans ce « The Chosen », on est bien loin du style des artworks précédents et ce n’est pas plus mal, ça change… il est vraiment bien exécuté façon vitraux bleus/verts bien saturés… et un thème bien lourd autour de la religion… bref, vous l’aurez compris, j’aime énormément.

Bon, il va le décrire un peu le contenu de cet album le Poussin ou bien!!!! Oui, oui, j’y viens, j’y viens ;)


En termes de production déjà, c’est propre, c’est équilibré et sur certains morceaux, la basse a vraiment la part belle… ça fait plaisir même si on est en droit d’attendre, avec de tels groupes, une production encore plus expéditive.

Source : site FB du groupe


La prod’ solide donc et dès le premier morceau Where Dreams Are Broken (Clip vidéo officiel dispo) on la ressent bien nous mettre une petite claque derrière la tête… petite ambiance pendant quelques secondes et au bout d’une demi minute, c’est le drame, c’est speed, brutal, grosse double pédale, une basse omniprésente… Bref, ça tabasse… le rythme est ensuite beaucoup plus trash que death mais l’alternance entre growls profonds et screams démoniaques rappellent bien que c’est à du deathcore qu’on a à faire ;) perso, mis à part les petits moments « braillés » (qui passent mais restent quand même peu agréables à l’écoute), j’aime beaucoup ce morceau, c’est une bonne entrée en matière avec des changements de rythmes, un solo bref mais percutant et une ambiance bien sentie…


Vient ensuite Reanimate//Disintegrate… alors là je vous avoue que je ne m’y attendais pas, rien à voir avec le premier morceau de l’album ! Oui, carrément ! Un rythme, une ambiance et une lourdeur digne de Meshuggah ! Oui, carrément aussi ! Avec la touche deathcore en plus, évidemment… mais bon, tout ça pour dire que c’est une bonne surprise… ce morceau est un bon marqueur du souhait du groupe de se démarquer et d’explorer de nouveaux sons… un clip vidéo est également disponible… beaucoup plus sombre et froid que celui de Where Dreams Are Brokens, à l’image des paroles, à mon sens plus construites et profondes…

Unleash Hell est quant à lui dans la pure tradition metalcore, un bon morceau globalement, juste le refrain que je trouve peu inspiré malheureusement.

C’est moins le cas de I Have To Escape à la fois plus lourd mais aussi comprenant des passages nettement plus expéditifs avec des influences typées blackmetal façon The Black Dalhia Murder… ça envoie ! Ajouté à cela des breaks bien lourds qui finissent de nous fracturer les cervicales… on a à faire à un bon morceau pour ambiancer les soirées !

Overpass est pour moi le morceau où la prise de risque est la plus grande, je m’explique. Déjà, une intro avec une voix claire façon metalcore… pour un groupe de Deathcore, c’est couillu… dans la veine d’Architects… Et au final… bah je trouve que ça passe bien en fait… le morceau est nettement moins énervé que le reste de l’album mais pas pour autant moins lourd… clairement, ce morceau déstabilise au début mais je trouve que sans être un chef d’œuvre, il reste une réussite et un essai transformé. Même prise de risque sur Legends Never Die au passage ;)

On ne peut pas en dire autant de You Couldn’t Save Me… mais punaise, il s’est passé quoi là ! Ça commence plutôt bien, des riffs et une atmosphère lourds, un rythme qui à partir de 1m30 se transforme en gros trash des familles qui donne envie de pogoter à fond, de briser des nuques… ça se calme de nouveau… solo qui tabasse mais à partir de 4 min ça devient what the fuck ! Calmer le jeu avec un riff bien lourd, ok, ça peut le faire… mais surement pas sur l’air de « Dodo l’enfant do’ »… je ne plaisante pas ! à la première écoute de ce morceau, clairement, mon cerveau a buggé… Je ne sais pas si cette comptine existe aux States mais j’ai clairement pensé à ça ! Du coup, de votre côté, j’aimerais que vous me confirmiez ce que je pense entendre… ou alors me confirmer que j’ai un simplement pète au casque et qu’il va falloir que je me calme sur la grenadine ;) Bon, en tout cas, dommage pour ce morceau… il est pour moi clairement inachevé pour ne pas dire bâclé…


Pour les autres titres, je ne vais pas m’attarder, le temps tourne, on est sur du deathcore plus classique, ils s’écoutent tous très bien avec des petits moments plus calmes comme sur le The Chosen qui outre le fait de faire plus de 8 minutes, comporte un gros break en chant clair pour le moins planant…


Voilà, je ne m’étends pas plus car j’ai déjà bien développé (enfin je crois ;) ) mais ce qu’il faut retenir de ce The Chosen c’est que même s’il ne sera pas l’album deathcore de l’année 2022, il est rempli de surprises et de prises de risques… et rien que pour ça, c’est tout à leur honneur… on sent que le groupe recherche une identité propre, certes avec quelques fausses notes mais globalement, mis à part quelques choix discutables, ce The Chosen reste un bon album de deathcore, énergique et efficace. J’ai hâte de voir ce que va donner le prochain album, histoire de voir si l’essai sera cette fois-ci transformé… ou pas.


A bientôt pour une nouvelle chronique.

Que la force soit avec vous !


Poussin

Pour BGP MUSIC LIVE


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